10.09.2007
La classe moyenne fait son cinéma
« (...) Si torni allora alla memoria dell’antifascismo, ma quello vero, pieno di emozione, di sincera e sofferta speranza in un “mondo nuovo”, una speranza delusa e ormai persa. E’ oggi evidente che non si può riproporre pari pari quella esperienza; e chi lo fa cerca soltanto di “pescare nel torbido”. Quando ho visto, nel film “W Zapatero”, lo snobistico Furio Colombo – ex “ambasciatore” (non ufficiale) della Fiat negli USA – parlare dell’ascesa del fascismo paragonandola a quella di Berlusconi, mi è sembrato incredibile che il pubblico accettasse acriticamente la per me più che evidente ipocrisia, condita di “sragionamenti”, di un “antifascista da camera”. E l’idea che questi sia stato nominato, per un buon periodo di tempo, direttore del giornale fondato da Gramsci ha accresciuto la mia rabbia. Poi però ho guardato meglio il pubblico che si divertiva a vedere un simile film (di un’autrice simpatica ma politicamente, diciamo così, “ingenua”): nessuna faccia di operaio o comunque di “popolo”, ma solo smorti appartenenti ad un “ceto medio” semicolto, tipico votante dei diesse e un domani dell’ancor peggiore partito democratico, guidato da un fatuo buonista furbacchione che apprezza “Giovannona coscia lunga”, piange sui bambini africani e sulle vecchiette sole, è il monumento vivente al Luogo Comune, alla Banalità che piace a tutti (i fasulli). (...) »
Gianfranco La Grassa
« (...) Que l’on revienne donc à la mémoire de l’antifascisme, mais le vrai, celui qui est plein d’émotion, de sincère et tourmentée espérance en un “monde nouveau”, une espérance déçue et désormais perdue. Il est aujourd’hui évident que l’on ne peut pas proposer à nouveau, telle quelle, cette expérience ; et celui qui le fait cherche seulement à “pêcher en eau trouble”. Quand j’ai vu, dans le film “W Zapatero”, le snob Furio Colombo – ex “ambassadeur” (non officiel) de la Fiat aux USA – parler de la montée du fascisme en la comparant à celle de Berlusconi, il m’a semblé incroyable que le public acceptât sans la moindre critique une aussi évidente hypocrisie, assaisonnée de dé-raisonnements, d’un “antifasciste en chambre”. Et l’idée que celui-ci ait été nommé, pour une longue période, directeur du journal fondé par Gramsci a augmenté ma colère. Mais ensuite, j’ai regardé plus attentivement le public qui se divertissait à voir semblable film (d’une auteur sympathique mais politiquement, pour ainsi dire, “ingénue”) : aucun visage d’ouvrier ou du moins du “peuple”, mais seulement de blêmes membres de la “classe moyenne” semi-cultivée, électrice-type du centre-gauche et demain du pire encore parti démocratique*, guidé par un gros malin qui apprécie “Giovannona coscia lunga”, pleure sur les enfants africains et sur les vieilles femmes seules, c’est le monument vivant du Lieu Commun, de la Banalité qui plaît à tous (les incapables). (…) »
* plusieurs petits partis du centre-gauche et centre-droit sont en train s’assembler pour donner naissance au Partito Democratico.
lire le texte en entier (en italien… si quelqu'un veut s’occuper de la traduction…) :
http://www.ripensaremarx.splinder.com/post/13774784
VOIR AUSSI HTTP://DISSIDENCE.HAUTETFORT.COM
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