20.11.2009

Katyń (Andrzej Wajda)

Reżyseria: Andrzej Wajda

Scenariusz: Andrzej Wajda , Przemysław Nowakowski , Władysław Pasikowski

Muzyka: Krzysztof Penderecki

Główne role: Maja Ostaszewska , Artur Żmijewski , Paweł Małaszyński , Andrzej Chyra

Katyń est un film polonais d' Andrzej Wajda qui traite du massacre de Katyń, d'après le livre Post Mortem, l'histoire de Katyń, de Andrzej Mularczyk. La première a eu lieu le 17 septembre 2007, à la date anniversaire de l'invasion soviétique (1939).

Mi-septembre 1939, l'armée rouge envahit la partie Est de la Pologne. Au printemps 1940, sur l'ordre de Staline, plus de 20000 officiers et résistants civils sont sommairement exécutés dans les forêts de Katyn, Tver et Kharkov. Les Allemands découvrent les charniers de Katyn en 1943. Dès la défaite d'Hitler et jusqu'en 1989, la vérité sur ces massacres est falsifiée par l'Union soviétique et la République populaire de Pologne, qui feront officiellement porter la responsabilité de ce crime de guerre aux nazis. Le film nous présente le massacre de Katyń du point de vue des vivants, c'est-à-dire du point de vue des épouses et des mères qui ont attendu des années de savoir ce qu'étaient devenus les officiers polonais arrêtés par l'armée soviétique en 1940. Succès énorme en Pologne, le film est sorti en France le 1er avril 2009, mais dans un circuit très limité ; de nombreux exploitants lui ayant refusé, pour raisons politiques ou autres, une large distribution. En Suisse, le film n'aura droit qu'à une unique projection, le 17 novembre 2009 à Genève.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Katy%C5%84_(film)

19.11.2009

Mircea Eliade, de la Légion de l'archange saint Michel à la sociologie des religions

Allocution prononcée le 7 novembre 2009, à Madrid, à la quatrième Journée de la dissidence.

Avant toute chose, je voudrais remercier Juan Antonio Llopart de m’avoir invité à m’exprimer devant vous.

Comme vous pouvez le constater, ma maîtrise de la langue espagnole n’est pas excellente et mon accent est désastreux, pardonnez-le-moi et j’espère que vous me comprendrez cependant.

Juan Antonio m’a demandé de vous parlez de Mircea Eliade et tout particulièrement du grand secret de sa vie : son adhésion à la Légion de l’archange saint Michel, autrement dit à la Garde de fer de Corneliu Zelea Codreanu.

Que savons-nous de Mircea Eliade ?

Comme pour de nombreuses personnalités il existe de lui une biographie autorisée et une biographie « off ».

La biographie autorisée est celle que vous connaissez tous. Elle nous présente un historien des religions, mythologue, philosophe et romancier roumain né le 9 mars 1907 à Bucarest et décédé le 22 avril 1986 à Chicago. Un homme qui parle et écrit couramment huit langues (roumain, français, allemand, italien, anglais, hébreu, persan et sanskrit), et qui est capable de rédiger ses travaux universitaires aussi bien en roumain, qu’en français ou en anglais.

Mircea Eliade est né et a grandi dans une famille de la bourgeoisie roumaine aisée. C’est un surdoué, et, en 1921, alors qu’il n’a que 14 ans, il publie son premier roman. Son titre - Comment j’ai découvert la pierre philosophale – n’est pas anodin et montre que dès la prime adolescence ce qui structura sa vie future est déjà en place à savoir l’intérêt pour les choses occultes, les philosophies hermétiques, les religions dissidentes ou proscrites.

A 18 ans, en 1925, il s'inscrit à la faculté de philosophie de Bucarest. C’est en toute logique avec ses intérêts adolescents qu’il consacre son mémoire de maîtrise à la Renaissance italienne et, en particulier, aux philosophes occultisants et cabbalistes Marsile Ficin et Giordano Bruno.

En 1928, il fait la connaissance, à l'Université de Bucarest, d'Émile Cioran et d’Eugène Ionesco, prélude à une longue amitié qui se poursuivra en exil jusqu’à son décès. Après l'obtention d'une licence de philosophie en 1928, il part pour l'Inde. Il séjourne durant trois ans à Calcutta où il prépare son doctorat sur les bases philosophiques du yoga. Il rentre en Roumanie en décembre 1931 et rédige sa thèse qui sera ultérieurement éditée sous le titre Le Yoga, immortalité et liberté.

Parallèlement, il débute une carrière d'écrivain. Son roman Maitreyi. La Nuit bengali obtient un prix au printemps 1936. La même année, il devient docteur en philosophie. De 1933 à 1940, il enseigne la philosophie indienne à l'Université de Bucarest.

En mars 1940, sous la dictature réactionnaire de Ion Antonescu, Eliade est nommé attaché culturel auprès de la légation royale de Roumanie à Londres. Il remplit la même fonction de janvier 1941 jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale à l'ambassade de Roumanie de Lisbonne.

À l'automne 1945, Mircea Eliade s'installe à Paris où Georges Dumézil l'invite à donner des cours à l'École pratique des hautes.

La même année, il rédige son Traité d'histoire des religions qui sera publié en 1949 avec une préface de Dumézil. En 1949, il se fait particulièrement connaître du public français avec la parution d’un autre livre : Le Mythe de l'éternel retour.

À partir de cette période, Eliade et son épouse voyagent en Europe et aux États-Unis, poursuivant leurs recherches, tout en étant sollicités de part et d'autre pour des conférences et des colloques.

En 1956, il fait paraître son ouvrage le plus célèbre, Le Sacré et le Profane. Il fréquente alors régulièrement les rencontres d’Eranos (fondées par Carl Gustav Jung) à Ascona (Suisse).

En 1959, l'université de Chicago lui confie la chaire d'histoire des religions. Collaborant avec le professeur Wach qui l’a fait inviter on considère habituellement qu’ils sont tous les deux les fondateurs de l’école de Chicago des sciences religieuses qui va dominer le champ de l’histoire des religions pendant plus d’un demi-siècle.

Les ouvrages que publie successivement Eliade sont des succès de librairie et certains sont vendus à plus de 100.000 exemplaires.

En 1966, Eliade devient membre de l’Académie des arts et des sciences des USA. Il est aussi nommé responsable de l’édition de l’Encyclopédie des religions que publie le grand éditeur anglo-saxon Macmillan. Il enseignera aussi à l’Université de Santa Barbara en Californie, où il aura, paradoxalement, une influence sur le mouvement hippie naissant.

La fin de sa vie sera rendue difficile par des problèmes de santé. En janvier 1986, sa salle de travail sera détruite par un incendie. Il analysera alors cela comme un mauvais présage… Il ne se trompait pas, en avril de la même année une crise cardiaque aura raison de lui.

Son enterrement fut suivie par une foule importante et on estime que 1200 universitaires y assistèrent.

Voila tout ce que l’on sait en général de la biographie de Mircea Eliade. Habituellement, on ne parle guère de ses idées politiques, même si l’on se doute bien qu’un diplomate ayant choisi en 1945 l’exil plutôt que le retour au pays n’a guère de chance d’être philo-communiste ou de gauche.

Et, effectivement, Mircea Eliade n’a jamais caché qu’il se considérait comme plutôt de droite.

On sait qu’à partir de 1970, il fut membre du comité de patronage de la revue Nouvelle École du GRECE et que dans ''Occultisme, sorcellerie et modes culturelles'' publié en 1978, Eliade n'hésita pas à témoigner de son admiration pour René Guénon.

On sait moins qu’à la fin des années 1940, il soutint avec Emile Cioran les activités d’Alexandru Busuioceanu qui dénonçait en Occident la communisation de la Roumanie et qu’il participa à la création du bulletin L’Étoile du matin destinée à la communauté roumaine anticommuniste immigrée.

Ce qu’on ignore habituellement presque totalement c’est que si Mircea Eliade ne fut pas dénoncé comme un fasciste par le gouvernement roumain, c’est parce que celui-ci espéra pendant longtemps le rallier.

Si, en septembre 1944, la presse du Parti communiste roumain le dénonça bien comme « un idéologue de la Garde de fer, un ennemi du peuple et un apologiste de la dictature de Salazar », le ton changea rapidement et des intellectuels roumains liés au régime furent envoyés à Paris pour prendre contact avec lui et lui proposer de rentrer au pays.

Dans les années 1970, Eliade fut de nouveau contacté par des proches de Nicolae Ceauşescu qui lui proposèrent de venir enseigner à Bucarest. On sait que Mircea Eliade fut alors tenté et que si la chose ne se fit pas, ce fut dû à des pressions d’autres exilés roumains liés à la CIA et à la Radio Free Europe. Pire, en 1977, ils réussirent à le convaincre de signer un manifeste dénonçant le régime de Ceauşescu.

Comprenant alors que Mircea Eliade ne serait jamais récupéré, le régime roumain entrepris de rendre publiques un certain nombre d’informations sur le passé politique de l’historien de façon à lui nuire.


Qu’apprit-on ? un certain nombre de faits qui prouvaient qu’Eliade avait été un gardiste.

Rappelons, pour les plus jeunes ici présent ce que fut la Garde de Fer.

La Garde de fer est loin d’être un parti fasciste typique. Elle est même par ses méthodes d’une inspiration résolument spiritualiste, par son éloignement de toute politique proprement dite, une création extrêmement originale et fortement marquée par l’esprit de son créateur Corneliu Codreanu.

La Garde de Fer eut pour point de départ l’action menée en 1922 alors qu’il n’avait que vingt-quatre ans par celui-ci pour la rénovation de la Roumanie par la création d’un puissant mouvement universitaire. A cette occasion il fonda la Ligue de défense nationale, qu’on appellera très rapidement le Parti national-chrétien, dont il confia la direction au professeur Cuza. Une crise survenue dans la Ligue nationale chrétienne l’entraîna à la quitter et le 24 juin 1927, il décida de créer la légion de la Garde de fer avec sept camarades qu’il avait rassemblés autour de lui.

L’énergie, le travail physique de formation dans les camps de travail du parti, la foi chrétienne profonde, l’intrépidité devant la mort, le don total de sa personne et de son action au parti, la croyance mystique dans le relèvement de la Roumanie par l’action de sa jeunesse, l’hostilité contre le ploutocratisme qui s’emparait de plus en plus, sous l’influence du roi, des leviers de commande, furent les principaux principes d’action de la Garde de fer. Elle aboutit à former une légion d’hommes presque tous jeunes, animés d’une foi invincible et liés entre eux par une discipline absolue. Un des caractères fondamentaux du mouvement était sa profonde emprise sur la paysannerie, dans laquelle il trouvait non seulement ses principaux appuis électoraux, mais également une source d’inspiration permanente. Une des premières actions de Codreanu après la fondation de la Garde de fer fut une immense tournée qu’il entreprit à travers tout le pays dans les villages où il rassemblait les paysans, se présentant à cheval et les haranguant ou parlant familièrement avec eux. Sa popularité dans les campagnes était immense et son nom était devenu un véritable symbole.

Malgré deux dissolutions successives du parti presque aussitôt après sa fondation en 1931 et en 1932, la Garde de fer réussit à avoir cinq députés aux élections de 1932. Puis, à la suite de la campagne de Codreanu et de sa propagande dans les villages, les élections de 1937 amenèrent au parlement roumain soixante-douze députés Garde de fer. Ce triomphe, obtenu malgré une loi électorale, profondément malhonnête, cristallisa les résistances et les haines contre le parti de Codreanu. Ces résistances avaient à leur tête le roi Carol de Roumanie en personne qui était le véritable chef du parti contre lequel combattait Codreanu et il fut l’inspirateur de toutes les mesures qui furent prises contre celui-ci. Dès l’année 1933, le roi, fit appeler comme ministre un des principaux ennemis de la Garde de fer, Duca. Celui-ci, fut chargé d’organiser une lutte sans merci contre la Garde de fer. Il fut abattu le 21 décembre 1933 sur le quai de la gare de Sinaïa par trois partisans de Codreanu.

À la suite du succès de Codreanu en 1937, le roi répliqua en instaurant une sorte de dictature, confiée à un nouveau président du conseil, Calinescu. Celui- ci fit arrêter Codreanu, sous l’incrimination d’attentat à la sûreté de l’État, de haute trahison et de compromission avec les nationaux-socialistes, et le fit condamner à 10 ans de prison. A l’occasion de ce procès, les agents de Calinescu procédèrent à l’arrestation massive et non motivée de la plupart des cadres légionnaires, qui furent envoyés dans des camps de concentration, ou des mines de sel. Même devant cette provocation, la Garde de fer montra une grande discipline et ne réagit pas.

On crut que tout était fini. Mais le roi donna l’ordre d’exécuter Codreanu dans la prison. Il fut étranglé dans sa cellule par ses gardiens. Avec lui, treize dirigeants de la Garde de fer, également emprisonnés, furent tués dans les mêmes conditions. Le 20 septembre 1939, Calinescu fut abattu en pleine rue par un membre de la Garde. En septembre 1940, devant ses échecs militaires, le roi Carol fit appel à Antonescu qui constitua un gouvernement avec le soutien des Gardes de fer. En janvier 1941, avec le soutien des Allemands, Antonescu écrasa une tentative de coup d’état de la Garde qui n’arriva au pouvoir qu’en 1944 quand tout était perdu.

Mircea Eliade, pour en revenir à lui, fut un des chefs de file intellectuel de la Jeune Génération roumaine dès 1927, et ses articles dans la revue Vremea (Le Temps) et le quotidien Cuvântul (Le Mot) contribuèrent à donner une assise philosophique au « Mouvement Légionnaire » de Codreanu. On le voit alors ennemi des Lumières, des franc-maçons, des régimes démocratiques «d'importation étrangère», du bolchévisme, partisan de «l'insurrection ethnique» contre les minorités locales et «l'invasion juive». Il en appelle au redressement de la Roumanie sous la conduite d'un dictateur et dans l'exaltation religieuse de la mort et du sacrifice.

Ce n’est pas non plus par hasard qu’en 1937, il rencontra Julius Evola , alors en voyage en Roumanie pour y rencontrer Codreanu et qu’il se lia d’amitié avec lui.

Ses agissements lui valurent son arrestation le 14 juillet 1938, en même temps que la plupart des cadres de la Garde. Mais il tint sa revanche en mars 1940, lorsque le roi Carol II, sceptique quant à la victoire des démocraties sur l'Allemagne nazie, se réconcilie avec les Chemises vertes et fait entrer des Légionnaires dans son gouvernement. Puis, Carol II ayant abdiqué, Ion Antonescu établit sa dictature militaire pro-allemande. Eliade est alors nommé attaché culturel à Londres, où il est considéré par les services secrets britanniques comme « le plus nazi » des membres de la légation roumaine. Puis nommé dans les services de l'ambassade roumaine à Lisbonne, où il rédige un livre à la gloire de « l'État chrétien et totalitaire » de Salazar.

L’amitié d’Eliade avec Cioran est elle aussi signifiante. Cioran avait un frère, Aurel qui, immédiatement après la guerre, fut reconnu coupable d'avoir milité au sein du Mouvement légionnaire et condamné à sept années de prison; sa soeur Gica reçut une peine analogue. Contrairement à Emil, qui s'est dissocié publiquement dans les années 60 de son propre passé de sympathisant de la Garde de Fer, Aurel revendiqua jusqu’à son décès avec fierté l'option militante de sa jeunesse. Il était fier d’avoir rencontré le Capitaine Codreanu dans des camps de travail légionnaires, où les jeunes réalisaient des travaux d'utilité publique négligés par le gouvernement.

Emil Cioran, qui lui se renia, avait été fasciste, écrivant, en 1937, que "sans le fascisme l'Italie serait un pays en faillite"; et "dans le monde d'aujourd'hui, il n'existe pas d'homme politique qui m'inspire une sympathie et une admiration plus grande que Hitler". Lui aussi avait été fasciné par la figure de Codreanu. A la Noël 1940, il écrivit un "profil intérieur" du Capitaine, dont on donna lecture à la radio à l'époque du gouvernement national-légionnaire. Dans ce texte, Cioran disait: "Avant Corneliu Codreanu, la Roumanie était un Sahara peuplé... Il a voulu introduire l'absolu dans la respiration quotidienne de la Roumanie... Sur notre pays, un frisson nouveau est passé... La foi d'un homme a donné vie à un monde qui peut laisser loin derrière lui les tragédies antiques de Shakespeare... A l'exception de Jésus, aucun autre mort ne continue à être présent parmi les vivants... D'ici peu, ce pays sera guidé par un mort, me disait un ami sur les rives de la Seine. Ce Mort a répandu un parfum d'éternité sur notre petite misère humaine et a transporté le ciel juste au-dessus de la Roumanie".

Cioran se renia, Eliade se tut.

Ces deux attitudes peuvent se comprendre étant donné les conditions de l’époque et les conséquences humaines et sociales qu’aurait pu avoir une manifestation de fidélité.

Quoiqu’il en soit, elles ne grandissent ni l’un ni l’autre et c’est dommage, pour eux et pour nous.
Christian Bouchet

18.11.2009

Merveilles de la liturgie des Chrétiens d'Orient

 

 

 


 

 

 

AFRICA IN THE MULTIPOLAR SYSTEM

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AFRICA IN THE MULTIPOLAR SYSTEM

 

Tiberio Graziani *

 

 

In the new multipolar structure, fully in the consolidation phase, Africa risks becoming, for economic and geostrategic reasons, the stakes between the western system, led by the US, and the Euro-Asiatic powers, Russia, China and India. In order to prevent and block that possibility, and especially to take on a decisive global in the medium and long term, the continental integration of Africa represents a need and a challenge which the African ruling classes are urgently called to answer. Such integration must probably be configured on a regional basis, following three principal lines: from the Mediterranean, from the Indian Ocean and from the Atlantic Ocean.

 

Multipolarism: a scenario undergoing consolidation

 

Multiple factors, including principally a) the US’s incapacity to manage the post-bipolar phase that arose after the Soviet collapse; b) the reaffirmation of Russia operated by Putin and consolidated by Medvedev; c) the economic growth and the new geopolitical weight of China and India, two nation-continents; d) the release of some important South American countries from the protection of Washington, have  set preconditions for the constitution of a multipolar system.

The new geopolitical scenario, after a first gestational phase, continually undermined by Washington, London and European oligarchies led by Sarkozy and Merkel, now proves to be consolidating, thanks to the ongoing cooperation activities between Moscow, Beijing and New Delhi regarding large crucial themes, including: the supply and distribution of energy resources, continental security, solutions being adopted relative to the economic-financial crisis, the reinforcement of some institutions with multiregional, if not continental, value, such as the for Shanghai Cooperation Organization, realistic stances regarding various questions imposed by the US in the international debate, from Iran’s nuclear programme to human rights in China, Russia and Iran and ultimately also in India. (1). Beyond the process of Euro-Asiatic integration, it should be noted that the new international picture should be further consolidated by the effect of strategic agreements that some Euro-Asiatic countries (Russia, Iran and China) have reached with some important South American countries such as Brazil, Venezuela and Argentina, in economic matters and in some cases military ones as well. 

In light of the considerations laid out above, there seem to be essentially two features that mark the new geopolitical picture:

 

a) one – relative to the constitution and the very existence of the new international order – seems to emerge from the synergy of aims that stimulate the biggest Euro-Asiatic countries and those of Indio-Latin America. The wishes of the élite managers of  Moscow, Beijing, New Delhi, Teheran, and lately Ankara (2) converge with those of Brasilia, Caracas and Buenos Aires and tend to make themselves topical in geopolitical practices that foresee, through strategic relationships, the demotion of the from world power to regional power. At the end of the first decade of this century, Eurasia  and Indio-Latin America (3) seem to make up the pillars on which the current international system rests. The entire multipolar wager will very probably be played in the medium and long term on the full integration, or better, the degree of internal cohesion of the two great continental masses.

b) the other feature, which in our opinion could concern the nature of the new geopolitical context, seems to consist in the continentalist articulation with which it tends to manifest itself. (4).

Against the consolidation of such a new scenario, it is however necessary to keep in mind that the western system led by North America, even if in a declining phase, or perhaps because it is in a declining phase, seems to accentuate, despite the rhetoric of the new administration, its own expansionist and aggressive nature. This not only will foster the current differences, but will create additional ones, which probably will be discharged in the most geopolitically and geostrategically fragile areas. Africa is one of these.

 

Africa’s fragility and the US’s penetration of the southern hemisphere

 

In this frame of reference, highly laden with tensions since, as shown above, determined by the confrontation between the new multipolar system in accelerated definition and that centred on the US, Africa finds it hard to find a clear position, that is, to imagine itself as a single geopolitical entity, even if a very complex one, apart from the deep and various cultural, ethnic, sectarian, climatic, economic and social differences that the entire continent shows (5).

Nevertheless, it was at the long-ago 1919 (so in another geopolitical context, also in transition, it’s worth stressing) conference of Paris, that the Africans expressed the need to unify their continent (6). Previously, the Panafrican movement, which arose in the US and in the Antilles at the end of the 19th c. from the ideas of  the mixed-race American William Edward Burghardt Du Bois, bard of the “pan-negro” movement, and of the Jamaican Marcus Garvey, author of the watchword “back to Africa” and of the so-called “Black Zionism”, regarded mainly the cultural unity of the African peoples. On a purely political level the Panafrican movement contributed, during the decolonisation process,  to the creation of the “Organization of African Unity”, today known as the “African Union.”

Today, after almost a century of inconclusive summits and conferences dedicated to continental unity (or integration) (what’s more, understood and theorised in different ways) the obstacles placed in the way of its creation seem to reside in the usual unresolved historical-political issues that include, among others, classic problems relative to the lack of infrastructure, political fragmentation in states modulated by the western paradigm (7), to the incapacity of the local ruling class to manage various tribalisms with a single and pro-continental, or at least regional logic, to the colonial heritage and, especially, to western appetites, further increased in the last few years, in virtue of African synergistic politics put into effect by the US and its regional ally, Israel (8). A quick and superficial reading of African events would convince an analyst to add, to US appetites, those of China, Russia and India. In that respect, one must also observe that Asian, or rather, Eurasian interests in Africa have a particular value and that the whole of Africa itself could benefit from them, since they would help Africa’s entry into the new multipolar system, and so would geopolitically anchor it to the Eurasian continent. Africa, in such a future scenario, would constitute the third pole of the Euro-Afro-Asiatic axis.

Washington, in the last year of the Bush administration, which was mired in middle-eastern conflicts (Iraq and Afghanistan); hampered by Russia and China in its march toward the Central Asian republics; lost the match, together with London and the European Union, in the Russian-Ukrainian dispute over gas; left downhearted by the Georgian venture (August 2008); found Turkish autonomy in the South Stream planning unbearable (9), intensified its foreign policy toward the southern part of the planet, in South America and in Africa. 

In the two years 2007-2008 the US tried to disjoint the emerging Eurasian-Indio-Latin American geoeconomic axis BRIC (Brazil, Russia, India and China) and tried to undermine accords aimed at South American integration, putting pressure mainly on Brazil and Venezuela. In this strategy, which we can define as a “strategy to recover control of one’s former back garden” should be included, for example, the revival of the Fourth Fleet, as much as episodes such as that of the secessionist mottoes in the Bolivian crescent (departments of Tarija, Beni, Pando and Santa Cruz), orchestrated, according to a number of South American analysts, including the Brazilian Moniz Bandeira, by Washington. Such renewed interest by the US in control of South America, begun by the previous Republican administration, is likewise followed by the current one, led by the Democrat Obama, as demonstrated by two emblematic cases: that of US meddling in the Honduran coup d’etat, and, especially, that relative to the installation of military bases in Colombia.

The current US penetration in Africa is an obligatory path for three main reasons.

 

One regards the issue of energy. According to a study by some experts commissioned in 2000 by the National Intelligence Council, the US expects by 2015to be able to take advantage of at least  25% of the petroleum coming from Africa (10). The search for and control of sources of energy in Africa corresponds to two needs seen as priorities by Washington and by petroleum groups that direct and support energy policy (11). The first need obviously derives from strategies aimed at searching for sources of energy supply, diversified and as an alternative to those of the Middle East. The second, on the other hand, regards protecting the dominant role that the US acquired during the last century, in the control and distribution of world energy resources. This role is now undergoing a very critical phase, caused by recent and synergic policies put into effect by Russia, China and some South American countries in the energy sector. The antagonist of the US in Africa is, as noted, China. The People’s Republic of China, in the last decade, has reinforced and implemented relationships in Africa and made investments there, especially in infrastructure, what’s more, following a policy started during the Cold War period. China is interested not only in African petroleum, but also in gas (12) and in materials considered strategic for its development, such as coal, cobalt and copper. On the energy front, an example important for the consequences and relationships between the US and China, is given by the fundamental contributions China made to the Sudan for its petroleum exports.  Sudan, as known, has been a petroleum exporter since 1999 thanks to Chinese help; this has brought Khartoum to the “particular” attention and care of Washington. Recently (27 October 2009), the White House formally renewed economic sanctions on Sudan because of human rights issues in Darfur.

The other reason that African policy is a US priority for the next decade is geopolitical and strategic order. In the midst of the current economic-financial crisis, Washington should, as a major global player, direct its efforts in maintaining its positions in global zones, penalty to pay, in the best outcome, a rapid reorganization in regional power, or in the worst, a disastrous collapse, difficult to overcome in the short term. Instead,  in line with the traditional geopolitical expansion that has always marked its relations with other parts of the planet,  Washington chose Africa with its ample space to manoeuvre, from which to relaunch its military weight on the global plane in order to contest the Asian powers for world supremacy.  In this adventurous initiative Washington obviously involved all of Europe. The new US policy in Africa is due to the fact that the US now finds closed two of the routes formerly open to access the Eurasian space: central Europe and the near and middle East. The first route, after the wave of victorious colourful revolutions that had drawn the foreign countries near Russia (the so-called New Europe) into the geopolitical space dominated by Washington, it seems for now a difficult road to follow, since Moscow has raised its guard. The difficulties encountered by the US in the issue of the space shield are indicative of this. The second route is that delineated, for a number of years, by the so-called Great Middle East doctrine: total control of the Mediterranean sea, elimination of Iraq, military occupation of Afghanistan, penetration into the central Asian republics. But the application of this geopolitical doctrine has not produced the results that the Pentagon and Washington expected in a reasonably short time; on the contrary, it has been negative because of the lasting and exhausting Afghan conflict and the unresolved Iraqi question and especially by Moscow’s Eurasian policies, aimed at recovering prestige and importance in central Asia.

The third reason, ultimately, is preventative order. This is linked to the policies under which the US currently acts in the southern hemisphere, in order to nullify the south-south axis, undergoing laborious definition among many African and South American nations.  The main heads of state in Indio-Latin America and in Africa have recently confirmed, during the September 2009 summit on Isla Margarita (Venezuela), the wish to proceed with the strategic plan for “south-south cooperation” between Africa and South America, begun in December 2008 in Abuja, Nigeria.

The penetration tools Washington has adopted to control African space are of three orders: military order, AFRICOM (13), that is, the Military Command of the US for Africa, created in 2007 and put into action the following year; economic-financial order (seen in the case of sanctions against Sudan and the interference of the International Monetary Fund and Word Bank in the relationship between the Democratic Republic of Congo and China) (14); and last, one relative to the communication strategy of which a good example is Obama’s speeches, already considered “historic”, in Cairo and Accra. On the military plane, it’s important to note that the US penetration seems to favour, as a bridgehead to neutralise Sudan and the Democratic Republic of Congo, the area made up of Tanzania, Burundi, Kenya, Uganda and Rwanda. It should be stressed that the total military control of eastern Africa constitutes and important piece of the US strategy for domination of the Indian Ocean.

 

 

Africa’s geopolitical lines for the 21st century

 

Despite the difficulties that now hamper its geopolitical unification, Africa, in order to safeguard its own resources and stay out of disputes between the US, China, and probably Russia and India – disputes that could be resolved on its own territory – needs to get organised, at least regionally, along three principal lines that pivots with the Mediterranean basin, the Indian Ocean, and the Atlantic Ocean.

The activation of economic and strategic cooperation policies, at least regarding security, between the countries of North Africa and of Europe, on the one hand and similarly with India (to that aim note the Delhi Declaration, drawn up in the course of Summit 2008 India-Africa) (15), on the other, besides making the African regions more interconnected, sets up the basis for a potential future unification of the continent along regional poles and entered in the broadest Euro-Afro-Asian context. Likewise, the Atlantic line, that is the pursuit of strategic south-south cooperation  between Africa and Indo-Latin America, would foster, in this case, the cohesion of western African nations and would contribute to the unification of the continent.  In particular, the development of the Atlantic line would reinforce the weight of Africa relative to Asia, and to China in the first place.

The desirable integration of Africa – realistically possible only if structured along regional poles – brings to mind the historical development, prior to the colonial period, of authentically African political  formations, which, it’s worth remembering, followed a regional basis. (16).

 

  * director of  Eurasia. Rivista di studi geopolitici (Journal of geopolitical studies)  www.eurasia-rivista.org - direzione@eurasia-rivista.org

 

1. Regarding India and the violation of human rights, especially those relative to religion, see the India Chapter of the Annual Report of the United States Commission on International Religious Freedom, ( http://www.uscirf.gov/ ) and the interesting critical article by M. V. Kamath, US must stop meddling in India's internal problems, “The Free Press Journal”, 3 September 2009 ( http://www.freepressjournal.in/ ), which denounces the manipulation by Washington regarding human rights and civil liberties for evident geopolitical aims.

2. Regarding the erosion of relationships between Turkey under Erdogan and the West, see Soner Cagaptay, Is Turkey Leaving the West?, www.foreignaffairs.com, 26/10/2009 and the essay by Morton Abramowitz and Henri J. Barkey, Turkey’s Transformers, Foreign Affairs, November/December 2009.

3. Recently (17-18 October 2009) the 13 South American countries belonging to ALBA signed the treaty constituting the unified system of national compensation (SUCRE), whose objective is the substitution of the dollar for commercial exchange starting in 2010.

4. Tiberio Graziani, Il tempo dei continenti e la destabilizzazione del pianeta, Eurasia. Rivista di studi geopolitici (Italian Journal of geopolitical studies), n. 2, 2008.

5. For a review of the issues that impede African integration and the factors the lack of homogeneity, see Géopolitique de l’Afrique et du Moyen-Orient,  a work coordinated by Vincent Thébault, Nathan, Paris 2006, pp.69-220.

6. Nineteen years before, in July 1900, a first Pan-African meeting had taken place in London, dedicated, however, to the unity of Africans and their descendents in the Americas.

7. Africa is divided into 53 states and in two Spanish enclaves (Ceuta and Melilla), to which should be added the self-proclaimed states of El Ayun (western Sahara) and Hargeisa (Somaliland).

8. For recent Israeli policy in Africa, see Nicolas Michel, Le grand retour de Israël en Afrique, Jeune Afrique (http://www.jeuneafrique.com ), 3/9/2009; Philippe Perdrix, F. Pompey, P.F. Naudé, Israël et l’Afrique : le business avant tout, Jeune Afrique (http://www.jeuneafrique.com ), 3/9/2009; René Naba, Israël en Afrique, à la quête d’un paradis perdu, http://www.renenaba.com/ , 10/10/2009.

9. On 6 August 2009, Putin and Erdogan signed an agreement that foresees the passage in Turkish territorial waters of the Russian gas pipeline, rival of the Nabucco project supported by the US and European Union.

10. The study quoted, Global Trends 2015. A dialogue about the Future with Nongovernment Experts, December 2000, can be accessed at the government site of the Office of the Director of National Intelligence, www.dni.gov/

11. African Oil: A Priority for U. S. National Security And African Development, Proceedings of an Institute Symposium, The Institute for Advanced Strategic and Political Studies, Research Papers in Strategy, May 2002, 14. The document can be accessed at the site: http://www.israeleconomy.org/.

12. “The African continent possesses enormous natural gas reserves estimated at 14.56 trillion cubic metres, or 7. 9% of the world total. Verified reserves in Nigeria and Algeria (5.22 and 4.5 trillion cubic respectively) are less than those of Russia (43.3 trillion cubic metres), Iran (29.61), Qatar (25.46), Turkmenistan (7.94), Saudi Arabia (7.57) and the United Arab Emirates (6.43), but greater than those of Norway (2.91), which is one of the key gas-exporting countries.  Still, levels of natural gas production and consumption in Africa are fairly low. Gas production in 2008 was 214.8 billion cubic metres, or 7% of the world total (an increase of 4.85 over 2007). South America has been the only continent to produce less natural gas in the same year. The consumption of natural gas in 2008 in Africa was 94.9 billion cubic metres or 3.1% of the world total (an increase of 6.1% over 2007), which is the lowest level on the world scale. Besides, 50% of natural gas produced in Africa – 115.6 billion cubic metres – is exported, mostly as liquefied natural gas (62.18 billion cubic metres). The share of African countries (Algeria, Nigeria, Egypt, Libya, Equatorial Guinea and Mozambique) in the global supply of gas is 14.2%, but the same level of liquefied natural gas is much higher – 27.5%.”, Roman Tomberg, Le prospettive di Gazprom in Africa, www.eurasia-rivista.org, 16 October 2009.

13. The militarization process in Africa by Washington has intensified further. See Kevin J. Kelley, Uganda: grande esercitazione militare degli USA nella regione settentrionale, www.eurasia-rivista.org, 14 October 2009.

14. Renaud Viviene et alii, L’ipocrita ingerenza del FMI e della Banca mondiale nella Repubblica democratica del Congo, www.eurasia-rivista.org , 19 ottobre 2009.

15. The text of the Delhi Declaration can be found at: http://www.africa-union.org.

16. Regarding the “regionalist” character of Africa, note the French Africanist Bernard Lugan in the introduction to his ponderous Histoire de l’Afrique, Ellipses, Paris 2009, p.3.: « Le longue déroule de l’histoire du continent africain est rythmé par plusieurs mutations ou rupture qui se produisirent selon une périodisation différente de celle de l’histoire européenne. De plus, alors qu’en Europe les grand phénomènes historiques ou civilisationnels furent continentaux, dans les Afriques, ils eurent des conséquences régionales, sauf dans le cas de la colonisation ».

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Les leçons de Vladimir Volkoff sur la désinformation

volkoff.jpgLes leçons de Vladimir Volkoff sur la désinformation

 

Intervention de Philippe Banoy lors de la 10ième Université d’été de “Synergies Européennes”, Basse-Saxe, août 2002.

 

I. Volkoff et la subversion

 

Vladimir Volkoff, fils d’immigrés russes en France, est principalement un romancier prolixe, qui s’est spécialisé dans le roman historique, dont les thèmes majeurs sont la Russie et la guerre d’Algérie, et dans le roman d’espionnage.

 

Lorsqu’il servait à l’armée, il a entendu, un jour, une conférence sur la guerre psychologique. Pour la petite histoire, il fut le seul, parmi ses camarades, à avoir apprécié ce cours. Ses compagnons tournaient ce genre d’activité en dérision. Volkoff, lui, s’est aussitôt découvert un intérêt pour ces questions.

 

Son héritage familial le  prédisposait à être attentif aux vicissitudes du  communisme et aux techniques mises au point par les Soviétiques en matières de manipulation. Poursuivant ses investigations, Volkoff  découvre le livre de Mucchilli, intitulé La subversion, où la guerre subversive se voit résumée en trois points:

◊ 1. Démoraliser la nation adverse et désintégrer les groupes qui la composent.

◊ 2. Discréditer l’autorité, ses défenseurs, ses fonctionnaires, ses notables.

◊ 3. Neutraliser les masses pour empêcher toute intervention spontanée et générale en faveur de l’ordre établi, au moment choisi pour la prise non violente du pouvoir par une petite minorité. Selon cette logique, il convient d’immobiliser les masses plutôt que de les mobiliser (cf. : les révolutionnaires professionnels de Lénine, avant-garde du prolétariat).

 

Après le succès de son roman Le retournement, dont le thème central est l’espionnage soviétique en France, Volkoff est engagé par le SDECE pour écrire un autre roman, sur la désinformation cette fois et avec la documentation que le service avait rassemblée. Volkoff commence par réfléchir, puis accepte cette mission. Résultat: son livre intitulé Le montage. Il connaît vite un succès important. Sollicité par ses lecteurs, qui veulent savoir sur quoi repose ce livre, il publie Désinformation, arme de guerre, une anthologie de textes sur le sujet. Rappelons  que Volkoff, dans Le montage, fait référence à Sun Tzu et à l’objectif du stratège de l’antiquité chinoise : gagner la  guerre avant même de la livrer. Citations : «Dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact; l’anéantir n’est qu’un pis aller». «Les experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemi sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées». «Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie». Sun Tzu, et à sa suite, Volkoff, formule ses commandements :

◊1. Discréditez tout ce qui est bien dans le pays de l’adversaire.

◊2. Impliquez les représentants des couches dirigeantes du pays adverse dans des entreprises illégales. Ebranlez leur réputation et livrez-les, le moment venu, au dédain de leurs concitoyens. 

◊3. Répandez la discorde et les querelles entre citoyens du pays adverse.

◊4. Excitez les jeunes contre les vieux. Ridiculisez les traditions de vos adversaires [Volkoff ajoute : Attisez la guerre entre les sexes].

◊5. Encouragez l’hédonisme et la lassivité chez l’adversaire.

 

Comme le fait remarquer Volkoff, la subversionne peut faire surgir du néant ce type de faiblesses. Comme dans toute pensée de l’action indirecte, il faut savoir détecter, chez l’adversaire, toutes formes de faiblesse et les encourager. Tout peuple fort, en revanche, échappe à cette stratégie indirecte; il n’est pas aussi facilement victime de ces procédés.

 

2. De ce que n’est pas la désinformation

 

Avant d’expliquer ce que n’est pas l’information, il convient de formuler une mise en garde et de bien définir ce qu’est l’information à l’âge de la “société de l’information”. Le militaire distingue l’information, d’une part, et le renseignement, d’autre part. L’information est ce qui est recueilli à l’état brut. Le renseignement, quant à lui, est passé par un triple tamis : a) l’évaluation de la source (est-elle fiable ou non fiable, est-elle connue ou inconnue, quelles sont ses orientations philosophiques, politiques, religieuses, etc.?); b) l’évaluation de l’information (est-elle crédible ou non?); c) le recoupement de l’information. Dans toute information ou pour tout renseignement, il y a un émetteur et un récepteur. Les questions qu’il faut dès lors se poser sont les suivantes : Pourquoi l’émetteur émet-il son message? Pourquoi le récepteur est-il visé par l’émetteur et pourquoi écoute-t-il son message? L’officier de renseignement, en charge du recoupement, doit savoir que chacun est marqué par sa subjectivité. Il doit pouvoir en tirer des conclusions. Ce qui nous amène à constater que l’objectivité, en ce domaine, n’existe pas. Ceux qui prétendent donner une information objective sont soit idiots soit malhonnêtes.

 

volk1938773693_small_1.jpg◊A. LA DéSINFORMATION N’EST PAS DE LA PROPAGANDE.

Quand on fait de la propagande, on sait que c’est de la propagande. On sait qui émet et on sait qui est visé. La propagande est claire. Elle vise à convaincre en semblant s’adresser à l’intelligence mais, en réalité, elle vise les émotions.

◊B. LA DéSINFORMATION N’EST PAS DE LA PUBLICITé.

Le but de la publicité n’est pas de tromper mais de vendre. Le mensonge n’est qu’un moyen d’influencer le consommateur. Elle s’adresse aux pulsions et à l’inconscient des gens. La propagande feint de convaincre, alors que la  publicité cherche à séduire, et son but est clair : “achetez Loca-Laco” ou “votez Clinton”.

◊C. LA DéSINFORMATION N’EST PAS DE L’INTOXICATION.

Elle ressemble à la désinformation puisqu’elle vise, via des informations, à tromper et à manipuler subtilement une cible. Mais l’intoxication ne vise que les chefs, pour les amener à prendre une mauvaise décision, qui doit causer leur perte.

 

3. Qu’est ce que la désinformation?

 

La désinformation dépend de trois paramètres:

◊1. Elle vise l’opinion publique, sinon elle serait de l’intoxication.

◊2. Elle emploie des moyens détournés, sinon elle serait de la propagande.

◊3. Elle a des objectifs politiques, intérieurs ou extérieurs, sinon elle serait de la publicité.

Ce qui nous conduit à la définition suivante : la désinformation est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés.

 

4. Comment la désinformation est-elle conçue?

 

Au niveau de la méthode, nous relevons une analogie avec la publicité.

◊A. On doit définir qui est le bénéficiaire de l’opération : c’est celui pour qui l’opération est montée.

◊B. On doit disposer de celui qui va réaliser l’opération : l’agent (CIA ou KGB).

◊C. On doit procéder à une étude de marché : quel message va-t-on utiliser  pour arriver au but et comment toucher la cible?

◊D. On doit déterminer les supports : la télévision, la presse, une pétition, internet, un intellectuel, etc.

◊E. On doit déterminer les relais : les “idiots utiles” et les agents payés dans les sphères de la télévision, de la presse écrite, des pages de la grande toile, les artistes, les acteurs, les écrivains, etc.

◊F. On doit déterminer les caisses de résonnance : tous les individus qui, touchés par l’information fausse, la répandent en toute bonne foi, la lancent et la propagent sur un mode idéologique ou autre.

◊G. On doit déterminer la cible : elle peut être la population du pays adverse dans son ensemble; elle peut aussi viser une partie de la population (par exemple, les enseignants) voire des pays tiers (p. ex. : l’opération “swastika” à la fin des années 50, pour faire croire à une résurgence du nazisme en Allemagne).

 

La diabolisation est une forme de désinformation, car elle vise à détruire l’image de l’adversaire (ou de ses chefs) par des méthodes pseudo-objectives. Quelles sont-elles? Quelques exemples : a) Diffuser de faux  documents “officiels”; b) diffuser de fausses photos ou de vraies photos décontextualisées (exemples récents : un cliché de morts serbes avec une légende qui les désigne comme “kosovars”); c) fabriquer de fausses déclaration ou un montage; d) diviser les antagonistes en “bons” et en “mauvais”, en donnant à ce manichéisme des airs “objectifs”; dans la foulée, on passe sous silence les crimes des “bons”, et on s’abstient de toute critique à leur égard. 

 

5. Comment la désinformation se pratique-t-elle ?

 

◊ a. On nie le(s) fait(s) ou on utilise le mode interrogatif ou dubitatif quand on les évoque. Les  formules privilégiées sont : “On dit que... mais il s’agit d’une source serbe, ou néo-nazie, ou paléo-communiste, ou...”. On discrédite ainsi immédiatement l’information vraie que l’on fait passer pour peu “sûre”.

◊ b. On procède à l’inversion des faits.

◊ c. On procède à un savant mélange de vrai et de faux.

◊ d. On modifie le motif d’une action, par exemple, l’agression des Etats-Unis et de l’OTAN contre la Serbie a été présentée non pas comme une action militaire classique mais comme une “mission humanitaire”. Pour l’Irak, la volonté de faire main basse sur les réserves pétrolières du pays est camouflée derrière une argumentation reposant sur le “droit international”.

◊ e. On modifie les circonstances ou on ne les dit pas. Ce procédé est souvent utilisé dans les informations relatives au conflit israélo-palestinien ou à la guerre civile en Irlande du Nord.

◊ f. On noie l’information vraie dans un nuage d’informations sans intérêt.

◊ g. On utilise la méthode de la suggestion, conjuguée au conditionnel. Exemple : “Selon nos sources, il y aurait eu des massacres...”.

◊ h. On accorde une part inégale à l’adversaire dans les temps consacrés à l’information. Un exemple récent : on a accordé trois minutes d’antenne à Le Pen au second tour des Présidentielles françaises du printemps 2002, ainsi qu’à Chirac, mais, avant cette distribution “égale” du temps d’antenne, on a présenté pendant vingt minutes des manifestations anti-Le Pen.

◊ i. On accorde parfois la part égale en temps, en invitant les deux camps à s’exprimer : le premier camp, qui est dans les bonnes grâces des médias, est représenté par un universitaire habitué à parler sur antenne; l’autre camp, auquel les médias sont hostiles, est alors représenté par un chômeur alcoolique.

◊ j. On estime que chaque camp a une part égale en responsabilité. Dans le cas du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens lancent des pierres, les Israéliens ripostent avec des chars. Le conflit est jugé insoluble : les deux camps sont de “mauvaise volonté”. Ainsi le conflit perdure au bénéfice du plus fort.

◊ k. On présente l’information en ne disant que la moitié d’un fait. Exemple pris pendant la crise du Kosovo : “Les Serbes ont utilisé des gaz”. Sous-entendu : des “gaz de combat” ou des “chambres à gaz”. En réalité, la police serbe avait dispersé une manifestation avec des gaz lacrymogènes.

 

6. Comment réagir face à la désinformation ?

 

◊ 1. Il faut d’abord rester modeste et ne pas prétendre simplifier à outrance des réalités complexes. L’homme libre, l’esprit autonome, pose un jugement historique (généalogique, archéologique), profond, sur les réalités politiques du monde.

◊ 2. Il faut, dans tous les cas de figure, rester méfiant. Il faut systématiquement recouper les informations, s’interroger sur la plausibilité d’une information médiatique, se méfier des répétitions et des appels systématiques à l’émotion.

◊ 3. Il faut s’informer soi-même, lire des ouvrages élaborés sur les peuples, les régions, les régimes, les situations incriminées dans les grands médias. Une culture personnelle solide permet de repérer immédiatement les simplifications journalistiques et médiatiques.

◊ 4. Il faut lire des ouvrages et des journaux ouvertement idéologiques, non conformistes, qualifiés de “marginaux”, car ils expriment des vérités autres, mettent en exergue des faits occultés par les grands consortiums médiatiques. Lire ces ouvrages et cette presse doit évidemment se faire de manière intelligente et critique, pour ne pas tomber dans des simplifications différentes et tout aussi insuffisantes.

◊ 5. Il faut créer et animer des cercles alternatifs d’analyse, afin de ne pas laisser “sous le boisseau” les vérités que l’on a glânées individuellement par de bonnes lectures alternatives.

 

Philippe BANOY.

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Why Does The U.S. Have An Empire In Asia?

apg_troops_070601_ms.jpgWhy Does The U.S. Have An Empire In Asia?

By Paul Craig Roberts / http://vdare.com/

The US government is now so totally under the thumbs of organized interest groups that "our" government can no longer respond to the concerns of the American people who elect the president and the members of the House and Senate.

Voters will vent their frustrations over their impotence on the president, which implies a future of one-term presidents. Soon our presidents will be as ineffective as Roman emperors in the final days of that empire.

Obama is already set on the course to a one-term presidency. He promised change, but has delivered none. His health care bill is held hostage by the private insurance companies seeking greater profits. The most likely outcome will be cuts in Medicare and Medicaid in order to help fund wars that enrich the military/security complex and the many companies created by privatizing services that the military once provided for itself at far lower costs. It would be interesting to know the percentage of the $700+ billion "defense" spending that goes to private companies. In American "capitalism," an amazing amount of taxpayers’ earnings go to private firms via the government. Yet, Republicans scream about "socializing" health care.

Republicans and Democrats saw opportunities to create new sources of campaign contributions by privatizing as many military functions as possible. There are now a large number of private companies that have never made a dollar in the market, feeding instead at the public trough that drains taxpayers of dollars while loading Americans with debt service obligations.

Obama inherited an excellent opportunity to bring US soldiers home from the Bush regime’s illegal wars of aggression. In its final days, the Bush regime realized that it could "win" in Iraq by putting the Sunni insurgents on the US military payroll. Once Bush had 80,000 insurgents collecting US military pay, violence, although still high, dropped in half. All Obama had to do was to declare victory and bring our boys home, thanking Bush for winning the war. It would have shut up the Republicans.

But this sensible course would have impaired the profits and share prices of those firms that comprise the military/security complex. So instead of doing what Obama said he would do and what the voters elected him to do, Obama restarted the war in Afghanistan and launched a new one in Pakistan. Soon Obama was echoing Bush and Cheney’s threats to attack Iran.

In place of health care for Americans, there will be more profits for private insurance companies.

In place of peace there will be more war.

Voters are already recognizing the writing on the wall and are falling away from Obama and the Democrats. Independents who gave Obama his comfortable victory have now swung against him, recently electing Republican governors in New Jersey and Virginia to succeed Democrats. This is a protest vote, not a confidence vote in Republicans.

Obama’s credibility is shot. And so is Congress’s, assuming it ever had any. The US House of Representatives has just voted to show the entire world that the US House of Representatives is nothing but the servile, venal, puppet of the Israel Lobby. The House of Representatives of the American "superpower" did the bidding of its master, AIPAC, and voted 344 to 36 to condemn the Goldstone Report.

In case you don’t know, the Goldstone Report is the Report of the United Nations Fact Finding Mission on the Gaza Conflict. The "Gaza Conflict" is the Israeli military attack on the Gaza ghetto, where 1.5 million dispossessed Palestinians, whose lands, villages, and homes were stolen by Israel, are housed. The attack was on civilians and civilian infrastructure. It was without any doubt a war crime under the Nuremberg standard that the US established in order to execute Nazis.

Goldstone is not only a very distinguished Jewish jurist who has given his life to bringing people to accountability for their crimes against humanity, but also a Zionist. However, the Israelis have demonized him as a "self-hating Jew" because he wrote the truth instead of Israeli propaganda.

US Representative Dennis Kucinich, who is now without a doubt a marked man on AIPAC’s political extermination list, asked the House if the members had any realization of the shame that the vote condemning Goldstone would bring on the House and the US government. (View here). The entire rest of the world accepts the Goldstone report.

The House answered with its lopsided vote that the rest of the world doesn’t count as it doesn’t give campaign contributions to members of Congress.

This shameful, servile act of "the world’s greatest democracy" occurred the very week that a court in Italy convicted 23 US CIA officers for kidnapping a person in Italy. The CIA agents are now considered "fugitives from justice" in Italy, and indeed they are.

The kidnapped person was renditioned to the American puppet state of Egypt, where the victim was held for years and repeatedly tortured. The case against him was so absurd that even an Egyptian judge order his release.

One of the convicted CIA operatives, Sabrina deSousa, an attractive young woman, says that the US broke the law by kidnapping a person and sending him to another country to be tortured in order to manufacture another "terrorist" in order to keep the terrorist hoax going at home. Without the terrorist hoax, America’s wars for special interest reasons would become transparent even to Fox "News" junkies.

Ms. deSousa says that "everything I did was approved back in Washington," yet the government, which continually berates us to "support the troops," did nothing to protect her when she carried out the Bush regime’s illegal orders.

Clearly, this means that the crime that Bush, Cheney, the Pentagon, and the CIA ordered is too heinous and beyond the pale to be justified, even by memos from the despicable John Yoo and the Republican Federalist Society.

Ms. deSousa is clearly worried about herself. But where is her concern for the innocent person that she sent into an Egyptian hell to be tortured until death or admission of being a terrorist?

The remorse deSousa expresses is only for herself. She did her evil government’s bidding and her evil government that she so faithfully served turned its back on her. She has no remorse for the evil she committed against an innocent person.

Perhaps deSousa and her 22 colleagues grew up on video games. It was great fun to plot to kidnap a real person and fly him on a CIA plane to Egypt. Was it like a fisherman catching a fish or a deer hunter killing a beautiful 8-point buck? Clearly, they got their jollies at the expense of their renditioned victim.

The finding of the Italian court, and keep in mind that Italy is a bought-and-paid-for US puppet state, indicates that even our bought puppets are finding the US too much to stomach.

Moving from the tip of the iceberg down, we have Ambassador Craig Murray, rector of the University of Dundee and until 2004 the UK Ambassador to Uzbekistan, which he describes as a Stalinist totalitarian state courted and supported by the Americans.

As ambassador, Murray saw the MI5 intelligence reports from the CIA that described the most horrible torture procedures. "People were raped with broken bottles, children were tortured in front of their parents until they [the parents] signed a confession, people were boiled alive."

"Intelligence" from these torture sessions was passed on by the CIA to MI5 and to Washington as proof of the vast al Qaeda conspiracy.

Ambassador Murray reports that the people delivered by CIA flights to Uzbekistan’s torture prisons "were told to confess to membership in Al Qaeda. They were told to confess they’d been in training camps in Afghanistan. They were told to confess they had met Osama bin Laden in person. And the CIA intelligence constantly echoed these themes."

"I was absolutely stunned," says the British ambassador, who thought that he served a moral country that, along with its American ally, had moral integrity. The great Anglo-American bastion of democracy and human rights, the homes of the Magna Carta and the Bill of Rights, the great moral democracies that defeated Nazism and stood up to Stalin’s gulags, were prepared to commit any crime in order to maximize profits.

Ambassador Murray learned too much and was fired when he vomited it all up. He saw the documents that proved that the motivation for US and UK military aggression in Afghanistan had to do with the natural gas deposits in Uzbekistan and Turkmenistan. The Americans wanted a pipeline that bypassed Russia and Iran and went through Afghanistan. To insure this, an invasion was necessary. The idiot American public could be told that the invasion was necessary because of 9/11 and to save them from "terrorism," and the utter fools would believe the lie.

"If you look at the deployment of US forces in Afghanistan, as against other NATO country forces in Afghanistan, you’ll see that undoubtedly the US forces are positioned to guard the pipeline route. It’s what it’s about. It’s about money, it’s about energy, it’s not about democracy."

Guess who the consultant was who arranged with then-Texas governor George W. Bush the agreements that would give to Enron the rights to Uzbekistan’s and Turkmenistan’s natural gas deposits and to Unocal to develop the trans-Afghanistan pipeline.

It was Karzai, the US-imposed "president" of Afghanistan, who has no support in the country except for American bayonets.

Ambassador Murray was dismissed from the UK Foreign Service for his revelations. No doubt on orders from Washington to our British puppet.

Paul Craig Roberts [email him] was Assistant Secretary of the Treasury during President Reagan’s first term.  He was Associate Editor of the Wall Street Journal.  He has held numerous academic appointments, including the William E. Simon Chair, Center for Strategic and International Studies, Georgetown University, and Senior Research Fellow, Hoover Institution, Stanford University. He was awarded the Legion of Honor by French President Francois Mitterrand. He is the author of Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington;  Alienation and the Soviet Economy and Meltdown: Inside the Soviet Economy, and is the co-author with Lawrence M. Stratton of The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Click here for Peter Brimelow’s Forbes Magazine interview with Roberts about the recent epidemic of prosecutorial misconduct.

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L'Institut Saint Serge

 

Pendant trois quarts de siècle, une colline avoisinant les Buttes Chaumont abrita une église luthérienne allemande, construite vers 1850 par le pasteur Fr. von Bodelschwing, pour desservir les travailleurs allemands de la région parisienne. Après la première guerre mondiale, cette propriété fut mise en vente par le gouvernement français alors que se constituaient en France des communautés orthodoxes, composées de fidèles russes chassés de leur patrie par la Révolution de 1917. Le métropolite Euloge (Gueorguievsky), leur chef spirituel, était à la recherche d’une église, pouvant servir à la fois de lieu de culte et de séminaire théologique destiné à préparer les futurs prêtres de son diocèse.

Grâce à un extraordinaire élan d’entraide, où des donateurs importants, comme le Dr John Mott, aidèrent à trouver les fonds nécessaires, l’acquisition de l’église et de ses dépendances put être réalisée le 18 juillet 1924, jour de la fête de saint Serge de Radonège. Inspiré par cette coïncidence providentielle, le métropolite Euloge décida de placer la nouvelle fondation sous le patronage de saint Serge.

Dès le début, le métropolite Euloge s’assura la collaboration d’une équipe de professeurs, théologiens et penseurs religieux de renom. Parmi eux, l’archiprêtre Serge Boulgakov (+1944), auteur de nombreux ouvrages théologiques, les historiens Antoine Kartachev (+1961) et Georges Fedotov (+1948), les philosophes Boris Vycheslavtsev (+1950) et l’archiprêtre Basile Zenkovsky (+1962), l’archiprêtre Georges Florovsky (+1979), pionnier de la néopatristique orthodoxe et du mouvement œcuménique, l’archimandrite Cyprien Kern (+1960), patrologue et liturgiste, l’archiprêtre Nicolas Afanassieff, professeur de droit canonique, l’exégète néo-testamentaire Mgr Cassien Bézobrazov (+1965) et Léon Zander (+1964), autre pionnier du mouvement œcuménique. Tous ces noms restent un témoignage vivant de la science théologique et de la pensée religieuse ; leurs travaux ont largement contribué à faire connaître l’Orthodoxie au monde occidental.

Peu avant la 2e guerre mondiale, l’Institut Saint-Serge reçut le droit de conférer les grades de maître et de docteur en théologie. Dès ses débuts, l’Institut prit une grande part au mouvement œcuménique naissant qui aboutit à la fondation du Conseil Œcuménique des Églises, avec lequel il reste en collaboration constante dans les domaines variés de ses activités. Depuis 1953, l’Institut organise annuellement une « Semaine d’Etudes Liturgiques » à laquelle participent de nombreux spécialistes de la science liturgique appartenant aux diverses confessions chrétiennes. Après le Concile de Vatican II, auquel l’Institut envoya des observateurs, les professeurs de Saint-Serge ont été invités à participer à l’enseignement de l’Institut Supérieur d’Etudes Œcuméniques de Paris (Institut Catholique de Paris). Destiné initialement à former des prêtres orthodoxes pour les communautés russes de la diaspora, Saint-Serge est devenu une pépinière religieuse et spirituelle d’où sont sorties des centaines de prêtres, d’évêques et de théologiens, servant dans la plupart des pays où l’Orthodoxie est implantée.

JesusFranco
Zentropa

La philosophie du plaisir

 

"La philosophie qui prêche la jouissance est aussi vieille en Europe que l'école cyrénaïque. Comme les Grecs chez les Anciens, les Français sont, chez les Modernes, les matadors de cette philosophie, et cela pour la même raison : leur tempérament et leur société les rendaient plus aptes à profiter du plaisir. La philosophie du plaisir n'a jamais été autre chose qu'un langage spirituel à l'usage de certains milieux sociaux qui avaient le privilège des jouissances. Indépendamment du fait que la forme et le contenu de leurs plaisirs ont toujours été conditionnés par la société et n'échappaient à aucune de ses contradictions, cette philosophie devint phraséologie pure dès qu'elle revendiqua un caractère universel et se donna pour une conception de vie valable pour la société tout entière. Ce faisant, elle dégénéra en sermons édifiants, enjolivant par ses sophismes l'image de la société existante, ou bien alors se métamorphosa en son contraire, en proclamant jouissance un ascétisme imposé.
La philosophie du plaisir a fait son apparition à l'époque moderne avec le déclin de la féodalité et la transformation de la noblesse féodale en noblesse de cour, dissipatrice et avide de vivre, sous la monarchie absolue. Chez cette noblesse, elle a encore surtout l'allure d'une conception spontanée, qui trouve son expression dans des mémoires, des poèmes, des romans, etc. Elle ne devient véritablement philosophie qu'entre les mains de quelques écrivains de la bourgeoisie révolutionnaire qui, d'une part, avaient reçu la formation de la noblesse de cour et partageaient son mode de vie et, d'autre part, avaient en commun avec la bourgeoisie ce goût pour les idées générales qui repose sur le caractère plus universel des conditions d'existence de cette classe. C'est pourquoi cette philosophie fut adoptée par les deux classes, quoique à partir de points de vue totalement différents. Si, pour la noblesse, ce langage était réservé à une caste et aux conditions d'existence de cette caste, il faut généralisé par la bourgeoisie et employé à l'adresse de tout individu sans distinction : on faisait abstraction des conditions d'existence de ces individus, si bien que la théorie du plaisir se transforma de la sorte en une doctrine morale insipide et hypocrite. Lorsque l'évolution ultérieure eut amené la chute de la noblesse et fait entrer la bourgeoisie en conflit avec son antagoniste, le prolétariat, la noblesse tourna à la piété dévote et la bourgeoisie à la solennité moralisante, elle manifesta beaucoup de rigueur dans ses théories, ou bien encore tomba dans l'hypocrisie évoquée plus haut ; en pratique, toutefois, la noblesse ne renonça nullement aux plaisirs et ceux-ci prirent même, chez les bourgeois, une forme économique officielle - le luxe."

Karl Marx, L'idéologie allemande , trad. Badia, Editions sociales (1968), pp. 459-60.

JesusFranco
ZENTROPA

Edouard Berth

 

"Quadragénaire et chargé de famille, Edouard Berth n’a pas, à son grand dam, été envoyé sur le front durant la Première Guerre mondiale. Collaborateur de 1922 à 1925 de la revue communiste Clarté, fondée par Henri Barbusse et Romain Rolland, il a choisi la voie opposée à celle où s’est engagé Valois. Non seulement il professe alors, tout comme Sorel, une vive admiration pour Lénine et la révolution russe (sur laquelle il reviendra à la fin des années vingt), mais il fait du conflit qui s’est achevé en 1918 une analyse bien différente de celle des nationalistes. C’est en effet à partir de sa conscience de classe qu’il se refuse absolument de se réjouir de l’issue des combats : « La guerre s’est terminée par la victoire des démocraties bourgeoises occidentales ». Stigmatisant en 1923 les « écrivains nationalistes » qui « essaient par tous les moyens de maintenir le prestige moral de la Grande Guerre, qui a consacré le triomphe de la ploutocratie », il répète l’année suivante : « Le fait essentiel reste que la noblesse prussienne, la dernière noblesse d’esprit féodal qui subsistât en Europe, ayant été vaincue par la bourgeoisie de l’Entente, c’est bien le triomphe de la démocratie bourgeoise que marque la “Grande Guerre” ».

Pour justifier son ralliement à l’Union sacrée, Maurras répétait qu’« on ne fait pas de révolution devant l’ennemi » – ce qu’a au contraire fait Lénine ! Berth lui répond de façon cinglante : « A ce compte, les Vendéens, qui attaquèrent la Convention nationale quand celle-ci avait l’Europe sur les bras, furent des traîtres, d’infâmes vendus, non pas aux Boches (il n’était pas encore question d’eux), mais aux Anglais. Charles Maurras accepte-t-il de traiter les Chouans de… traîtres ? ». En seA ralliant à l’Union sacrée, poursuit-il, Maurras a fait le choix de « sacrifier le roi à la nation – la nation telle que la concevaient les patriotes de 1792 ». Et de rappeler que Proudhon, dont l’Action française (et lui-même) ont célébré le caractère « français », qualifiait le chauvinisme d’idiotie nationale : « L’homme qui a écrit : là où est la justice, là est la patrie, ne peut à aucun titre passer pour un nationaliste, et il suffit de lire sa Correspondance pour savoir avec quelle sévérité il a souvent jugé la France, dont il a passé les dernières années de sa vie à désespérer »."

A. de BENOIST, Préface à la réédition des Cahiers du Cercle Proudhon.

JesusFranco
ZENTROPA

Le Carlisme

Voir aussi http://data.sylm.info/api_publications/86.pdf

JesusFranco

ZENTROPA

17.11.2009

Une table ronde sur le Monachisme syriaque

Une table ronde sur le Monachisme syriaque aura lieu à l’Institut de théologie protestante de Paris, le vendredi 20 novembre 2009, à l’initiative de  la Société d’études syriaques. Outre les membres de l’association, cette journée est ouverte à tous ceux qui sont intéressés par les cultures syriaques en Orient,en Asie et en Occident.

Institut protestant, 83 boulevard Arago, 75014 Paris (métro/RER Denfert-Rochereau)

Matinée

9h45 Introduction par Philippe Hoffmann (EPHE V)
10h00 Marie-Joseph Pierre (EPHE V), Les membres de l'Ordre, d'Aphraate au Liber Graduum
10h30 Florence Jullien (LEM, UMR 8584), Le monachisme féminin en milieu syriaque
Discussion
Pause
11h30 Claire Fauchon (Université Lyon 3), Formes de la vie monastique et ascétique en milieu syriaque (Ve-VIIe s.)
12h00 Lucas Schachner (Université d'Oxford, GB), Rôle économique des monastères
Discussion
12h30 Déjeuner

Après-midi

14h30 Sabino Chiala (Bose, Italie), Les règles monastiques syro-orientales et leur caractère spécifique
15h00 Andrew Palmer (Université de Manchester, GB ; Institut de l'Orient chrétien de Nimègue, NL), La géographie monastique du Tur 'Abdin
Discussion
Pause
16h30 Ioan Ovidiu (Université de Sibiu, Institut de recherche œcuménique, Roumanie), Controversies between Church hierarchy and monks in the Syriac Christianity
17h00 Jacques-Noël Pérès (Faculté de théologie protestante, ELCOA), Un monachisme syrien en Ethiopie ? Une nouvelle réponse à une ancienne question
Discussion
18h00 Conclusion par François Cassingena (Ligugé, ICP)
18h15 Pot amical

La Société d'études syriaques organise chaque année une table ronde thématique à l'intention de ses membres, des syriacisants français et étrangers et de tous ceux qui sont intéressés par les cultures syriaques en Orient, en Asie et en Occident. Tous sont amicalement invités.

Chaque table ronde aboutit à un volume publié dans l'année.
Volumes parus :
Les inscriptions syriaques (2004)
Les apocryphes syriaques (2005)
Les liturgies syriaques (2006)
Les Pères grecs dans la tradition syriaque (2007)
L'Ancien Testament en syriaque (2008)
L'historiographie syriaque (2009)
Editions Geuthner
16, rue de la Grande Chaumière - 75006 Paris.

La VIIe table ronde est organisée cette année avec le soutien de :
- L'école pratique des hautes études, sciences religieuses
- Laboratoire d'études sur les monothéismes (UMR 8584 du CNRS)
- Ecole doctorale I "Mondes anciens et médiévaux" de Paris IV
- Laboratoire des études sémitiques anciennes (UMR 8167 du CNRS) de l'UMR Orient et Méditerranée
- Institut protestant de théologie

Comité d'organisation :
Florence Julien, Alain Desreumaux & Marie-Joseph Pierre

Contact :
florence.jullien@college-http://www.facebook.com/l/c2966;de-france.fr

05.11.2009

Juppé, Renan et la Nation

Alain Juppé, représentant de la droite - qui est bête par essence, mais tout de même pas aussi bête qu'une gauche qui ne désigne pas le mouvement communiste résultant des contradictions mortelles entre les classes fondamentales - a publié sur son blog http://www.al1jup.com/ le papier suivant:

 

Qu’est-ce qu’une Nation?

Les définitions de la Nation sont nombreuses. Il me semble que celle qu’en a donnée Ernest RENAN, dans sa très belle conférence du 11 mars 1982, reste indépassable. Je retrouve plusieurs citations de ce texte dans mon cours à l’ENAP de Québec:

“L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation.”

Ou  encore:   “L’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses…Aucun citoyen français ne sait s’il est burgonde, alain, wisigoth…”

” Une nation est un principe spirituel, une famille spirituelle, non un groupe déterminé par la configuration du sol.”

Et surtout:  “Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment de sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible: le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie.”

Pour conclure:   “Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé. Elles finiront… A l’heure présente, l’existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté qui serait perdue si le monde n’avait qu’une loi et qu’un maître.”

Tout est dit. A quoi bon relancer un débat?

 

 

Il faut certes lancer un débat, mais pas celui auquel pensent Juppé et ses anciens amis au gouvernement. Il faut lancer l'autre débat, celui, crucial, qui questionne non pas le contenu de l'identité nationale (ou régionale, ou européenne), mais ce qui précisément fait que ce débat soit invoqué. On sait en effet que l'identité ne forme l'objet d'un questionnement que lorsqu'elle-même ne jouit plus de l'évidence que constitue aussi bien le riche legs de souvenirs que le désir de vivre ensemble. Ainsi les Français, mais de même tous leurs contemporains occidentaux, ne savent plus vraiment de quoi ils sont les héritiers, ni même de ce dont ils veulent hériter. Et par-dessus tout, ils ne savent plus s'ils veulent ou non partager un destin commun avec ces autres, que la dictature de l'économie a implantés dans leurs quartiers.

C'est le débat crucial puisqu'il permettrait à tous de se rendre compte que l'existence de la nation n'est plus bonne, ni même nécessaire, au régime d'exploitation moderne. Elle forme désormais un vieil accessoire, une tapisserie mal fichue dont s'est servie la bourgeoisie montante en son temps. A présent, l'élite mondialisée n'a que faire d'une nation. Son destin ne concerne que la communauté des décideurs, des financiers,  des hauts fonctionnaires, des bouffons-artistes cooptés et des putes de luxe. Ses souvenirs sont tenus par les bilans comptables des grandes entreprises, son désir de vivre ensemble se manifeste dans les restaurants les plus chics de Londres, Dubai, New York ou Singapour. Ils parlent tous la langue des affaires, partagent la même religion du profit, les mêmes valeurs du commerce, le même espace déterritorialisé.  Leurs goûts se ressemblent, leurs ennemis sont les mêmes. Ils forment ainsi la seule nation véritablement nouvelle et florissante, et leur identité ne souffre par conséquent aucun questionnement inquiet.

Contre la néo-nation des grands fonctionnaires du Capital, on doit s'attendre à ce que les peuples, ou ce qu'il en reste, réinvestissent tous les mythes mobilisateurs, tout ce qui peut rassembler des hommes volontaires, pour les arracher à leur esclavage et les jeter contre les  centrales du divertissement et les forces armées de la domination. L'un de ces mythes était la nation, et l'homme providentiel qui devait la sauver. Un autre, celui du soulèvement de masse, de la grève générale. Quoi qu'il en soit, il n'est pas dit que l'homme révolté doive être oublieux de son passé et indifférent à son prochain. L'homme de la révolte qui vient ne sera pas le même que celui, apathique, à qui l'on faisait célébrer le déclin de ce que les propriétaires de la société du commerce voulaient considérer comme moribond et moisi. Le révolutionnaire sera probablement bien pourvu en identité, puisque dans la guerre de la liberté, il l'aura reprise à ceux qui lui l'avaient confisquée au nom du Progrès et de la modernité.

 

http://dissidence.hautetfort.com/

Pourquoi il est de bon ton de détester Berlusconi

 

 

Au sujet d'un voyage secret de Berlusconi en Russie, on peut lire dans le Corriere della Sera, édition en ligne du 21 octobre 2009:

 

Un viaggio commentato da Massimo D'Alema con una battuta: Berlusconi, ha detto l'ex ministro degli Esteri parlando a "Otto e mezzo", frequenta la Russia più di quanto facessero gli uomini del Pci durante la guerra fredda. «Ci andavamo meno frequentemente di quanto Berlusconi vada a trovare Putin. La politica estera italiana in questo momento conta su due rapporti speciali, uno con Putin e l'altro con Gheddafi. Non ho nulla contro questi rapporti, ma forse l'Italia dovrebbe avere anche altri rapporti privilegiati»

 

traduction:

Un voyage commenté par Massimo D'Alema [figure de premier plan de la Gauche italienne] avec humour: Berlusconi, a déclaré l'ancien ministre des affaires étrangères au cours de l'émission "Otto e mezzo", fréquente la Russie davantage que ne la fréquentaient les hommes du Pci durant la guerre froide. "Nous y allions moins fréquemment que Berlusconi et ses visites à Poutine. La politique extérieure italienne, en ce moment, compte sur deux rapports spéciaux, un avec Poutine et l'autre avec Gheddafi. Je n'ai rien contre ces rapports, mais peut-être l'Italie devrait-elle avoir aussi d'autres rapports privilégiés."

 

Il faut être un analphabète en politique pour ne pas comprendre le sens de ces paroles. D'Alema, et à travers lui la Gauche italienne, souhaite que l'Italie revienne pleinement dans le giron américain - lequel comprend évidemment l'Europe, qui dans sa dimension politique peut se comparer à une crotte de moucheron. Voilà en fait ce qui, en ce qui concerne l'Italie, seul compte aux yeux de l'oligarchie nationale et internationale qui tient le gouvernail d'une mondialisation sécurisée par les armées US et ses serviteurs, légitimée par ses télévisions, et financée par l'exploitation de millions d'esclaves salariés.

C'est donc à la lumière de ces considérations que l'on doit juger les campagnes incessantes qui sont menées par les grands médias et les intellectuels du pouvoir contre Berlusconi. Il faut abattre un homme qui, du fond de sa nullité morale et culturelle, a néanmoins accompli ce que personne depuis Craxi n'avait osé faire, à savoir tirer un peu fort sur la laisse qui garde l'Italie sous le contrôle du maître US.

 

lien vers l'article:

http://www.corriere.it/politica/09_ottobre_20/rutelli_via...

 

http://dissidence.hautetfort.com/

Le crépuscule du dollar

 

Un article du journaliste indépendant Robert Fisk, où il est question de la fin de l'hégémonie US. Une information capitale, évidemment noyée sous un déluge de désinformation, qui évoque de façon indirecte la disparition de l'american way of life, et partant une reconfiguration fondamentale de l'imaginaire des peuples soumis à la dictature de la forme-capitale, à commencer par les Européens. Mais l'effondrement d'un monde où l'argent et la notoriété sont portés au pinacle ne va pas sans l'effondrement du paradigme politique occidental, où les factions adverses de l'oligarchie supra-nationale - la Nouvelle Classe (Zinoviev) - se distribuent les rôles entre gauche et droite.

L'heure arrive donc où, à la faveur du désordre et de l'ébranlement des vieilles idoles, provoqués par les contradictions mortelles du capitalisme, les esclaves qui meurent de faim et ceux du Centre qui meurent d'ennui pourront à nouveau tenter un nouvel assaut aux citadelles de ce monde qui nous paraît déjà si vieux, à ses bourses, ses banques, ses parlements, ses industries médiatiques, culturelles et militaires. Pour les pauvres, rien ne se joue ailleurs que dans le mouvement de négation de l'ensemble des conditions présentes. Le reste, tout le reste, y compris et surtout les luttes "citoyennes", "altermondialistes" et autres mascarades du même tonneau où s'abreuve la classe moyenne-sup-instruite-bobo-degauche - la classe de la collaboration dans la joie et la bonne conscience -, est à écarter absolument.

L'article:

http://www.independent.co.uk/news/business/news/the-demis...

 

http://dissidence.hautetfort.com/

Gomorra

 

Gomorra est un film italien de Matteo Garrone sorti en 2008. D'après le livre éponyme de Roberto Saviano, Gomorra traite du crime organisé par les familles de la camorra napolitaine. Avec un parti pris de réalisme, le film suit les histoires entremêlées de sept personnages confrontés à la mafia et à la violence quotidienne dans les faubourgs de Naples (Scampia, Secondigliano, …).

Lire la suite: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gomorra

04.11.2009

La mort de Claude Lévi-Strauss

L'ethnologue Claude Lévi-Strauss est décédé en fin de semaine dernière à l'âge de 100 ans, a t-on appris mardi. Ses obsèques ont eu lieu lundi en toute intimité, à Lignerolles en Côte-d'Or. Né le 28 novembre 1908, Claude Lévi-Strauss a exercé une influence considérable sur les sciences humaines du XXè siècle. Il est notamment l'auteur de Tristes Tropiques (1955). Philosophe de formation, ce pionnier du structuralisme qui arpentait le monde pour en étudier les mythes, ce précurseur dans le domaine de l'écologie a notamment oeuvré à la réhabilitation de la pensée primitive. Voici le portrait que Pierre-Henri Tavoillot dressait du grand homme dans Le Point du 24 avril 2008 :

Jusqu'au mois d'octobre 2007, Claude Lévi-Strauss continuait à se rendre deux fois par semaine à son bureau du laboratoire d'anthropologie sociale au Collège de France. L'accès n'est pas facile ; il faut prendre un petit escalier en colimaçon. La pièce domine la bibliothèque de recherche et une large fenêtre s'ouvre sur les jeunes chercheurs qui y travaillent. Le maître les contemple et ils contemplent le maître. C'est ce "regard éloigné" et surplombant qui semble le mieux définir le grand ethnologue. L'âge n'est pas en cause, même s'il reconnaît appartenir à un autre temps : "Mon oeuvre termine une époque ; elle est encore ancrée dans le XIXe siècle". C'est surtout l'absence de toute complaisance envers son époque comme envers lui-même qui frappe chez lui : "J'ai le sentiment de n'avoir pas fait ce que j'aurais dû", avoue-t-il. Son rêve pour une vie réussie : "L'art, et surtout la musique", parce qu'"elle se suffit à elle-même" et n'a pas besoin de discours d'accompagnement. On dit que sa tétralogie sur les mythes sauvages (les quatre volumes des "Mythologiques") est composée comme un opéra ; mais "ce n'est qu'un ersatz", regrette-t-il.

Est-ce cette distance critique qui lui a permis de traverser aussi bien les époques et les modes ? Celui qui reste aujourd'hui comme le dernier monstre sacré de la grande époque structuraliste voit les hommages et les études biographiques se multiplier. La pensée de Lévi-Strauss est-elle passée dans le domaine public, s'est-elle diluée dans l'air du temps ou conserve-t-elle intacte sa puissance de séduction ?

La cause des "primitifs"

Le premier apport incontestable de Lévi-Strauss aura été de contribuer à tordre le cou à la vision ethnocentrique des civilisations telle qu'elle était encore véhiculée par la philosophie marxiste de l'histoire : les "primitifs" seraient une étape "culturellement sous-développée" de l'humanité. Aujourd'hui que la valorisation des identités et des différences culturelles est devenue un dogme, on a du mal à mesurer l'importance de cette critique. Et pourtant, sans que nous y prenions garde, le fond de cette conception n'a pas disparu, ne serait-ce que dans l'idée, spontanée, que les sociétés sauvages seraient "plus proches de la nature" que les sociétés civilisées. Que l'on perçoive l'absence de civilisation comme un défaut (idéologie du progrès) ou comme une vertu (critique de la modernité), la même idée sous-jacente est présente : les primitifs relèvent plus de la nature que de la culture. C'est contre cela que Lévi-Strauss concentre sa critique : ces sociétés ne représentent pas un stade infantile et inférieur de l'humanité-Lévy-Bruhl parlait en 1910 d'une "mentalité prélogique" -, mais des organisations complexes qui n'ont rien à envier aux nôtres en termes d'élaboration intellectuelle et culturelle. Ce sont les formes de cette culture sauvage que Lévi-Strauss va mettre au jour dans deux directions principales : l'analyse anthropologique des structures de parenté et l'analyse idéologique du récit mythologique, c'est-à-dire les faits sociaux fondamentaux et les discours collectifs qui les accompagnent.

Sociologie et idéologie des sociétés sauvages

La première entrée dans la culture sauvage s'opère par l'étude des systèmes de parenté comme base première de la reproduction sociale. Au départ de toute société et de toute culture, il y a une nomenclature des êtres sociaux classés en deux groupes : les conjoints possibles et les conjoints prohibés. L'emblème fondamental de cet ordre est la prohibition de l'inceste, comportement immuable par-delà la diversité des sociétés humaines. Lévi-Strauss y perçoit le plus petit élément culturel dans le fond naturel : "La prohibition de l'inceste, écrit-il, exprime le passage du fait naturel de la consanguinité au fait culturel de l'alliance... [...] elle est, à la fois, au seuil de la culture, dans la culture et en un sens la culture elle-même." C'est à partir de cette analyse que Lévi-Strauss construit le schéma de son maître livre : "Les structures élémentaires de la parenté" (1949).
A cette première approche de la culture sauvage viendra s'ajouter l'étude des discours mythologiques qui lui donnent sens : tel est l'objet de "La pensée sauvage" (1962), puis, à partir de 1964, des quatre volumes des "Mythologiques", pour lesquels il recueille un matériau ethnographique considérable de récits amérindiens. Là encore, Lévi-Strauss va s'attacher à mettre au jour des structures fondamentales, les "mythèmes", éléments d'une grammaire des mythes qui lui permettront d'envisager une interprétation d'ensemble. Leur fonction principale, montre-t-il, est de raconter et de mettre en scène la différence entre la nature et la culture. Ainsi va-t-il repérer comment les récits mythiques apportent l'explication de l'origine de la cuisson des aliments, opération culturelle par excellence puisqu'il s'agit de faire passer les aliments du cru au cuit (culture) en évitant la dégradation du cru au pourri (nature). Le message mythologique n'est plus du tout anecdotique ou seulement pittoresque ; il est essentiel, voire vital : la vie humaine et sociale doit se préserver de deux dangers également menaçants, celui d'une nature sans culture (où tout serait voué au pourrissement) et celui d'une culture sans nature (où les ressources se tariraient ou brûleraient du feu de la technique). Les deux excès conduiraient inexorablement à la famine et à la disparition. Le mythe raconte à la fois cette fragilité et la nécessité de maintenir cet équilibre instable : bref, une forme de vision du monde et... de sagesse.

Critiques et controverses


On comprend que cette oeuvre vaste, située au carrefour des sciences de la nature et des sciences humaines, repoussant la version sclérosée de la philosophie pour mieux en assumer les interrogations fondamentales, ait autant fasciné. On comprend aussi qu'elle ait suscité tant de contestations, qui aujourd'hui s'effacent dans l'unanimité de l'hommage. Rappelons-en pourtant les quatre principales.

Il y aurait d'abord chez lui une certaine forme de scientisme. Et, en effet, la volonté de mettre de l'exactitude dans les sciences, dites "molles", de l'homme et de la société rattache Lévi-Strauss à la tradition sociologique française qui, d'Auguste Comte à Emile Durkheim, a caressé le projet de traiter "les faits sociaux comme des choses" . Le danger pourtant est clair : à vouloir fonder l'objectivité des sciences de l'homme sur le modèle des sciences de la nature, ne court-on le risque de perdre ce qui fait la spécificité du monde humain, fait d'intentions, de choix, bref, de liberté ? Pourtant, avec le recul, Lévi-Strauss se défend de cette prétention : sans illusion sur la possibilité de parvenir à une "physique sociale", il souhaitait à l'époque "contribuer plus modestement à mettre un peu d'ordre" dans les sciences humaines et surtout à les rendre autonomes d'une philosophie idéaliste et abstraite, qu'il a toujours détestée : "La philosophie , écrivait-il dans "L'homme nu" [1971], a trop longtemps réussi à tenir les sciences humaines emprisonnées dans un cercle, en ne leur permettant d'apercevoir pour la conscience d'autre objet d'étude que la conscience elle-même [...] Ce qu'après Rousseau, Marx, Durkheim, Saussure et Freud cherche à accomplir le structuralisme, c'est dévoiler à la conscience un objet autre : donc la mettre, vis-à-vis des phénomènes humains, dans une position comparable à celle dont les sciences physiques et naturelles ont fait preuve qu'elle seule pouvait permettre à la connaissance de s'exercer."

Deuxième reproche fait à son oeuvre : l'oubli de l'Histoire. En insistant sur les structures éternelles, le structuralisme aurait contribué à dénier toute espèce d'importance à la succession des événements : "La mythologie comme la musique sont des machines à supprimer le temps" , écrivait-il dans "Le cru et le cuit" (1964). Lévi-Strauss refuse pourtant cette objection : "Rien ne me passionne davantage que l'histoire ; c'est même l'objet principal de mon activité de lecteur." En fait, ce qu'il visait alors, c'était moins l'histoire comme récit de la contingence des faits passés que la philosophie idéaliste de l'Histoire qui régnait alors, c'est-à-dire cette espèce de prophétisation de l'advenu, fondée sur ce raisonnement spécieux : il était nécessaire que cela arrivât, la preuve, c'est arrivé !

L'accusation de relativisme lui a été faite à la suite de sa conférence sur " Race et Histoire " prononcée en 1951 à la tribune de l'Unesco. On lui reprochait alors de confondre dans une même dénonciation impérialisme et universalisme et d'interdire ainsi la constitution d'un cadre juridique commun à l'humanité. Voici comment il évaluait quelques années plus tard cette prise de position : "J'ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d'autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j'ai l'impression que le mouvement s'est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l'explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture" (propos recueillis par Dominique-Antoine Grisoni, "Un dictionnaire intime", in Magazine littéraire , hors-série, 2003).

Il admet en revanche la dernière critique, celle qui relève son puissant pessimisme. A ses yeux, rien n'invite à se réjouir : le spectacle de la disparition corps et biens du continent mythologique, des sociétés sauvages et de pans entiers de la culture humaine n'est guère propice à une vision euphorique du devenir humain. Pas plus que la frénésie civilisationnelle de l'homme contemporain à augmenter sa propre puissance et sa propre maîtrise. Après le crépuscule des dieux, celui des hommes serait-il venu ?

On le perçoit, à travers ces polémiques, l'oeuvre de Lévi-Strauss est riche, ample et protéiforme. Si elle a tracé son sillon sans tenir compte de l'air du temps et parfois à contre-courant, elle l'a aussi profondément influencé. Sans doute est-il encore trop tôt pour mesurer sa postérité, mais l'on peut être, à cet égard tout au moins, raisonnablement plus optimiste que son auteur.

lepoint.fr

http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-03/la-mort-de-claud...

03.11.2009

Soviet Story

 

 

 

 

 

 

 

The Soviet Story is a 2008 documentary film about Soviet Communism and Soviet-German collaboration before 1941 written and directed by Edvīns Šnore and sponsored by the UEN Group in the European Parliament.

The film features interviews with western and Russian historians such as Norman Davies and Boris Sokolov, Russian writer Viktor Suvorov, Soviet dissident Vladimir Bukovsky, members of the European Parliament and the participants, as well as the victims of Soviet terror.

The film argues that there were close philosophical, political and organizational connections between the Nazi and Soviet systems before and during the early stages of World War II.[1] It highlights the Great Purge as well as the Great Famine, Molotov–Ribbentrop Pact, Katyn massacre, Gestapo-NKVD collaboration, Soviet mass deportations and medical experiments in the GULAG.

The film has attracted praise and criticism from academic historians[citation needed] and political commentators.

The Economist review of The Soviet Story praises the film by saying

"Soviet Story" is the most powerful antidote yet to the sanitisation of the past. The film is gripping, audacious and uncompromising. [...] The main aim of the film is to show the close connections—philosophical, political and organisational—between the Nazi and Soviet systems.[1]

It concludes its review by calling the documentary "a sharply provocative work".[1]

Various Members of the European Parliament (MEPs) who were interviewed for the film [2] , have expressed views in favour of it. According to the Latvian MEPs Inese Vaidere and Ģirts Valdis Kristovskis writing in Parliament Magazine:

The Soviet Story makes a significant contribution to the establishment of a common understanding of history and brings us closer to the truth about the tragic events of the 20th century. A common understanding of history among the member states is crucial for the future of the whole EU.[3]

Both Vaidere and Kristovskis represent the UEN group which actively supported the production of the film.[4]

After watching the film, Finnish MEP Ari Vatanen gave the following comment:

It is a powerful message. Thank you for telling the truth. It will awaken people.[5] ... We cannot build a humanity if we close our eyes to this kind of massacres. Our possibility is to serve justice to those people.[6]

British MEP Christopher Beazley commented:

This film is very important. It's a very powerful representation of what took place in Poland, in Latvia and the other Central European countries.[7]

Also Vytautas Landsbergis, MEP and the former Head of the Lithuanian Seimas (Parliament), assessed The Soviet Story as

a world class film, which should be shown to the world[8]

Likewise, Latvia's Minister of Justice, Gaidis Bērziņš (TB/LNNK), has said that, because of its important historical message, he would encourage the Ministry of Education to have the film shown in all schools in Latvia.[9]

MEP from Latvia Tatjana Ždanoka, who opposed Latvia's independence from the Soviet Union and ran as a candidate of the largest Russian political bloc in Latvia,[10] regards the film as a "propagandistic odd job, which is given out to be "a new word in history".[11] She also thought that "the second part of the film is pure political PR": while the first part of the film pictures the point of view of some historians, contemporary politicians criticize modern Russia in the end of the film.[11] Ždanoka also noted that "a lot of attention was devoted to the partnership of the German and Russian military. This is followed by a jump forward in time to the 1940s, with a mass-meeting of Vlasovites is shown against a background of swastika".[11]

The film prompted negative reactions from Russian organizations, press, and politicians. According to the "European Voice" newspaper, Russians are infuriated by the film which reveals the extent of Nazi and Soviet collaboration[12]

On May 17, 2008 the Russian pro-governmental youth organization Young Russia (Russian: Россия Молодая) organized the protest "Let's not allow the rewriting of history!" (Russian: "Не дадим переписать историю!")[13] in front of the Embassy of Latvia in Moscow. An effigy representing Edvīns Šnore was burnt during the protest.[14]

Latvian political scientist and cultural commentator Ivars Ījabs offers a mixed review of The Soviet Story. On one hand, it is a well-made and "effective piece of cinematic propaganda in the good sense of this word", whose message is clearly presented to the audience. On the other hand, Ījabs does not agree with a number of historical interpretations in the film, asserting that it contains errors. For example, Ījabs states that, "In late 1930s Hitler did not yet plan a systematic genocide against the Jews", as it is suggested in the film; "Everybody knows that this decision was made in 1942 at the Wannsee Conference in Berlin." Furthermore, Ījabs comments on the notion in the film voiced by the British literary historian George Watson of Cambridge University that Karl Marx is "the ancestor of the modern political genocide"[15]. Ījabs says: "To present Karl Marx as the "progenitor of modern genocide is simply to lie". Ījabs admits, however, Marx using the term "racial trash" (Völkerabfälle) in relation to a number of small European nations.[16]

In Finland the film was shown in events organized by the irredentist group ProKarelia.[17][18][18][19] A criminal complaint by Johan Bäckman, member of the Finnish Anti-Fascist Committee[20] against ProKarelia has lead to a criminal investigation on suspicion of showing violent scenes to minors, incitement to ethnic or racial hatred and propaganda of violence.[21][22][23] The Finnish Film inspector authority, however, did not find the film's content offensive and authorized its showing in Finland.[24] Johan Bäckman also protested against the screening of The Soviet Story on the Estonian National TV. He asked the Estonian police to start a criminal investiagion. The Police, however, turned down Bäckman's request and refused to initiate a criminal investigation "due to the lack of crime".[25]

The New York Times in its review of the documentary stated

The film is not dispassionate scholarship; Mr. Snore, who is Latvian, and his backers (including some members of the European Parliament) obviously have an agenda, though to the casual American viewer it may not be clear what it is.[26]

A number of critics condemned the film even before its premiere.[27] Boris Tsilevich, a Latvian member of parliament representing Harmony Centre, stated that it was a "typical propaganda" and its release was timed to coincide with the 2009 Latvian elections for the European Parliament.[27]

A Russian historian with alleged FSB affiliation[28][29], Alexander Dyukov has been the most vocal critic of the documentary. His first reaction on the film was this: "After watching two thirds of the film, I had only one wish: to kill its director and to burn down the Latvian Embassy."[30] As a result of Dyukov's statements a criminal investigation has been initiated against him in Latvia.[31] Asked to comment on the case, Latvian Foreign Minister Maris Riekstins commented that Alexander Dyukov might be a "mentally unstable personality".[32]

Alexander Dyukov expressed his opinion that the film is a propaganda piece which makes false claims and utilises distorted quotes and statistics.[33]

Moscow State institute of International relations' website admitted that Dyukov's activities regarding the film "are of provocative character".[34] Since Alexander Dyukov publicly criticized the film on TV and in the Russian newspapers even before seeing the actual film, some of his statements about the film proved to be not true. He alleged, for example, that Arseny Roginsky, head of the "Memorial" society took part in the film.[35] In fact, according to the official website of the film, Arseny Roginsky did not take part in the film.[36] Roginsky himself, however, neither confirmed nor denied his participation, claiming he sees too many journalists each day to remember if Latvian team coming to Memorial was talking to him that day. He also added that "no historian, if he's not completely out of his mind, would pronounce the rubbish authors speak about in their film", calling the idea of NKVD-Gestapo accord a "delirium that can only be accepted by a very badly educated person".[37]

Dyukov alleges inconsistencies in the film and questions the credibility of some of the film sequences and conclusions of some of the Russian and Western historians interviewed in the film.[38] Izvestia reported[39] that the part of the film pertaining to medical experiments in the GULAG used Sergey Melnikoff's web-site "GULAG: With a camera among the camps" as a source[40], which Dyukov maintains is not trustworthy.[41]. Dyukov also alleges in the same report that the document supporting the Gestapo-NKVD partnership hypothesis presented in the film, the secret Gestapo-NKVD agreement of November 11, 1938, is a fake.[39]

On the basis of Dyukov's statements, Russian daily Izvestia alleged that the Nazi-Soviet collaboration document (1938) shown in the film was a fake because its text contained mistakes. It was alleged that the document mistakenly mentioned Reinhard Heydrich as Reichsführer-SS and Heinrich Müller as Brigadeführer.[43].

In fact, as it is clearly seen 49 minutes into the "Soviet Story" DVD, the above-mentioned document referred to Reinhard Heydrich as SS-Gruppenführer and Heinrich Müller as Standartenführer, which he was in 1938.[36]

Dyukov also criticized the film for showing a famous photo which was widely published in Europe by the Nansen committee in 1922 and which bears the name "Brothers in misfortune" (Russian: Братья по несчастью). The photo which shows a starving boy feeding another starving boy was taken during famine in Russia in 1922, however in The Soviet Story, according to Dyukov, the boys are presented as victims of the famine in Ukraine.[44]

Irina Yarovaya, Russian MP, member of the General Council of the ruling “United Russia” party, declared that “The Soviet Story” film “glorifies Estonian Nazi collaborators, those who killed people in Khatyn and in Pskov region”.[45][46]

In response to Yarovaya's statement, Mart Laar wrote: "It is indeed impressive how much wrong can be put into one sentence. First, Estonians did not kill anyone in Khatyn and, secondly, the specific crime commited in Khatyn is not mentioned in the film at all... This gives the impression that Yarovaya, actually, has not seen the film."[47]

It must be added that no part of the film talks or even mentions Estonian Nazi collaborators.[36] Moreover, the film's director has clearly stated: "The Soviet Story condemns Fascism/Nazism.[...] The Soviet Story also reflects a point of view which is not shared by the Kremlin. As a result, the film is labeled as Fascist propaganda, even if the film describes Hitler and Nazism as criminal."[48]

Russian State News Agency, RIA Novosti reported: "The film shows the alleged victims of Stalinist repression: the corpses piled in stacks and covered with logs. In fact these photographs were taken by the Soviets in 1944 and represent the victims of the Nazi atrocities in Klooga concentration camp in Estonia and in Yanovskaya camp near Lvov."[42] This accusation was reproduced by such news outlets as Vzglyad[49] and Vesti.kz[50][51] .

The alleged scene from the Klooga concentration camp showing corpses piled in stacks for burning does not appear in the film.[36]

Film Festivals and Awards

The film has been screened in the following film festivals:

  • 2008 Boston Film Festival, USA – "The Soviet Story" received the “ Mass Impact Award”
  • 2008 KinoLev Film Festival - Lviv, Ukraine
  • 2008 Black Nights Film Festival – Tallinn, Estonia
  • 2008 Arsenals Film Festival - Riga, Latvia
  • 2008 Promitey Film Festival - Tbilisi, Georgia
  • 2008 Baltic Film Festival – Berlin, Germany
  • 2009 Sedona International Film Festival – Sedona, Arizona, USA
  • 2009 Mene Tekel festival - Prague, Czech Republic
  • 2009 Politicsonfilm Film Festival - Washington, USA

In 2009 the film has been nominated for the biannual Latvian National Film Award Lielais Kristaps in the "Best Documentary" category.[52]

In 2008 the President of Latvia, Valdis Zatlers awarded the director of the film, Edvins Snore with the Order of the Three Stars.

In 2009 Edvins Snore for creating the film "The Soviet Story" received the Estonian Order of the Cross of Terra Mariana[53].

Bibliography

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http://en.wikipedia.org/wiki/The_Soviet_Story

 

Website:

http://www.sovietstory.com/

Heureux qui comme Edouard


Édouard, un jeune cadre ambitieux, vient d'être engagé par la multinationale Cresus Inc, temple moderne de la recherche du profit. Il va devenir la nouvelle star de la croissance à tout prix et entraîner un choeur absurde de syndicalistes, d'actionnaires et de patrons jusqu'au paroxysme de la grande mélodie libérale.

Réalisation : Vincent Burgevin, Franck Lebon, 2007
Interprètes : Boris Vigneron (Edouard), Jennifer Colin (la manageuse), Patrick de Valette (le directeur financier), Jérôme Bruno (le délégué syndical), Denis Hubleur (le SDF)

Palmarès :
Lutin des meilleurs costumes, des meilleurs décors, de la meilleure musique originale, du meilleur son au Festival les Lutins du court métrage en 2008.

Genre : comédie musicale
Pays : France

Année : 2007

Durée : 21'

Voir les autres extraits:

http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=heureux+qu...

Voir le site du film et les extraits:

http://www.edouard-lefilm.com/

Télécharger le film:

http://www.edouard-lefilm.com/Telecharger_le_film.html

02.11.2009

В Тбилиси пьяные американские военные подрались с горожанами

09:49 Росбалт

ТБИЛИСИ, 2 ноября. В грузинской столице американские военные в штатском подрались с местными жителями. Как сообщает «Грузия Online», инцидент произошел накануне у гостиницы «Варази» в Тбилиси.

По словам очевидцев, у трех американских военных, находившихся в нетрезвом состоянии, произошла словесная перепалка с двумя прохожими, за чем последовало физическое оскорбление, переросшее в драку.

Согласно сообщению, во время инцидента иностранцы не были в военной форме. Очевидцы рассказали, что на лестницах гостиницы «Варази» были видны следы крови. Также, как говорят очевидцы, во время инцидента один из американцев ударил гражданина Грузии бутылкой.

На месте происшествия работали представители правоохранительных структур и военная полиция. Официальные лица комментариев по поводу случившегося не дают.

Напомним, с сентября группа инструкторов корпуса морских пехотинцев США начала подготовку грузинских военных, направляемых в Афганистан.

На днях на грузинской военной базе Вазиани завершились совместные военные учения Грузии и США «Немедленный ответ». На показательных учениях, которые имитировали миротворческую операцию, присутствовали представители руководства Минобороны, вооруженных сил США и СМИ. Учения для подготовки грузинских военных к участию в миротворческих миссиях под условным названием «Немедленный ответ» проводились в Грузии с 26 октября.

Учения являются частью программы, цель которой — подготовить грузинских военных для участия в операции по содействию международной безопасности в Афганистане. На этом этапе вооруженные силы Грузии пройдут чрезвычайную подготовку к контртеррористической операции. Контртеррористические операции грузинские военные проведут совместно с американскими военнослужащими.

http://news.mail.ru/incident/3013285/

30.10.2009

Pas de visa d'entrée en France pour l'ambassadeur sud-ossète en Russie

 

BRUXELLES, 29 octobre - RIA Novosti. L'ambassadeur sud-ossète en Russie Dmitri Medoïev s'est vu refuser un visa d'entrée en France d'où il entendait se rendre à Bruxelles pour le congrès constitutif de l'Association internationale des communautés ossètes (Renaissance), a annoncé jeudi à RIA Novosti Oleg Koudoukhov, de l'association.

"C'est seulement hier que nous avons appris que le visa avait été malheureusement refusé à l'ambassadeur", a indiqué M.Koudoukhov élu lors du congrès président de l'association.

Et de préciser que M.Medoïev avait demandé le visa à la France d'où il aurait ensuite dû se rendre en Belgique pour le congrès.

L'association a été créée par des organisations non gouvernementales (ONG) d'Ossètes de Russie, de France, de Belgique et d'Allemagne afin de conjuguer les efforts des communautés ossètes en Occident pour promouvoir la langue, la culture et les traditions ossètes, pour faire valoir les intérêts du peuple ossète à l'étranger et contribuer à la reconnaissance de l'Ossétie du Sud, dont l'indépendance a été reconnue par la Russie, le Nicaragua et le Venezuela.

Les pays de l'Union européenne (UE), dont la Belgique, ne reconnaissent pas l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

La Russie a reconnu l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie après une offensive de Tbilissi en août 2008 contre l'Ossétie du Sud, l'armée géorgienne ayant détruit Tskhinvali, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée.

La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à contraindre la Géorgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Son exemple a par la suite été suivi par le Nicaragua et le Venezuela.

http://fr.rian.ru/world/20091029/123769538.html

Constantin Brailoiu (1893-1958)

 

Constantin Brailoiu est né à Bucarest dans une famille aristocratique originaire d'Olténie. À l'âge de 14 ans, il part à Vienne, puis en Suisse romande et à Paris pour y suivre une formation musicale : il se destine alors à une carrière de compositeur, comme en témoignent quelques œuvres de jeunesse. De retour en Roumanie en 1914, il enseigne l'histoire de la musique et l'esthétique musicale à l'Académie royale de musique. Mais la découverte des musiques populaires rurales de sa Roumanie natale allait bouleverser sa carrière et progressivement l'orienter vers ce qu'on appelait à l'époque le folklore musical.

En 1928, il crée à Bucarest les Archives de folklore de la Société des compositeurs roumains. La même année, il intègre l'« équipe sociologique » du professeur Dimitrie Gusti, au sein de laquelle il effectue ses premières enquêtes de terrain dans les villages roumains : Fundu Moldovei en Bucovine (dès 1928), puis Dragus en Transylvanie (dès 1929) et enfin Runcu en Olténie (dès 1930).

Les années suivantes, Brailoiu multiplie les collectes musicales dans toutes les régions de Roumanie, développant sur cette base une pensée et une œuvre scientifique d'une acuité remarquable. Sa première publication importante, Esquisse d'une méthode de folklore musical, parue en 1931, marque un tournant dans le développement de cette discipline qui s'appelera par la suite l'ethnomusicologie. Elle sera suivie de nombreuses autres sur des questions aussi variées que les rythmes, les échelles musicales, la poésie chantée, les rites funéraires ou la création musicale collective.

En 1943, Brailoiu est nommé conseiller culturel auprès de la Légation roumaine à Berne. Sentant la situation politique de son pays se détériorer, il décide de rester en Suisse : il ne retournera en fait plus jamais dans sa chère Roumanie natale. À Genève, il rencontre Eugène Pittard, alors directeur du Musée d'ethnographie, avec qui il fonde l'année suivante les Archives internationales de musique populaire (AIMP). En 1948, il devient également maître de conférence au CNRS à Paris. Il est dès lors invité à participer à de nombreux colloques dans toute l'Europe.

Brailoiu consacre les quinze dernières années de sa vie à un travail titanesque : accumuler à Genève des enregistrements de musiques du monde entier, à partir desquelles il édite notamment sa fameuse Collection universelle de musique populaire enregistrée (1951-1958), une série de 40 disques 78 tours aujourd'hui rééditée en CD. Ses écrits les plus importants datent aussi de cette époque, de même que ses dernières missions sur le terrain (en Macédoine, aux Asturies et dans le Banat yougoslave). Il décède à Genève le 20 décembre 1958.

Brailoiu est à juste titre considéré comme un des pères de l'ethnomusicologie contemporaine. Ses écrits majeurs ont été réunis en 1973 dans un livre, Problèmes d'ethnomusicologie, considéré comme un des grands classiques de la discipline. Quant aux archives qu'il a fondées à Genève, elles n'ont cessé de s'accroître, constituant aujourd'hui un des fonds documentaires ethnomusicologiques les plus importants d'Europe.

Le fonds Brailoiu ou une mémoire sonore pour la sauvegarde des identités

 

 

Les Archives internationales de musique populaire

Une mine de documents musicaux

Le catalogue informatique du fonds Brailoiu présente 3028 enregistrements réunis par Constantin Brailoiu au MEG de 1944 à 1958.
Ce fonds universel présente notamment des copies de collections historiques et prestigieuses :

•  une sélection d'enregistrements effectués en Roumanie de 1928 à 1943 par Brailoiu et ses collaborateurs (537 plages) ;
•  l'intégrale de la collection Ogoué-Congo, réalisée en 1946 par Gilbert Rouget et Alain Didier pour le Musée de l'Homme de Paris (101 plages) ;
•  les enregistrements effectués par Marguerite Lobsiger-Dellenbach lors de la première expédition suisse au Népal en 1952 (97 plages) ;
•  la série « Música de los cultos africanos en Cuba » de Lydia Cabrera, publiée en 1957 dans la collection du Musée de l'Homme (38 plages) ;
•  la collection « Folk Music of the United States » (1934-1944) publiée par Alan Lomax pour la Library of Congress (249 plages).

 

Ce fonds constitue en outre la matière première à partir de laquelle Brailoiu élabora sa fameuse Collection universelle de musique populaire (1951-1958).

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3. L'utilisation de la base de données des collections est autorisée à des fins de recherche et d'usage personnel.
4. Toute extraction, reproduction, impression, publication ou citation de textes ou de sons ne peut se faire sans l'accord préalable écrit des AIMP (aimp.meg@ville-ge.ch).

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VOIR AUSSI: Les Archives internationales de musique populaire

28.10.2009

Mémoires de guerre

 

Amin Wardak est le fils d'un grand soufi et appartient à une famille qui règne depuis des siècles sur la province qui porte son nom. Après une enfance heureuse dans le château de son père et des études au lycée français et à la faculté de Lettres de Kaboul, il prend les armes contre le pouvoir communiste avant l'invasion soviétique et, pendant l'été 1979, libère son territoire. Il organise la résistance; dès lors, le Wardak restera imprenable. Forte tête, il ne se laisse diriger que par son propre code d'honneur et sa foi. En 1992, Amin Wardak entre en vainqueur dans Kaboul avec les autres commandants, mais bientôt, quand une lutte interne entre les partis victorieux rend l'unité impossible, il marque son désaccord et retourne dans sa province, puis s'exile en France, afin d'échapper aux menaces de mort proférées contre lui.

JesusFranco
ZENTROPA

Giovinezza!

 


"Renouant avec la camaraderie de la guerre, le squadrisme y ajoute une exaltation de fête dangereuse. Comme naguère à Fiume, c’est là, au cours des expéditions, que se dessine le caractère festif et religieux qui sera celui du fascisme. La squadra n’est pas seulement une troupe d’assaut, c’est une communauté cimentée par la foi et le danger. Pour un nouvel adhérent, la première expédition a valeur de rite initiatique. Il doit montrer s’il est digne ou non de porter la chemise noire. Son intronisation est sanctionnée par un serment, selon un rituel instauré à Fiume par D’Annunzio. La cérémonie du serment est religieuse et guerrière. Elle se déroule la nuit, à la lueur des torches. Elle s’accompagne de l’appel des morts, moment culminant du cérémonial.
"Place Cavour, se souvient un jeune squadriste, nous avons amené nos morts sur nos épaules, après avoir fait un carré avec les cercueils, et nous avons chanté Giovinezza, comme un dernier salut. Le chant s’est élevé, dur, empli de douleur. Les visages aussi se sont durcis, je dirais qu’ils ont vieilli, comme si notre jeunesse nous avait abandonnés d’un coup pour s’unir à celle, immortelle, de nos compagnons disparus." Ce culte des morts, le lien avec les vivants, resteront au centre de la liturgie fasciste.
Dans cette première période, pour affronter l’impopularité générale et la violence des foules, les fascistes ont besoin d’une forte dose de courage et de témérité. Les chiffres parlent. Au cours de la guerre civile larvée des années 1920-1921, 463 squadristes et militants fascistes seront tués isolément ou au cours d’affrontements qui font au total plus de 3 000 morts..."

Dominique Venner, Le siècle de 1914. 2005

JesusFranco
ZENTROPA

Les Cosaques de Pannwitz

 


"Superbe ouvrage que proposent les éditions normandes Heim­dal: la somme sur les unités cosaques engagées aux côtés de l’Allemagne contre Staline entre 1942 et 1945. Le livre bilingue (français/anglais), magnifiquement illustré, retrace la tragique histoire récente de ces « Cosaques sans patrie » pour reprendre le titre d’un beau roman de F. Traut publié en 1962 à La Table ronde. Apparus au XIVème siècle, les Cosaques sont les héritiers directs des peuples indo-européens de cavaliers de la steppe, Scythes et Sar­mates. Rapidement slavisés, les Cosaques serviront les Tzars en échange de libertés concrètes: statut de paysans libre et exemption d’impôt, droit d’élire leurs atamans, ignorance superbe de la propriété individuelle...

Leur mission est de défendre les frontières de l’Empire rus­se face aux Mongols; ils servent aussi dans les opérations de maintien de l’ordre face à la canaille. A la veille du coup d’état bolchevique, ils sont 5 millions répartis en 5 groupes distincts: Don, Oural, Kouban, Térek, Orenbourg. Massi­ve­ment engagés aux côtés des Blancs, ils subissent une ré­pres­sion féroce sous le régime communiste. Pour eux, l’ar­rivée des Allemands est vécue comme une libération: c’est d’ailleurs le cas d’une grande partie des peuples soumis à la botte soviétique, qu’ils soient du Caucase ou de la Bal­ti­que. Tous paieront très cher cette tentative de se libérer du joug soviétique: déportations en masse dans les camps de la mort sibériens, extermination des élites, relégation lointaine pour les survivants et calomnie généralisée... jusque chez des universitaires européens, par exemple un certain François Arzalier, communiste bon teint qui publie encore en 1990 (!) un ouvrage de propagande soviétique (et donc bourré d’inexactitudes): Les perdants. La dérive fas­cis­te des mouvements autonomistes et indépendantistes au XXème siècle (La Découverte). L’album de Fr. de Lannoy que publie Heimdal ne tombe pas dans ces travers. Rien que la qualité, la rareté des 350 documents photogra­phi­ques en fait un objet de collection: superbes gueules de cavaliers (qui ne devaient certes pas être des anges), d’of­ficiers comme ce beau reître le général von Pannwitz, ar­mement et uniformes d’un autre temps, bref l’ouvrage sau­ve tout un monde de l’oubli. Il rappelle aussi l’abjecte fé­lo­nie des Britanniques qui livrent les Cosaques aux Rouges malgré leur promesse... mais, en vrais gentlemen, gardent les chevaux. Il est vrai que les Alliés ne font rêver personne au contraire des chevaleries vaincues."

Patrick Canavan

JesusFranco
ZENTROPA

Sainte Maria Goretti

 


Maria Goretti est née à Corinaldo, en Italie, d'une famille pauvre et pieuse. En 1899, le petit lopin de terre que sa famille cultive ne suffit plus à les nourrir. Ils déménagent donc à Ferriere di Conca dans le diocèse d'Albano (Italie). La famille vit dans un logement qu'elle partage avec une autre famille, les Serenelli. Maria perd son père, emporté par la malaria, à l'âge de dix ans. C'est elle qui s'occupe de ses frères et sœurs, de la cuisine, du ménage... Très sérieuse et extrêmement pieuse, elle est appréciée des gens du village qui se cotisent pour lui offrir une robe, une Bible et une couronne pour sa première communion. Sa mère et son frère Angelo (neuf ans) travaillent aux champs toute la journée. Le contrat de travail qu'ils ont signé sans le comprendre (ils ne savent pas lire) les désavantage.
A l'âge de onze ans, Maria Goretti est déjà très jolie. Elle fait aussi plus que son âge, d'où son surnom de « petite femme ». Alessandro Serenelli, dix-neuf ans, profitant du fait qu'elle est souvent seule, se met à la poursuivre de ses assiduités. La jeune fille se réfugie dans la prière, son seul recours, n'osant pas en parler à sa mère, mais elle prend garde à ne jamais rester seule avec le jeune homme. Le 5 juillet 1902, alors qu'elle reprise une chemise dans la maison (seule avec sa petite sœur qui fait la sieste; le reste de la famille étant aux champs), Alessandro arrive et entraîne la jeune fille dans la cuisine. Cette dernière se débat tellement qu'il en devient fou de rage. Vexé de ne pas parvenir à vaincre la résistance de Maria, il l'attaque et la poignarde à quatorze reprises.
L'enfant est transportée à l'hôpital où elle meurt le lendemain, après avoir reçu la Communion pour la dernière fois. Avant de lui donner l'hostie, le prêtre lui demanda si elle pardonnait à son agresseur. Elle répondit : « Oui, pour l'amour de Jésus, je pardonne. Je veux qu'il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi, je lui ai déjà pardonné ». Elle meurt le 6 juillet à trois heures de l'après-midi.
Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison pour son crime. Il refusa de se repentir pendant plusieurs années. Une nuit, en 1910, il rêva que Maria lui offrait quatorze lys. Ce rêve lui fit réaliser le mal qu'il avait fait et il se repentit. Après sa libération, qui intervint après vingt-sept années de détention, il alla voir la mère de Maria, Assunta, et la supplia de lui pardonner. Elle accepta et ils assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion l'un à côté de l'autre. Alessandro Serenelli devint alors un frère laïc capucin.  La loi de l'État de Pennsylvanie qui dispose qu'une victime de viol doit prouver s'être défendue physiquement pour que son agresseur soit poursuivi s'appelle officieusement « loi St. Maria Goretti ».

JesusFranco
ZENTROPA

Les Hmongs sur Radio Bandiera Nera

ZENTROPA

Freedom Fighters

ZENTROPA

Freedom Fighters

ZENTROPA

27.10.2009

Ramura carpatină a Protolimbii boreale: indoieuropeana timpurie. Ştiaţi că centrul civilizaţiei indoeuropene este în Carpaţi?

Carpaţii - nucleul din care s-au revărsat toţi indoeuropenii

Carpaţii - nucleul din care s-au revărsat toţi indoeuropenii

Redescopăr în biblioteca mea o carte mai veche, apărută în 1986, sub egida Institutului de Lingvistică al Academiei de Ştiinţe a URSS (secţiunea din Leningrad), la editura „Nauka”, semnată de marele indoeuropenist rus Nikolai Dmitrievici Andreev şi intitulată Protolimba indoeuropeană timpurie (Ranne-indoevropeiski praiazâk). Volumul cuprinde un repertoriu complet al rădăcinilor cuvintelor indoeuropene, arborii lor semantici şi ilustrări ale acestora, precum şi o expunere a principiilor care au stat la baza analizei, o caracterizare a grupurilor semantice şi un studiu privind evoluţia tipologică a protolimbii indoeuropene. Reprezentând o contribuţie deosebită adusă indoeuropenisticii, această preţioasă lucrare nu a fost totuşi tradusă vreodată în limba română.

Parcurgând acum din nou toate sublinierile şi notele făcute de mine mai bine de două decenii în urmă, m-am gândit că ar fi potrivit să le propun cititorilor acestui blog traducerea unui pasaj care cu siguranţă i-ar putea interesa pe unii, cel puţin pe cei preocupaţi de indoeuropenistică. Afirmaţiile de mai jos ale lui N. D. Andreev îmi par la fel de importante ca şi cele făcute de cercetătoarea americană de origine lituaniană Marija Gimbutas cu referire la civilizaţia spaţiul carpatin, ca nucleu al lumii indoeuropene.

În partea de concluzii, subcapitolul „Protolimba indoeuropeană timpurie (IET) în timp şi în spaţiu” de la pagina 277, reputatul lingvist rus susţine:

Analiza sistemului de protoseme al Protolimbii Boreale (PB), la care am recurs în compartimentele anterioare ale acestui capitol, ne permite datarea epocii boreale cu sfârşitul pleistocenului superior pe scara geologică şi cu sfârşitul paleoliticului superior pe linia istorică a dezvoltării sociale. Respectiv, timpul apariţiei şi al începutului evoluţiei de sine stătătoare a protolimbii IET este determinat geologic ca secţiunea inferioară a holocenului, iar istorco-social – ca procesul de tranziţie de la paleoliticul superior către mezolitic şi perioada mezoliticului timpuriu.

În plan geografic arealul de răspândire a Protolimbii Boreale ni se prezintă ca întinzându-se de la Rin până în Altai; respectiv, acea parte a triburilor boreale care s-a individualizat ca purtătoare a ramurii altaice a PB practica nomadismul între Ural şi Altai; o altă parte, devenită mai târziu purtătoare a ramurii uraliene s-a distribuit între Ural şi Nipru.

Cât priveşte însă triburile a căror limbă a devenit cu timpul protolimba IET, acestea se aflau între Rin şi Nipru, având în centru o zonă latitudinală care cuprindea dinspre sud şi dinspre nord Carpaţii Occidentali (Apuseni) şi pe cei Orientali (Răsăriteni). Astfel încât pentru protolimba care a intrat în istoria ştiinţei cu numele de indoeuropeană, când ne referim la acea perioadă străveche a existenţei sale despre care am tratat aici, sunt la fel de potrivite nomenclatural două desemnări: pe de o parte, în plan diacronic, această protolimbă trebuie numită indoeuropeana timpurie; pe de altă parte, în plan lingvistico-spaţial, ea poate fi numită ramura carpatină a protolimbii boreale.

http://cubreacov.wordpress.com/2009/10/22/ramura-carpatin...

Eurasian Secret Services Daily Review 26.10.2009

Tzvetan Tzvetanov

REVIEW TOPICS:
Bulgaria’s Interior Minister blames former Prime Minister for what happens in State Agency for National Security
Bulgarian secret service’s report on destructive influence of persons on ministries and state administration reportedly disappeared
Bulgaria’s Prime Minister called for arrest of his predecessor over missing classified security service’s report
Planting agents in criminal circles will prevent new kidnappings: former Bulgaria’s security service director
Moldovan security services refused version of Transdniestria trace in Chisinau act of terrorism 
President of Belarus expanded on tasks of Presidential Security Service, people’s safety at mass events
Russian Federal Security Service continuing investigation of Altyn case: facts of illegal activity in Turkey revealed
Court hearings re-opened in Dubai on assassination of former Russian GRU Chechen battalion commander

Read more: http://www.axisglobe.com/article.asp?article=1933

Eurasian Secret Services Daily Report 19.10.2009

Gheorghe Mihai, new director of Moldovan SIS

REVIEW TOPICS:
Tbilisi considers former TV Imedi producer as lost agent of Russian security service – news agency
Who is the new chief of Moldovan intelligence agency?
Poland’s phone-tapping scandal puts more pressure on government
Latvian newspaper comes out with allegations about CIA secret facility in Daugavpils prison
Serbian security services intensifying hunt for war crimes fugitives
Kazakhstan National Security Committee vice-head speaks out on safety of Asian Games
Four Islamist militants killed in Tajikistan in security forces operation
Kyrgyzstan partially sealed state border with Tajikistan, security service involved in chasing insurgents

Tbilisi considers former TV Imedi producer as lost agent of Russian security service – news agency
The citizen of Georgia Badri Afanasyev applied for political asylum in Russia at the end of the last week, daily Nezavisimaya gazeta writes today. Having surrendered to the Russian

   
 
 

border guards at Yarag-Kazmalyar check point of the Azerbaijan side of state border, he presented himself as an employee of the Georgian broadcasting company Imedi and told that he had problems with secret services in Georgia because of contacts with opposition and also because of unwillingness to compromise the former owner of the Imedi, the late businessman Badri Patarkatsishvili.
The broadcasting company Imedi officially declared that Afanasyev had worked with the Imedi as a producer, but «had left several years ago». It appeared that he did not simply leave the company, as he had taken also the budget of a television serial.
News agency Georgia-Online, referring to sources (evidently in the security services of Georgia), confirmed that Afanasyev „did not work in the Imedi for the last five years, and a criminal case for plunder in especially large sizes had been brought against him". The news agency marked that according to available information, Afanasyev already for a long time was in Russia, and the information distributed by the Russian mass media only served as the next „black PR”.
Georgia-Online also noted that Afanasyev „had been seen in the country (Georgia) after he had run away with money allocated for shooting of the film". He reportedly used to come often to Georgia and easy moved around despite of the criminal case brought against him. The sources of the agency assume that probably the Russian Federal Security service (FSB) has deduced the agent who already was under the control of counterintelligence of Georgia as he often spoke in private conversations about his actions.

Who is the new chief of Moldovan intelligence agency?
The new Moldovan government is an arduously negotiated power-sharing arrangement among the four parties of the Alliance for European Integration (AEI) that also includes Marian Lupu's Democratic Party and Serafim Urecheanu's Our Moldova. This cabinet under Prime Minister Vlad Filat, opposed by the Communist Party of Moldova, took office on September 25.
With the composition of the new government Artur Reshetnikov was dismissed from the post of Director of the Information and Security Service (SIS, Serviciului de Informaþii ºi Securitate) and replaced by Colonel Gheorghe Mihai as the new security chief, news agency Infotag reports. The post of SIS head is held for five years.
Mihai, a 59-year-old former ISS officer, was sworn in immediately after appointment, and started fulfilling his duties. He had headed the Operative Division of the SIS in 2007.
Gheorghe Mihai graduated from Moldova Technical University and started his career as a motor

   
 
 

engineer at a Briceni town enterprise of the state fruit and vegetable processing corporation, online paper Moldova.org expands. He then served in the Soviet army, and back home was invited to work as chief of the industry, construction and transport department at the Briceni district committee of the Moldova Communist Party. Eventually Mihai became a KGB officer, and was sent for studying to the KGB high school in Minsk (Belarus), which he graduated from in 1979. Subsequently he was the KGB Chief of Moldova’s Hincesti district, and eventually grew up to the Head of the Operative Department at the Information and Security Service after the collapse of the USSR. In December 2007, he was dismissed from service and enlisted in the SIS reserve.
Mihai stated to journalists that Moldova's security services should be working in strict accordance with norms and standards of a law-governed state, and "we shall be ensuring security and interests of the Moldovan state according to the Constitution and laws". Moldova.org cites the parliamentary speaker Mihai Ghimpu who said in the parliament that the Republic of Moldova had long needed an SIS director who would spare citizens of fear, so that they could be sure nobody is persecuting them or tapping their phones. Ghimpu called Gheorghe Mihai a real professional, an intellectual who understands that freedom and human rights are the key issue.

Poland’s phone-tapping scandal puts more pressure on government
AIA already wrote last week about the scandal in Poland when it was revealed that the Internal Security Agency (ABW) had been wiretapping journalists.
Polish Radio reported today that resignations were being called for as a result of this revelation. Bogdan Rymanowski, a journalist of the commercial television TVN and one of the alleged victims of the wire tapping, stressed that his fundamental rights had been broken if his phone conversations had been listened to without proper court permission.
It is alleged that in July 2008, ABW tapped telephone conversations between journalists from TVN and Rzeczpospolita and another journalist, Wojciech Sumliñski, then working for the TVP state television channel - who was being investigated for trying to sell parts of a confidential report on the actions of the military secret services.
Daily Rzeczpospolita, which originally revealed the wiretapping in its report last weekend, says that, by law, the recordings and transcripts should have been destroyed if they found nothing illegal had occurred. This was not done. It is also being alleged that the deputy head of the Internal Security Agency, Jacek Maka, tried to use the information in the telephone calls in a private legal case against the newspaper.
On the pretext of examining irregularities regarding the liquidation of the Military Information Services (WSI), the tapped Cezar Gmyza, investigative journalist from the daily Rzeczpospolita, and Bogdan Rymanowski, journalist of the TV station TVN24. In an article published in Rzeczpospolita last year, Gmyza revealed a history behind the attempted suicide of an investigative journalist Wojciech Sumliñski.
In May 2008, the district court in Warsaw decided to allow the arrest of Sumliñski in connection with corruption charges. He was accused of selling the annex of the top secret report on the WSI’s liquidation. Sumliñski claimed he was innocent and attempted to commit suicide on July 30 in a church because he was afraid of being arrested. Before the unsuccessful suicidal attempt, he had sent a letter to newspapers, in which he accused Jacek Maka of taking revenge on him for gathering documents about Maka illegally obtaining an apartment.

Latvian newspaper comes out with allegations about CIA secret facility in Daugavpils prison
A secret United States CIA prison existed for a spell in the second largest urban centre of the Baltic state of Latvia, according to the version of newspaper Seichas, issued in Daugavpils.
It was a year ago, when combining the two prisons located in the city, Grivas and Daugavpils (known as the White Swan) prisons, it was revealed that 50 prisoners were registered in none of these prisons, journalist Igor Amelko marked in his article.
Between 2001and 2005 in the vicinity of the Lithuanian capital of Vilnius a secret CIA prison was allegedly arranged in abandoned Soviet army bunkers. Prisoners on terrorism charges who

   
 
 

were "hidden" there disappeared later. The paper has a simple answer, they were moved from Vilnius to the White Swan prison in Daugavpils.
Combining the prisons in Daugavpils, it was suddenly discovered the White Swan prison supply invoices showing that the prison has received all the required for 50 more prisoners than were housed there according to the official documents. The head of Daugavpils prison Valery Tverdov claims that there have been no "unlisted" prisoners in the prison.
The press in Daugavpils have different opinion, believing to the fact of the 50 unbooked persons. The journalists have been marking that the Minister of Justice of Latvia Gaidis Berzins was aware of those 50 prisoners and since their appearance in Daugavpils all the information about them is classified and is not allowed to "dope".
The daily Seichas marks that the 50 "secret" prisoners were kept separately from other prisoners. They all had separate cells and seven to eight metres stroll-yard, zoned off from the rest of the prison’s territory, the paper notes.

Serbian security services intensifying hunt for war crimes fugitives
The Serbian Military Security Agency and Security Intelligence Agency are using all available resources to locate and search for the two remaining Hague indictees – General Ratko Mladic and Goran Hadzic, representatives of those agencies stated at a seminar organized by the Association of European Journalists in Serbia, with the support of the Norwegian Embassy in Belgrad.
According to Serbian Radio, the Head of the Security Intelligence Agency Cabinet Jovan Stojic and official of the Military Agency Colonel Dejan Jankovic have underlined at the seminar on the reports from the intelligence and security sector that the goal of all military and civilian security agencies and state bodies is to resolve the problem of Hague fugitives. According to Jankovic, the location of Mladic and Hadzic is considered by the two agencies as one of their most important tasks.
Serbian security officials underline that their agencies have stepped up the search for Europe's most wanted war crimes fugitive, Ratko Mladic. Large search for him was recently carried out near Novi Sad, according to daily Blic.
Serbian Defense Minister Dragan Sutanovac has stated that the Military Security Agency, as a member of the Action Team for Cooperation with Hague Tribunal, is exerting maximum efforts in search for Ratko Mladic and Goran Hadzic. Sutanovac said that nobody from his ministry is in contact with the Hague fugitives. There are 55,000 military pensioners in Serbia and the ministry cannot guarantee that none of them is in contact with the indictees, Sutanovac stressed, but pointed out that the Ministry is not involved in protecting any of them, after the signing of an agreement on the further integration of civilian and military health protection.
Colonel Jankovic of the military intelligence service said that the state security "want this problem (the arrest of the fugitives) to be resolved as soon as possible."
Serbian government officials in charge of the hunt for Mladic and Hadzic have said they expect the two be arrested by the end of this year.
They said they were optimistic about what they said is newly established co-operation in the search between Serbia's civilian and military intelligence services.

Kazakhstan National Security Committee vice-head speaks out on safety of Asian Games
The Shanghai Organization of Countries Regional Antiterrorist Structure (RATS) will provide safety of Guanchzhou Asian Games in Shanghai and Winter Asian Games 2011 in Astana and Almaty, the First Vice Chairman of the Kazakhstan National Security Committee (KNB) Adil Shayahmetov told the 15th session of SCO RATS Council in Tashkent, Kazakhstan Today agency reports, citing official mass media of Kazakhstan.
"The summit participants, the leaders of the SCO member states, highly assessed the work of this structure and the held anti-terrorism exercises. The exercises Norak-Antiterror-2009 were held in Tajikistan this year," Shayahmetov expanded.
The KNB official noted that next year, the Executive Committee and SCO RATS Council would assist the Peoples Republic of China to carry out World Expo 2010 Exhibition and Guanchzhou Asian Games in Shanghai. He added that they would also assist Kazakhstan during Winter Asian Games 2011, according to Kazakhstan Today.

Four Islamist militants killed in Tajikistan in security forces operation
Four activists of the Islamic Movement of Uzbekistan (IDU) have been killed by security forces and another has been detained, news agency Interfax reports from Dushanbe, referring to Tajikistan's Deputy Interior Minister Tokhir Normatov.
The official said that a sweep operation had been carried out outside Isfara, a religiously conservative district 440 kilometers northwest of Dushanbe, on the border between Uzbekistan and Kyrgyzstan, in which four IDU militants were killed and another was detained, and a large amount of ammunition and arms was seized. The militants could have been those who had crossed into Kyrgyzstan recently, but not from Tajik territory, he also said.
Normatov added that among these militants supposedly was one of those who killed the head of the Isfara police department's criminal investigation group Lt. Col. Saidmurod Saidov on September 18.
The Kyrgyz border service reported on October 15 that unidentified gunmen had crossed into the village of Kocho-Karyn from Tajikistan and opened fire at Kyrgyz border guards and then fled. No one was injured in the fighting. Tajik border guards denied claims the gunmen had crossed into Kyrgyzstan from Tajikistan.
Isfara city prosecutor Orif Umarov told Radio Free Europe/Radio Liberty Tajik Service that the identities of the men would not be made public until an investigation is completed. Umarov said police and security forces had been hunting the men since 2006. Since early 2009, Tajik security forces have been conducting searches for more than 20 IDU members in Isfara.
Over the past few months, several clashes have been reported between security services and alleged IDU militants in impoverished Tajikistan, Kyrgyzstan and Uzbekistan, all ex-Soviet republics north of Afghanistan.
Intelligence officials in Pakistan and Washington last month said IDU leader Tahir Yuldash was believed to have been killed by a US missile strike in Pakistan's South Waziristan region in late August. The Taliban have denied the claim.

Kyrgyzstan partially sealed state border with Tajikistan, security service involved in chasing insurgents
Separate parts of Kyrgyz-Tajik border have been sealed, news agency 24.kg reported, referring to public relations department of the Kyrgyz Border Service.
Batken border unit tightened security on the state border following penetration of armed criminals from the territory of Tajikistan, 24.kg says. The Kyrgyz Border Service jointly with the National Security Committee, Interior and Defense Ministries, were carrying out sweep operation at the time. The criminals supposedly went into hiding in Tajik enclave of Vorukh, news agency notes.
Kyrgyz border guards are continuing their search for armed insurgents who entered Kyrgyz territory from neighboring Tajikistan, according to Radio Free Europe/Radio Liberty Kyrgyz Service. The group reportedly consists of some eight to fourteen armed people who opened fire on Kyrgyz border guards on October 14 and moved into the mountains along the border. They were reportedly being chased by Tajik security forces when they crossed into Kyrgyzstan, RFE/RL adds.
Earlier the Kyrgyz border guards revealed a grenade and four backpacks at the scene of a recent shoot-out in Kocho-Karyn village of Batken region, 24.kg expands. Kyrgyz border guards together with National Security Committee units have been continuing searching through the incident area.

http://www.axisglobe.com/article.asp?article=1928 

La Légion étrangère du Duce

Des Cosaques, des Croates et des Slovènes anticommunistes, mais aussi des Serbes, des Arabes et des Indiens ont combattu pour l’Axe. Qui étaient-ils ? Pourquoi le firent-ils ? C’est ce que nous relate Stefano Fabei.

Il y a déjà quelques mois qu’est en librairie La Legione straniera di Mussolini (La Légion étrangère de Mussolini) le dernier livre de Stefano Fabei publié chez Mursia. Livre qui constitue la première histoire des collaborations militaires étrangères dont l’Italie fasciste bénéficia pendant la deuxième guerre mondiale.

Ce furent des Cosaques, des Croates et des Slovènes qui luttaient contre le communisme, des Serbes orthodoxes qui devaient se défendre des Croates catholiques, des Dalmates et des Maltais qui voulaient écrire une autre page du Risorgimento italien. Ce furent aussi des Indiens qui espéraient obtenir l’indépendance, ainsi que des Arabes auxquels l’auteur a déjà consacré trois ouvrages approfondis publiés chez le même éditeur à partir de 2002. Une année avant que l’intellectuel néo-libéral Paul Berman, auteur de Terreur et libéralisme, dénonce la parenté liant l’extrémisme islamique, le fascisme et le national-socialisme, parut Il fascio, la svastica e la mezza luna (Le fascisme,la svastika et le croissant), un ouvrage dans lequel Fabei relatait les rapports que l’Italie de Mussolini et l’Allemagne d’Hitler eurent, dans les années 1930-1940, avec les mouvements de libération arabe et musulmans du tiers-monde. Il révéla ainsi au grand public, comment de nombreux nationalistes arabes se rangèrent au côté de l’Axe soit par sympathie idéologique, soit dans le but de recevoir une aide concrète, financière et militaire, dans la lutte de libération qu’ils menaient contre les colonialismes français et britanniques.

Après ce premier livre, traduit et diffusé en France (Le Faisceau, la croix gammée et le croissant, Akribeia Saint-Genis-Laval, 2006), Fabei publia Una vita per la Palestina, storia del Gran Mufti di Gerusalemme (Une vie pour la Palestine, histoire du Grand Mufti de Jérusalem, Mursia, 2003) et Mussolini e la resistenza palestinese, (Mussolini et la résistance palestinienne, Mursia, 2005), ouvrages qui furent respectivement préfacés par les deux historiens reconnus du colonialisme et de l’islam que sont Angelo Del Boca et le récemment disparu Sergio Noja Noseda.

Utilisant les archives de l’État italien, celles du ministère des Affaires étrangères et de l’état-major de l’Armée, ainsi que d’autres sources italiennes et étrangères, Stefano Fabei a acquis une solide réputation de spécialiste de l’histoire du Proche et Moyen-Orient. Sa trilogie a le mérite de nous offrir un cadre précis et détaillé, des « liaisons dangereuses » entre les régimes totalitaires et les milieux nationalistes et musulmans de la nation arabe, du Maroc jusqu’à l’Irak et à la Palestine, dont le principal metteur en scène fut le Grand Mufti de Jérusalem.

Dans son premier livre Stefano Fabei enquête sur la formation et sur l’idéologie des alliés arabes de l’Axe durant la seconde guerre mondiale, ainsi que sur leurs relations avec l’Italie et l’Allemagne ; il nous informe aussi sur la séduction que l’islam exerçait sur Hitler et Mussolini, sur le soutien de Rome et Berlin à la cause arabe, sur les milliers de volontaires mahométans des républiques musulmanes de l’Union soviétique et de la Yougoslavie qui s’enrôlèrent dans la Wehrmacht et dans les Waffen SS pour combattre les forces communistes aux ordres de Staline et de Tito. Une attention particulière est donnée, dans ce volume, en dehors du Grand Mufti de Jérusalem, à d’autres leaders arabes parmi lesquels l’irakien Rachid Ali al-Kaylani, le tunisien Habib Bourguiba, les égyptiens Abdel Nasser et Anwar Sadat, les syriens Shakib Arslan, Antun Saadeh et Michel Aflak.

Avec Una vita per la Palestina (Une vie pour la Palestine) Fabei nous propose un ouvrage sur le père fondateur du mouvement national palestinien, Amin al-Husayni, un homme à la forte personnalité et, précisément pour cela, sujet à des jugements historiques discordants, avant et après sa mort (Beyrouth, 4 juillet 1974). Dans cette biographie l’auteur reconstruit année après année - avec de nombreux détails – la vie et l’œuvre du Grand Mufti de Jérusalem : une existence dense en événements et en contacts diplomatiques à tous les niveaux. Leader presque incontesté des palestiniens avant l’émergence de Yasser Arafat, le Grand Mufti fut un homme aux multiples visages. Pragmatique et sans préjugés, il se fit, selon le moment, des alliés forts divers de Mussolini à Hitler, de Nasser au roi Hussein de Jordanie, de Malcom X à Chou en Lai. Stefano Fabei montre aussi combien fut grande l’influence du Mufti, et combien elle persiste jusqu’à nos jours, en affirmant : « Il n’y a presque rien dans la doctrine de l’Organisation pour la libération de la Palestine et dans la Charte du Conseil national palestinien qui n’a pas été préalablement conçu ou directement inspiré par lui »

Ce chef politique et religieux – par de nombreux aspects il occupait une position assez semblable à celles du cheik Ahmed Yacine et d’Hassan Nasrallah –est, avec le Duce, le personnage central du troisième volume de la trilogie, Mussolini e la resistenza palestinese (Mussolini et la résistance palestinienne). Dans ce livre, après avoir reconstitué la naissance et le développement du nationalisme arabe, du nationalisme palestinien et du sionisme, Stefano Fabei nous relate comment, entre 1936 et 1938, l’Italie versa au Mufti, leader de la révolte contre la Grande Bretagne et les sionistes, plus de 138000 livres sterling (soit en valeur actuelle près de 10 millions d’euros). Il nous apprend que cette contribution fut décidée par le Duce non seulement en soutien du nationalisme arabe et en fonction d’arguments anti-britanniques, mais aussi en souvenir de l’anti-colonialisme du jeune Mussolini socialiste-révolutionnaire et du premier fascisme et pour ne pas se faire dépasser par Hitler dans la solidarité avec les arabes ! Nous découvrons en outre, à la lecture de ce livre, que le ministre des Affaires étrangères italien décida aussi de l’envoi d’armes et de munitions aux mujâhidîn de la première grande intifâda. Fabei remet en pleine lumière un aspect souvent intentionnellement ignorée de la politique moyen-orientale italienne des années trente, quand « l’Italie fut le premier État européen à soutenir d’une manière concrète la lutte de libération du peuple palestinien contre le mandat britannique et contre le projet sioniste en Terre sainte. » L’appui fasciste à la grande révolte palestinienne étant offert en vue d’un objectif géopolitique global qui était de recourir à tous les moyens pour exercer des pressions sur l’Angleterre et parvenir avec elle à un accord général.

L’ouvrage de Fabei – doté d’un appareil critique précis, d’un glossaire des termes arabes et d’une copieuse bibliothèque de référence - est utile non seulement pour découvrir un aspect particulier du fascisme, du national-socialisme et de leurs politiques étrangères, mais aussi pour comprendre l’actualité du Moyen-Orient et les racines du combat actuel entre une partie de l’Islam et l’Occident.

Revenant à La Legione straniere de Mussolini, nous en proposons ci-dessous des extraits de son introduction dans laquelle l’auteur résume d’une manière synthétique l’ouvrage :

« Pendant la deuxième guerre mondiale, comme d’autres puissances belligérantes, à commencer par l’Allemagne, l’Italie disposa aussi de sa “Légion étrangère”, c’est-à-dire d’un certain nombre d’hommes de diverses nationalités qui choisirent de s’engager dans ses forces armées. Les circonstances et les objectifs qui amenèrent ceux-ci à combattre avec, pour et à côté des Italiens furent diverses.

Pour certains il s’agissait de passer de la triste condition de prisonniers de guerre à celle de membres du premier noyau de l’armée de libération de son pays, tel fut le cas des volontaires arabes et indiens rassemblés dans le Raggrupzmento centri militari qui espéraient être l’avant-garde de leurs peuples, conduisant les forces de l’Axe à la libération du monde arabe et du sous-continent indien.

Pour d’autres, comme ce fut le cas des Serbes orthodoxes, se ranger aux côtés de l’armée royale fut un choix imposé par la nouvelle réalité issue du démembrement de la Yougoslavie et par la nécessité de se défendre face aux persécutions organisées par les croates catholiques. Il y eut aussi chez eux des raisons idéologiques comme la lutte contre le communisme et la défense de l’orthodoxie et de l’idée d’une grande Serbie.

L’opposition aux partisans de Tito fut l’élément décisif qui amena les Dalmates, les Slovènes et les Croates à s’engager dans les rangs italiens. Dans quelque cas ce qui fut déterminant fut l’adhésion aux idéaux du fascisme, un fascisme décliné localement selon des exigences nationales spécifiques et, par conséquent, porté souvent à se confronter avec les autres nationalismes de la zone balkanique où, pour les forces d’occupations italiennes, la situation se présenta, dès les premiers mois de 1942, de manière plutôt difficile et où la nécessité de s’opposer à la résistance les porta à chercher la collaboration des mouvements anticommunistes, soit pour combattre les partisans, soit pour créer un consensus populaire favorable à l’occupation.

Dans un contexte complètement différent, l’idéal seul fut la raison qui poussa quelques dizaines de Maltais à s’enrôler sous le drapeau d’une Italie qu’il considéraient être leur patrie et a laquelle ils espéraient que Malte serait unie une fois les Anglais chassé ».

Un chercheur de la Nasa arrêté pour tentative d'espionnage pour Israël

Un scientifique américain qui a travaillé à la Nasa, au Pentagone et à la Maison Blanche, a été arrêté lundi aux Etats-Unis pour tentative d'espionnage, alors qu'il envisageait de travailler pour le compte d'Israël, a annoncé le ministère de la Justice dans un communiqué.

Selon le ministère, ce scientifique de 52 ans a été contacté par un policier du FBI se faisant passer pour un agent du renseignement israélien et a accepté de lui fournir des informations classées secret défense en échange d'argent.

Titulaire d'un doctorat en astronomie au MIT, prestigieuse université technologique du Massachusetts (nord-est), l'homme a travaillé à la Maison Blanche en 1989 et 1990, puis au ministère de l'Energie entre 1990 et 1999, où il disposait d'une autorisation spéciale lui donnant accès à des documents top secret, notamment concernant les armes nucléaires.

Il a ensuite créé une association à but non lucratif au travers de laquelle il a participé entre 2000 et 2006 à "plusieurs accords de développement de technologies avancées pour le gouvernement américain".

"Entre 1989 et 2006, il avait accès à des informations classées top secret et, régulièrement, à des documents classés en lien avec la défense américaine", a résumé le ministère.

Plus proche de l'Europe que la Croatie...

Selon l'agence de presse Guysen.International.News, le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana aurait déclaré, mercredi 21 octobre, à Jérusalem devant un parterre de personnalités des milieux politiques et d'affaires : ''Israël est plus proche de l'Union européenne que ne l'est la Croatie (...) Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions".