05.11.2009

Juppé, Renan et la Nation

Alain Juppé, représentant de la droite - qui est bête par essence, mais tout de même pas aussi bête qu'une gauche qui ne désigne pas le mouvement communiste résultant des contradictions mortelles entre les classes fondamentales - a publié sur son blog http://www.al1jup.com/ le papier suivant:

 

Qu’est-ce qu’une Nation?

Les définitions de la Nation sont nombreuses. Il me semble que celle qu’en a donnée Ernest RENAN, dans sa très belle conférence du 11 mars 1982, reste indépassable. Je retrouve plusieurs citations de ce texte dans mon cours à l’ENAP de Québec:

“L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation.”

Ou  encore:   “L’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses…Aucun citoyen français ne sait s’il est burgonde, alain, wisigoth…”

” Une nation est un principe spirituel, une famille spirituelle, non un groupe déterminé par la configuration du sol.”

Et surtout:  “Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment de sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible: le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie.”

Pour conclure:   “Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé. Elles finiront… A l’heure présente, l’existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté qui serait perdue si le monde n’avait qu’une loi et qu’un maître.”

Tout est dit. A quoi bon relancer un débat?

 

 

Il faut certes lancer un débat, mais pas celui auquel pensent Juppé et ses anciens amis au gouvernement. Il faut lancer l'autre débat, celui, crucial, qui questionne non pas le contenu de l'identité nationale (ou régionale, ou européenne), mais ce qui précisément fait que ce débat soit invoqué. On sait en effet que l'identité ne forme l'objet d'un questionnement que lorsqu'elle-même ne jouit plus de l'évidence que constitue aussi bien le riche legs de souvenirs que le désir de vivre ensemble. Ainsi les Français, mais de même tous leurs contemporains occidentaux, ne savent plus vraiment de quoi ils sont les héritiers, ni même de ce dont ils veulent hériter. Et par-dessus tout, ils ne savent plus s'ils veulent ou non partager un destin commun avec ces autres, que la dictature de l'économie a implantés dans leurs quartiers.

C'est le débat crucial puisqu'il permettrait à tous de se rendre compte que l'existence de la nation n'est plus bonne, ni même nécessaire, au régime d'exploitation moderne. Elle forme désormais un vieil accessoire, une tapisserie mal fichue dont s'est servie la bourgeoisie montante en son temps. A présent, l'élite mondialisée n'a que faire d'une nation. Son destin ne concerne que la communauté des décideurs, des financiers,  des hauts fonctionnaires, des bouffons-artistes cooptés et des putes de luxe. Ses souvenirs sont tenus par les bilans comptables des grandes entreprises, son désir de vivre ensemble se manifeste dans les restaurants les plus chics de Londres, Dubai, New York ou Singapour. Ils parlent tous la langue des affaires, partagent la même religion du profit, les mêmes valeurs du commerce, le même espace déterritorialisé.  Leurs goûts se ressemblent, leurs ennemis sont les mêmes. Ils forment ainsi la seule nation véritablement nouvelle et florissante, et leur identité ne souffre par conséquent aucun questionnement inquiet.

Contre la néo-nation des grands fonctionnaires du Capital, on doit s'attendre à ce que les peuples, ou ce qu'il en reste, réinvestissent tous les mythes mobilisateurs, tout ce qui peut rassembler des hommes volontaires, pour les arracher à leur esclavage et les jeter contre les  centrales du divertissement et les forces armées de la domination. L'un de ces mythes était la nation, et l'homme providentiel qui devait la sauver. Un autre, celui du soulèvement de masse, de la grève générale. Quoi qu'il en soit, il n'est pas dit que l'homme révolté doive être oublieux de son passé et indifférent à son prochain. L'homme de la révolte qui vient ne sera pas le même que celui, apathique, à qui l'on faisait célébrer le déclin de ce que les propriétaires de la société du commerce voulaient considérer comme moribond et moisi. Le révolutionnaire sera probablement bien pourvu en identité, puisque dans la guerre de la liberté, il l'aura reprise à ceux qui lui l'avaient confisquée au nom du Progrès et de la modernité.

 

http://dissidence.hautetfort.com/

Pourquoi il est de bon ton de détester Berlusconi

 

 

Au sujet d'un voyage secret de Berlusconi en Russie, on peut lire dans le Corriere della Sera, édition en ligne du 21 octobre 2009:

 

Un viaggio commentato da Massimo D'Alema con una battuta: Berlusconi, ha detto l'ex ministro degli Esteri parlando a "Otto e mezzo", frequenta la Russia più di quanto facessero gli uomini del Pci durante la guerra fredda. «Ci andavamo meno frequentemente di quanto Berlusconi vada a trovare Putin. La politica estera italiana in questo momento conta su due rapporti speciali, uno con Putin e l'altro con Gheddafi. Non ho nulla contro questi rapporti, ma forse l'Italia dovrebbe avere anche altri rapporti privilegiati»

 

traduction:

Un voyage commenté par Massimo D'Alema [figure de premier plan de la Gauche italienne] avec humour: Berlusconi, a déclaré l'ancien ministre des affaires étrangères au cours de l'émission "Otto e mezzo", fréquente la Russie davantage que ne la fréquentaient les hommes du Pci durant la guerre froide. "Nous y allions moins fréquemment que Berlusconi et ses visites à Poutine. La politique extérieure italienne, en ce moment, compte sur deux rapports spéciaux, un avec Poutine et l'autre avec Gheddafi. Je n'ai rien contre ces rapports, mais peut-être l'Italie devrait-elle avoir aussi d'autres rapports privilégiés."

 

Il faut être un analphabète en politique pour ne pas comprendre le sens de ces paroles. D'Alema, et à travers lui la Gauche italienne, souhaite que l'Italie revienne pleinement dans le giron américain - lequel comprend évidemment l'Europe, qui dans sa dimension politique peut se comparer à une crotte de moucheron. Voilà en fait ce qui, en ce qui concerne l'Italie, seul compte aux yeux de l'oligarchie nationale et internationale qui tient le gouvernail d'une mondialisation sécurisée par les armées US et ses serviteurs, légitimée par ses télévisions, et financée par l'exploitation de millions d'esclaves salariés.

C'est donc à la lumière de ces considérations que l'on doit juger les campagnes incessantes qui sont menées par les grands médias et les intellectuels du pouvoir contre Berlusconi. Il faut abattre un homme qui, du fond de sa nullité morale et culturelle, a néanmoins accompli ce que personne depuis Craxi n'avait osé faire, à savoir tirer un peu fort sur la laisse qui garde l'Italie sous le contrôle du maître US.

 

lien vers l'article:

http://www.corriere.it/politica/09_ottobre_20/rutelli_via...

 

http://dissidence.hautetfort.com/

Le crépuscule du dollar

 

Un article du journaliste indépendant Robert Fisk, où il est question de la fin de l'hégémonie US. Une information capitale, évidemment noyée sous un déluge de désinformation, qui évoque de façon indirecte la disparition de l'american way of life, et partant une reconfiguration fondamentale de l'imaginaire des peuples soumis à la dictature de la forme-capitale, à commencer par les Européens. Mais l'effondrement d'un monde où l'argent et la notoriété sont portés au pinacle ne va pas sans l'effondrement du paradigme politique occidental, où les factions adverses de l'oligarchie supra-nationale - la Nouvelle Classe (Zinoviev) - se distribuent les rôles entre gauche et droite.

L'heure arrive donc où, à la faveur du désordre et de l'ébranlement des vieilles idoles, provoqués par les contradictions mortelles du capitalisme, les esclaves qui meurent de faim et ceux du Centre qui meurent d'ennui pourront à nouveau tenter un nouvel assaut aux citadelles de ce monde qui nous paraît déjà si vieux, à ses bourses, ses banques, ses parlements, ses industries médiatiques, culturelles et militaires. Pour les pauvres, rien ne se joue ailleurs que dans le mouvement de négation de l'ensemble des conditions présentes. Le reste, tout le reste, y compris et surtout les luttes "citoyennes", "altermondialistes" et autres mascarades du même tonneau où s'abreuve la classe moyenne-sup-instruite-bobo-degauche - la classe de la collaboration dans la joie et la bonne conscience -, est à écarter absolument.

L'article:

http://www.independent.co.uk/news/business/news/the-demis...

 

http://dissidence.hautetfort.com/

Gomorra

 

Gomorra est un film italien de Matteo Garrone sorti en 2008. D'après le livre éponyme de Roberto Saviano, Gomorra traite du crime organisé par les familles de la camorra napolitaine. Avec un parti pris de réalisme, le film suit les histoires entremêlées de sept personnages confrontés à la mafia et à la violence quotidienne dans les faubourgs de Naples (Scampia, Secondigliano, …).

Lire la suite: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gomorra

04.11.2009

La mort de Claude Lévi-Strauss

L'ethnologue Claude Lévi-Strauss est décédé en fin de semaine dernière à l'âge de 100 ans, a t-on appris mardi. Ses obsèques ont eu lieu lundi en toute intimité, à Lignerolles en Côte-d'Or. Né le 28 novembre 1908, Claude Lévi-Strauss a exercé une influence considérable sur les sciences humaines du XXè siècle. Il est notamment l'auteur de Tristes Tropiques (1955). Philosophe de formation, ce pionnier du structuralisme qui arpentait le monde pour en étudier les mythes, ce précurseur dans le domaine de l'écologie a notamment oeuvré à la réhabilitation de la pensée primitive. Voici le portrait que Pierre-Henri Tavoillot dressait du grand homme dans Le Point du 24 avril 2008 :

Jusqu'au mois d'octobre 2007, Claude Lévi-Strauss continuait à se rendre deux fois par semaine à son bureau du laboratoire d'anthropologie sociale au Collège de France. L'accès n'est pas facile ; il faut prendre un petit escalier en colimaçon. La pièce domine la bibliothèque de recherche et une large fenêtre s'ouvre sur les jeunes chercheurs qui y travaillent. Le maître les contemple et ils contemplent le maître. C'est ce "regard éloigné" et surplombant qui semble le mieux définir le grand ethnologue. L'âge n'est pas en cause, même s'il reconnaît appartenir à un autre temps : "Mon oeuvre termine une époque ; elle est encore ancrée dans le XIXe siècle". C'est surtout l'absence de toute complaisance envers son époque comme envers lui-même qui frappe chez lui : "J'ai le sentiment de n'avoir pas fait ce que j'aurais dû", avoue-t-il. Son rêve pour une vie réussie : "L'art, et surtout la musique", parce qu'"elle se suffit à elle-même" et n'a pas besoin de discours d'accompagnement. On dit que sa tétralogie sur les mythes sauvages (les quatre volumes des "Mythologiques") est composée comme un opéra ; mais "ce n'est qu'un ersatz", regrette-t-il.

Est-ce cette distance critique qui lui a permis de traverser aussi bien les époques et les modes ? Celui qui reste aujourd'hui comme le dernier monstre sacré de la grande époque structuraliste voit les hommages et les études biographiques se multiplier. La pensée de Lévi-Strauss est-elle passée dans le domaine public, s'est-elle diluée dans l'air du temps ou conserve-t-elle intacte sa puissance de séduction ?

La cause des "primitifs"

Le premier apport incontestable de Lévi-Strauss aura été de contribuer à tordre le cou à la vision ethnocentrique des civilisations telle qu'elle était encore véhiculée par la philosophie marxiste de l'histoire : les "primitifs" seraient une étape "culturellement sous-développée" de l'humanité. Aujourd'hui que la valorisation des identités et des différences culturelles est devenue un dogme, on a du mal à mesurer l'importance de cette critique. Et pourtant, sans que nous y prenions garde, le fond de cette conception n'a pas disparu, ne serait-ce que dans l'idée, spontanée, que les sociétés sauvages seraient "plus proches de la nature" que les sociétés civilisées. Que l'on perçoive l'absence de civilisation comme un défaut (idéologie du progrès) ou comme une vertu (critique de la modernité), la même idée sous-jacente est présente : les primitifs relèvent plus de la nature que de la culture. C'est contre cela que Lévi-Strauss concentre sa critique : ces sociétés ne représentent pas un stade infantile et inférieur de l'humanité-Lévy-Bruhl parlait en 1910 d'une "mentalité prélogique" -, mais des organisations complexes qui n'ont rien à envier aux nôtres en termes d'élaboration intellectuelle et culturelle. Ce sont les formes de cette culture sauvage que Lévi-Strauss va mettre au jour dans deux directions principales : l'analyse anthropologique des structures de parenté et l'analyse idéologique du récit mythologique, c'est-à-dire les faits sociaux fondamentaux et les discours collectifs qui les accompagnent.

Sociologie et idéologie des sociétés sauvages

La première entrée dans la culture sauvage s'opère par l'étude des systèmes de parenté comme base première de la reproduction sociale. Au départ de toute société et de toute culture, il y a une nomenclature des êtres sociaux classés en deux groupes : les conjoints possibles et les conjoints prohibés. L'emblème fondamental de cet ordre est la prohibition de l'inceste, comportement immuable par-delà la diversité des sociétés humaines. Lévi-Strauss y perçoit le plus petit élément culturel dans le fond naturel : "La prohibition de l'inceste, écrit-il, exprime le passage du fait naturel de la consanguinité au fait culturel de l'alliance... [...] elle est, à la fois, au seuil de la culture, dans la culture et en un sens la culture elle-même." C'est à partir de cette analyse que Lévi-Strauss construit le schéma de son maître livre : "Les structures élémentaires de la parenté" (1949).
A cette première approche de la culture sauvage viendra s'ajouter l'étude des discours mythologiques qui lui donnent sens : tel est l'objet de "La pensée sauvage" (1962), puis, à partir de 1964, des quatre volumes des "Mythologiques", pour lesquels il recueille un matériau ethnographique considérable de récits amérindiens. Là encore, Lévi-Strauss va s'attacher à mettre au jour des structures fondamentales, les "mythèmes", éléments d'une grammaire des mythes qui lui permettront d'envisager une interprétation d'ensemble. Leur fonction principale, montre-t-il, est de raconter et de mettre en scène la différence entre la nature et la culture. Ainsi va-t-il repérer comment les récits mythiques apportent l'explication de l'origine de la cuisson des aliments, opération culturelle par excellence puisqu'il s'agit de faire passer les aliments du cru au cuit (culture) en évitant la dégradation du cru au pourri (nature). Le message mythologique n'est plus du tout anecdotique ou seulement pittoresque ; il est essentiel, voire vital : la vie humaine et sociale doit se préserver de deux dangers également menaçants, celui d'une nature sans culture (où tout serait voué au pourrissement) et celui d'une culture sans nature (où les ressources se tariraient ou brûleraient du feu de la technique). Les deux excès conduiraient inexorablement à la famine et à la disparition. Le mythe raconte à la fois cette fragilité et la nécessité de maintenir cet équilibre instable : bref, une forme de vision du monde et... de sagesse.

Critiques et controverses


On comprend que cette oeuvre vaste, située au carrefour des sciences de la nature et des sciences humaines, repoussant la version sclérosée de la philosophie pour mieux en assumer les interrogations fondamentales, ait autant fasciné. On comprend aussi qu'elle ait suscité tant de contestations, qui aujourd'hui s'effacent dans l'unanimité de l'hommage. Rappelons-en pourtant les quatre principales.

Il y aurait d'abord chez lui une certaine forme de scientisme. Et, en effet, la volonté de mettre de l'exactitude dans les sciences, dites "molles", de l'homme et de la société rattache Lévi-Strauss à la tradition sociologique française qui, d'Auguste Comte à Emile Durkheim, a caressé le projet de traiter "les faits sociaux comme des choses" . Le danger pourtant est clair : à vouloir fonder l'objectivité des sciences de l'homme sur le modèle des sciences de la nature, ne court-on le risque de perdre ce qui fait la spécificité du monde humain, fait d'intentions, de choix, bref, de liberté ? Pourtant, avec le recul, Lévi-Strauss se défend de cette prétention : sans illusion sur la possibilité de parvenir à une "physique sociale", il souhaitait à l'époque "contribuer plus modestement à mettre un peu d'ordre" dans les sciences humaines et surtout à les rendre autonomes d'une philosophie idéaliste et abstraite, qu'il a toujours détestée : "La philosophie , écrivait-il dans "L'homme nu" [1971], a trop longtemps réussi à tenir les sciences humaines emprisonnées dans un cercle, en ne leur permettant d'apercevoir pour la conscience d'autre objet d'étude que la conscience elle-même [...] Ce qu'après Rousseau, Marx, Durkheim, Saussure et Freud cherche à accomplir le structuralisme, c'est dévoiler à la conscience un objet autre : donc la mettre, vis-à-vis des phénomènes humains, dans une position comparable à celle dont les sciences physiques et naturelles ont fait preuve qu'elle seule pouvait permettre à la connaissance de s'exercer."

Deuxième reproche fait à son oeuvre : l'oubli de l'Histoire. En insistant sur les structures éternelles, le structuralisme aurait contribué à dénier toute espèce d'importance à la succession des événements : "La mythologie comme la musique sont des machines à supprimer le temps" , écrivait-il dans "Le cru et le cuit" (1964). Lévi-Strauss refuse pourtant cette objection : "Rien ne me passionne davantage que l'histoire ; c'est même l'objet principal de mon activité de lecteur." En fait, ce qu'il visait alors, c'était moins l'histoire comme récit de la contingence des faits passés que la philosophie idéaliste de l'Histoire qui régnait alors, c'est-à-dire cette espèce de prophétisation de l'advenu, fondée sur ce raisonnement spécieux : il était nécessaire que cela arrivât, la preuve, c'est arrivé !

L'accusation de relativisme lui a été faite à la suite de sa conférence sur " Race et Histoire " prononcée en 1951 à la tribune de l'Unesco. On lui reprochait alors de confondre dans une même dénonciation impérialisme et universalisme et d'interdire ainsi la constitution d'un cadre juridique commun à l'humanité. Voici comment il évaluait quelques années plus tard cette prise de position : "J'ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d'autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j'ai l'impression que le mouvement s'est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l'explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture" (propos recueillis par Dominique-Antoine Grisoni, "Un dictionnaire intime", in Magazine littéraire , hors-série, 2003).

Il admet en revanche la dernière critique, celle qui relève son puissant pessimisme. A ses yeux, rien n'invite à se réjouir : le spectacle de la disparition corps et biens du continent mythologique, des sociétés sauvages et de pans entiers de la culture humaine n'est guère propice à une vision euphorique du devenir humain. Pas plus que la frénésie civilisationnelle de l'homme contemporain à augmenter sa propre puissance et sa propre maîtrise. Après le crépuscule des dieux, celui des hommes serait-il venu ?

On le perçoit, à travers ces polémiques, l'oeuvre de Lévi-Strauss est riche, ample et protéiforme. Si elle a tracé son sillon sans tenir compte de l'air du temps et parfois à contre-courant, elle l'a aussi profondément influencé. Sans doute est-il encore trop tôt pour mesurer sa postérité, mais l'on peut être, à cet égard tout au moins, raisonnablement plus optimiste que son auteur.

lepoint.fr

http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-03/la-mort-de-claud...

03.11.2009

Soviet Story

 

 

 

 

 

 

 

The Soviet Story is a 2008 documentary film about Soviet Communism and Soviet-German collaboration before 1941 written and directed by Edvīns Šnore and sponsored by the UEN Group in the European Parliament.

The film features interviews with western and Russian historians such as Norman Davies and Boris Sokolov, Russian writer Viktor Suvorov, Soviet dissident Vladimir Bukovsky, members of the European Parliament and the participants, as well as the victims of Soviet terror.

The film argues that there were close philosophical, political and organizational connections between the Nazi and Soviet systems before and during the early stages of World War II.[1] It highlights the Great Purge as well as the Great Famine, Molotov–Ribbentrop Pact, Katyn massacre, Gestapo-NKVD collaboration, Soviet mass deportations and medical experiments in the GULAG.

The film has attracted praise and criticism from academic historians[citation needed] and political commentators.

The Economist review of The Soviet Story praises the film by saying

"Soviet Story" is the most powerful antidote yet to the sanitisation of the past. The film is gripping, audacious and uncompromising. [...] The main aim of the film is to show the close connections—philosophical, political and organisational—between the Nazi and Soviet systems.[1]

It concludes its review by calling the documentary "a sharply provocative work".[1]

Various Members of the European Parliament (MEPs) who were interviewed for the film [2] , have expressed views in favour of it. According to the Latvian MEPs Inese Vaidere and Ģirts Valdis Kristovskis writing in Parliament Magazine:

The Soviet Story makes a significant contribution to the establishment of a common understanding of history and brings us closer to the truth about the tragic events of the 20th century. A common understanding of history among the member states is crucial for the future of the whole EU.[3]

Both Vaidere and Kristovskis represent the UEN group which actively supported the production of the film.[4]

After watching the film, Finnish MEP Ari Vatanen gave the following comment:

It is a powerful message. Thank you for telling the truth. It will awaken people.[5] ... We cannot build a humanity if we close our eyes to this kind of massacres. Our possibility is to serve justice to those people.[6]

British MEP Christopher Beazley commented:

This film is very important. It's a very powerful representation of what took place in Poland, in Latvia and the other Central European countries.[7]

Also Vytautas Landsbergis, MEP and the former Head of the Lithuanian Seimas (Parliament), assessed The Soviet Story as

a world class film, which should be shown to the world[8]

Likewise, Latvia's Minister of Justice, Gaidis Bērziņš (TB/LNNK), has said that, because of its important historical message, he would encourage the Ministry of Education to have the film shown in all schools in Latvia.[9]

MEP from Latvia Tatjana Ždanoka, who opposed Latvia's independence from the Soviet Union and ran as a candidate of the largest Russian political bloc in Latvia,[10] regards the film as a "propagandistic odd job, which is given out to be "a new word in history".[11] She also thought that "the second part of the film is pure political PR": while the first part of the film pictures the point of view of some historians, contemporary politicians criticize modern Russia in the end of the film.[11] Ždanoka also noted that "a lot of attention was devoted to the partnership of the German and Russian military. This is followed by a jump forward in time to the 1940s, with a mass-meeting of Vlasovites is shown against a background of swastika".[11]

The film prompted negative reactions from Russian organizations, press, and politicians. According to the "European Voice" newspaper, Russians are infuriated by the film which reveals the extent of Nazi and Soviet collaboration[12]

On May 17, 2008 the Russian pro-governmental youth organization Young Russia (Russian: Россия Молодая) organized the protest "Let's not allow the rewriting of history!" (Russian: "Не дадим переписать историю!")[13] in front of the Embassy of Latvia in Moscow. An effigy representing Edvīns Šnore was burnt during the protest.[14]

Latvian political scientist and cultural commentator Ivars Ījabs offers a mixed review of The Soviet Story. On one hand, it is a well-made and "effective piece of cinematic propaganda in the good sense of this word", whose message is clearly presented to the audience. On the other hand, Ījabs does not agree with a number of historical interpretations in the film, asserting that it contains errors. For example, Ījabs states that, "In late 1930s Hitler did not yet plan a systematic genocide against the Jews", as it is suggested in the film; "Everybody knows that this decision was made in 1942 at the Wannsee Conference in Berlin." Furthermore, Ījabs comments on the notion in the film voiced by the British literary historian George Watson of Cambridge University that Karl Marx is "the ancestor of the modern political genocide"[15]. Ījabs says: "To present Karl Marx as the "progenitor of modern genocide is simply to lie". Ījabs admits, however, Marx using the term "racial trash" (Völkerabfälle) in relation to a number of small European nations.[16]

In Finland the film was shown in events organized by the irredentist group ProKarelia.[17][18][18][19] A criminal complaint by Johan Bäckman, member of the Finnish Anti-Fascist Committee[20] against ProKarelia has lead to a criminal investigation on suspicion of showing violent scenes to minors, incitement to ethnic or racial hatred and propaganda of violence.[21][22][23] The Finnish Film inspector authority, however, did not find the film's content offensive and authorized its showing in Finland.[24] Johan Bäckman also protested against the screening of The Soviet Story on the Estonian National TV. He asked the Estonian police to start a criminal investiagion. The Police, however, turned down Bäckman's request and refused to initiate a criminal investigation "due to the lack of crime".[25]

The New York Times in its review of the documentary stated

The film is not dispassionate scholarship; Mr. Snore, who is Latvian, and his backers (including some members of the European Parliament) obviously have an agenda, though to the casual American viewer it may not be clear what it is.[26]

A number of critics condemned the film even before its premiere.[27] Boris Tsilevich, a Latvian member of parliament representing Harmony Centre, stated that it was a "typical propaganda" and its release was timed to coincide with the 2009 Latvian elections for the European Parliament.[27]

A Russian historian with alleged FSB affiliation[28][29], Alexander Dyukov has been the most vocal critic of the documentary. His first reaction on the film was this: "After watching two thirds of the film, I had only one wish: to kill its director and to burn down the Latvian Embassy."[30] As a result of Dyukov's statements a criminal investigation has been initiated against him in Latvia.[31] Asked to comment on the case, Latvian Foreign Minister Maris Riekstins commented that Alexander Dyukov might be a "mentally unstable personality".[32]

Alexander Dyukov expressed his opinion that the film is a propaganda piece which makes false claims and utilises distorted quotes and statistics.[33]

Moscow State institute of International relations' website admitted that Dyukov's activities regarding the film "are of provocative character".[34] Since Alexander Dyukov publicly criticized the film on TV and in the Russian newspapers even before seeing the actual film, some of his statements about the film proved to be not true. He alleged, for example, that Arseny Roginsky, head of the "Memorial" society took part in the film.[35] In fact, according to the official website of the film, Arseny Roginsky did not take part in the film.[36] Roginsky himself, however, neither confirmed nor denied his participation, claiming he sees too many journalists each day to remember if Latvian team coming to Memorial was talking to him that day. He also added that "no historian, if he's not completely out of his mind, would pronounce the rubbish authors speak about in their film", calling the idea of NKVD-Gestapo accord a "delirium that can only be accepted by a very badly educated person".[37]

Dyukov alleges inconsistencies in the film and questions the credibility of some of the film sequences and conclusions of some of the Russian and Western historians interviewed in the film.[38] Izvestia reported[39] that the part of the film pertaining to medical experiments in the GULAG used Sergey Melnikoff's web-site "GULAG: With a camera among the camps" as a source[40], which Dyukov maintains is not trustworthy.[41]. Dyukov also alleges in the same report that the document supporting the Gestapo-NKVD partnership hypothesis presented in the film, the secret Gestapo-NKVD agreement of November 11, 1938, is a fake.[39]

On the basis of Dyukov's statements, Russian daily Izvestia alleged that the Nazi-Soviet collaboration document (1938) shown in the film was a fake because its text contained mistakes. It was alleged that the document mistakenly mentioned Reinhard Heydrich as Reichsführer-SS and Heinrich Müller as Brigadeführer.[43].

In fact, as it is clearly seen 49 minutes into the "Soviet Story" DVD, the above-mentioned document referred to Reinhard Heydrich as SS-Gruppenführer and Heinrich Müller as Standartenführer, which he was in 1938.[36]

Dyukov also criticized the film for showing a famous photo which was widely published in Europe by the Nansen committee in 1922 and which bears the name "Brothers in misfortune" (Russian: Братья по несчастью). The photo which shows a starving boy feeding another starving boy was taken during famine in Russia in 1922, however in The Soviet Story, according to Dyukov, the boys are presented as victims of the famine in Ukraine.[44]

Irina Yarovaya, Russian MP, member of the General Council of the ruling “United Russia” party, declared that “The Soviet Story” film “glorifies Estonian Nazi collaborators, those who killed people in Khatyn and in Pskov region”.[45][46]

In response to Yarovaya's statement, Mart Laar wrote: "It is indeed impressive how much wrong can be put into one sentence. First, Estonians did not kill anyone in Khatyn and, secondly, the specific crime commited in Khatyn is not mentioned in the film at all... This gives the impression that Yarovaya, actually, has not seen the film."[47]

It must be added that no part of the film talks or even mentions Estonian Nazi collaborators.[36] Moreover, the film's director has clearly stated: "The Soviet Story condemns Fascism/Nazism.[...] The Soviet Story also reflects a point of view which is not shared by the Kremlin. As a result, the film is labeled as Fascist propaganda, even if the film describes Hitler and Nazism as criminal."[48]

Russian State News Agency, RIA Novosti reported: "The film shows the alleged victims of Stalinist repression: the corpses piled in stacks and covered with logs. In fact these photographs were taken by the Soviets in 1944 and represent the victims of the Nazi atrocities in Klooga concentration camp in Estonia and in Yanovskaya camp near Lvov."[42] This accusation was reproduced by such news outlets as Vzglyad[49] and Vesti.kz[50][51] .

The alleged scene from the Klooga concentration camp showing corpses piled in stacks for burning does not appear in the film.[36]

Film Festivals and Awards

The film has been screened in the following film festivals:

  • 2008 Boston Film Festival, USA – "The Soviet Story" received the “ Mass Impact Award”
  • 2008 KinoLev Film Festival - Lviv, Ukraine
  • 2008 Black Nights Film Festival – Tallinn, Estonia
  • 2008 Arsenals Film Festival - Riga, Latvia
  • 2008 Promitey Film Festival - Tbilisi, Georgia
  • 2008 Baltic Film Festival – Berlin, Germany
  • 2009 Sedona International Film Festival – Sedona, Arizona, USA
  • 2009 Mene Tekel festival - Prague, Czech Republic
  • 2009 Politicsonfilm Film Festival - Washington, USA

In 2009 the film has been nominated for the biannual Latvian National Film Award Lielais Kristaps in the "Best Documentary" category.[52]

In 2008 the President of Latvia, Valdis Zatlers awarded the director of the film, Edvins Snore with the Order of the Three Stars.

In 2009 Edvins Snore for creating the film "The Soviet Story" received the Estonian Order of the Cross of Terra Mariana[53].

Bibliography

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http://en.wikipedia.org/wiki/The_Soviet_Story

 

Website:

http://www.sovietstory.com/

Heureux qui comme Edouard


Édouard, un jeune cadre ambitieux, vient d'être engagé par la multinationale Cresus Inc, temple moderne de la recherche du profit. Il va devenir la nouvelle star de la croissance à tout prix et entraîner un choeur absurde de syndicalistes, d'actionnaires et de patrons jusqu'au paroxysme de la grande mélodie libérale.

Réalisation : Vincent Burgevin, Franck Lebon, 2007
Interprètes : Boris Vigneron (Edouard), Jennifer Colin (la manageuse), Patrick de Valette (le directeur financier), Jérôme Bruno (le délégué syndical), Denis Hubleur (le SDF)

Palmarès :
Lutin des meilleurs costumes, des meilleurs décors, de la meilleure musique originale, du meilleur son au Festival les Lutins du court métrage en 2008.

Genre : comédie musicale
Pays : France

Année : 2007

Durée : 21'

Voir les autres extraits:

http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=heureux+qu...

Voir le site du film et les extraits:

http://www.edouard-lefilm.com/

Télécharger le film:

http://www.edouard-lefilm.com/Telecharger_le_film.html

02.11.2009

В Тбилиси пьяные американские военные подрались с горожанами

09:49 Росбалт

ТБИЛИСИ, 2 ноября. В грузинской столице американские военные в штатском подрались с местными жителями. Как сообщает «Грузия Online», инцидент произошел накануне у гостиницы «Варази» в Тбилиси.

По словам очевидцев, у трех американских военных, находившихся в нетрезвом состоянии, произошла словесная перепалка с двумя прохожими, за чем последовало физическое оскорбление, переросшее в драку.

Согласно сообщению, во время инцидента иностранцы не были в военной форме. Очевидцы рассказали, что на лестницах гостиницы «Варази» были видны следы крови. Также, как говорят очевидцы, во время инцидента один из американцев ударил гражданина Грузии бутылкой.

На месте происшествия работали представители правоохранительных структур и военная полиция. Официальные лица комментариев по поводу случившегося не дают.

Напомним, с сентября группа инструкторов корпуса морских пехотинцев США начала подготовку грузинских военных, направляемых в Афганистан.

На днях на грузинской военной базе Вазиани завершились совместные военные учения Грузии и США «Немедленный ответ». На показательных учениях, которые имитировали миротворческую операцию, присутствовали представители руководства Минобороны, вооруженных сил США и СМИ. Учения для подготовки грузинских военных к участию в миротворческих миссиях под условным названием «Немедленный ответ» проводились в Грузии с 26 октября.

Учения являются частью программы, цель которой — подготовить грузинских военных для участия в операции по содействию международной безопасности в Афганистане. На этом этапе вооруженные силы Грузии пройдут чрезвычайную подготовку к контртеррористической операции. Контртеррористические операции грузинские военные проведут совместно с американскими военнослужащими.

http://news.mail.ru/incident/3013285/

30.10.2009

Pas de visa d'entrée en France pour l'ambassadeur sud-ossète en Russie

 

BRUXELLES, 29 octobre - RIA Novosti. L'ambassadeur sud-ossète en Russie Dmitri Medoïev s'est vu refuser un visa d'entrée en France d'où il entendait se rendre à Bruxelles pour le congrès constitutif de l'Association internationale des communautés ossètes (Renaissance), a annoncé jeudi à RIA Novosti Oleg Koudoukhov, de l'association.

"C'est seulement hier que nous avons appris que le visa avait été malheureusement refusé à l'ambassadeur", a indiqué M.Koudoukhov élu lors du congrès président de l'association.

Et de préciser que M.Medoïev avait demandé le visa à la France d'où il aurait ensuite dû se rendre en Belgique pour le congrès.

L'association a été créée par des organisations non gouvernementales (ONG) d'Ossètes de Russie, de France, de Belgique et d'Allemagne afin de conjuguer les efforts des communautés ossètes en Occident pour promouvoir la langue, la culture et les traditions ossètes, pour faire valoir les intérêts du peuple ossète à l'étranger et contribuer à la reconnaissance de l'Ossétie du Sud, dont l'indépendance a été reconnue par la Russie, le Nicaragua et le Venezuela.

Les pays de l'Union européenne (UE), dont la Belgique, ne reconnaissent pas l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

La Russie a reconnu l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie après une offensive de Tbilissi en août 2008 contre l'Ossétie du Sud, l'armée géorgienne ayant détruit Tskhinvali, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée.

La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à contraindre la Géorgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Son exemple a par la suite été suivi par le Nicaragua et le Venezuela.

http://fr.rian.ru/world/20091029/123769538.html

Constantin Brailoiu (1893-1958)

 

Constantin Brailoiu est né à Bucarest dans une famille aristocratique originaire d'Olténie. À l'âge de 14 ans, il part à Vienne, puis en Suisse romande et à Paris pour y suivre une formation musicale : il se destine alors à une carrière de compositeur, comme en témoignent quelques œuvres de jeunesse. De retour en Roumanie en 1914, il enseigne l'histoire de la musique et l'esthétique musicale à l'Académie royale de musique. Mais la découverte des musiques populaires rurales de sa Roumanie natale allait bouleverser sa carrière et progressivement l'orienter vers ce qu'on appelait à l'époque le folklore musical.

En 1928, il crée à Bucarest les Archives de folklore de la Société des compositeurs roumains. La même année, il intègre l'« équipe sociologique » du professeur Dimitrie Gusti, au sein de laquelle il effectue ses premières enquêtes de terrain dans les villages roumains : Fundu Moldovei en Bucovine (dès 1928), puis Dragus en Transylvanie (dès 1929) et enfin Runcu en Olténie (dès 1930).

Les années suivantes, Brailoiu multiplie les collectes musicales dans toutes les régions de Roumanie, développant sur cette base une pensée et une œuvre scientifique d'une acuité remarquable. Sa première publication importante, Esquisse d'une méthode de folklore musical, parue en 1931, marque un tournant dans le développement de cette discipline qui s'appelera par la suite l'ethnomusicologie. Elle sera suivie de nombreuses autres sur des questions aussi variées que les rythmes, les échelles musicales, la poésie chantée, les rites funéraires ou la création musicale collective.

En 1943, Brailoiu est nommé conseiller culturel auprès de la Légation roumaine à Berne. Sentant la situation politique de son pays se détériorer, il décide de rester en Suisse : il ne retournera en fait plus jamais dans sa chère Roumanie natale. À Genève, il rencontre Eugène Pittard, alors directeur du Musée d'ethnographie, avec qui il fonde l'année suivante les Archives internationales de musique populaire (AIMP). En 1948, il devient également maître de conférence au CNRS à Paris. Il est dès lors invité à participer à de nombreux colloques dans toute l'Europe.

Brailoiu consacre les quinze dernières années de sa vie à un travail titanesque : accumuler à Genève des enregistrements de musiques du monde entier, à partir desquelles il édite notamment sa fameuse Collection universelle de musique populaire enregistrée (1951-1958), une série de 40 disques 78 tours aujourd'hui rééditée en CD. Ses écrits les plus importants datent aussi de cette époque, de même que ses dernières missions sur le terrain (en Macédoine, aux Asturies et dans le Banat yougoslave). Il décède à Genève le 20 décembre 1958.

Brailoiu est à juste titre considéré comme un des pères de l'ethnomusicologie contemporaine. Ses écrits majeurs ont été réunis en 1973 dans un livre, Problèmes d'ethnomusicologie, considéré comme un des grands classiques de la discipline. Quant aux archives qu'il a fondées à Genève, elles n'ont cessé de s'accroître, constituant aujourd'hui un des fonds documentaires ethnomusicologiques les plus importants d'Europe.

Le fonds Brailoiu ou une mémoire sonore pour la sauvegarde des identités

 

 

Les Archives internationales de musique populaire

Une mine de documents musicaux

Le catalogue informatique du fonds Brailoiu présente 3028 enregistrements réunis par Constantin Brailoiu au MEG de 1944 à 1958.
Ce fonds universel présente notamment des copies de collections historiques et prestigieuses :

•  une sélection d'enregistrements effectués en Roumanie de 1928 à 1943 par Brailoiu et ses collaborateurs (537 plages) ;
•  l'intégrale de la collection Ogoué-Congo, réalisée en 1946 par Gilbert Rouget et Alain Didier pour le Musée de l'Homme de Paris (101 plages) ;
•  les enregistrements effectués par Marguerite Lobsiger-Dellenbach lors de la première expédition suisse au Népal en 1952 (97 plages) ;
•  la série « Música de los cultos africanos en Cuba » de Lydia Cabrera, publiée en 1957 dans la collection du Musée de l'Homme (38 plages) ;
•  la collection « Folk Music of the United States » (1934-1944) publiée par Alan Lomax pour la Library of Congress (249 plages).

 

Ce fonds constitue en outre la matière première à partir de laquelle Brailoiu élabora sa fameuse Collection universelle de musique populaire (1951-1958).

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VOIR AUSSI: Les Archives internationales de musique populaire

28.10.2009

Mémoires de guerre

 

Amin Wardak est le fils d'un grand soufi et appartient à une famille qui règne depuis des siècles sur la province qui porte son nom. Après une enfance heureuse dans le château de son père et des études au lycée français et à la faculté de Lettres de Kaboul, il prend les armes contre le pouvoir communiste avant l'invasion soviétique et, pendant l'été 1979, libère son territoire. Il organise la résistance; dès lors, le Wardak restera imprenable. Forte tête, il ne se laisse diriger que par son propre code d'honneur et sa foi. En 1992, Amin Wardak entre en vainqueur dans Kaboul avec les autres commandants, mais bientôt, quand une lutte interne entre les partis victorieux rend l'unité impossible, il marque son désaccord et retourne dans sa province, puis s'exile en France, afin d'échapper aux menaces de mort proférées contre lui.

JesusFranco
ZENTROPA

Giovinezza!

 


"Renouant avec la camaraderie de la guerre, le squadrisme y ajoute une exaltation de fête dangereuse. Comme naguère à Fiume, c’est là, au cours des expéditions, que se dessine le caractère festif et religieux qui sera celui du fascisme. La squadra n’est pas seulement une troupe d’assaut, c’est une communauté cimentée par la foi et le danger. Pour un nouvel adhérent, la première expédition a valeur de rite initiatique. Il doit montrer s’il est digne ou non de porter la chemise noire. Son intronisation est sanctionnée par un serment, selon un rituel instauré à Fiume par D’Annunzio. La cérémonie du serment est religieuse et guerrière. Elle se déroule la nuit, à la lueur des torches. Elle s’accompagne de l’appel des morts, moment culminant du cérémonial.
"Place Cavour, se souvient un jeune squadriste, nous avons amené nos morts sur nos épaules, après avoir fait un carré avec les cercueils, et nous avons chanté Giovinezza, comme un dernier salut. Le chant s’est élevé, dur, empli de douleur. Les visages aussi se sont durcis, je dirais qu’ils ont vieilli, comme si notre jeunesse nous avait abandonnés d’un coup pour s’unir à celle, immortelle, de nos compagnons disparus." Ce culte des morts, le lien avec les vivants, resteront au centre de la liturgie fasciste.
Dans cette première période, pour affronter l’impopularité générale et la violence des foules, les fascistes ont besoin d’une forte dose de courage et de témérité. Les chiffres parlent. Au cours de la guerre civile larvée des années 1920-1921, 463 squadristes et militants fascistes seront tués isolément ou au cours d’affrontements qui font au total plus de 3 000 morts..."

Dominique Venner, Le siècle de 1914. 2005

JesusFranco
ZENTROPA

Les Cosaques de Pannwitz

 


"Superbe ouvrage que proposent les éditions normandes Heim­dal: la somme sur les unités cosaques engagées aux côtés de l’Allemagne contre Staline entre 1942 et 1945. Le livre bilingue (français/anglais), magnifiquement illustré, retrace la tragique histoire récente de ces « Cosaques sans patrie » pour reprendre le titre d’un beau roman de F. Traut publié en 1962 à La Table ronde. Apparus au XIVème siècle, les Cosaques sont les héritiers directs des peuples indo-européens de cavaliers de la steppe, Scythes et Sar­mates. Rapidement slavisés, les Cosaques serviront les Tzars en échange de libertés concrètes: statut de paysans libre et exemption d’impôt, droit d’élire leurs atamans, ignorance superbe de la propriété individuelle...

Leur mission est de défendre les frontières de l’Empire rus­se face aux Mongols; ils servent aussi dans les opérations de maintien de l’ordre face à la canaille. A la veille du coup d’état bolchevique, ils sont 5 millions répartis en 5 groupes distincts: Don, Oural, Kouban, Térek, Orenbourg. Massi­ve­ment engagés aux côtés des Blancs, ils subissent une ré­pres­sion féroce sous le régime communiste. Pour eux, l’ar­rivée des Allemands est vécue comme une libération: c’est d’ailleurs le cas d’une grande partie des peuples soumis à la botte soviétique, qu’ils soient du Caucase ou de la Bal­ti­que. Tous paieront très cher cette tentative de se libérer du joug soviétique: déportations en masse dans les camps de la mort sibériens, extermination des élites, relégation lointaine pour les survivants et calomnie généralisée... jusque chez des universitaires européens, par exemple un certain François Arzalier, communiste bon teint qui publie encore en 1990 (!) un ouvrage de propagande soviétique (et donc bourré d’inexactitudes): Les perdants. La dérive fas­cis­te des mouvements autonomistes et indépendantistes au XXème siècle (La Découverte). L’album de Fr. de Lannoy que publie Heimdal ne tombe pas dans ces travers. Rien que la qualité, la rareté des 350 documents photogra­phi­ques en fait un objet de collection: superbes gueules de cavaliers (qui ne devaient certes pas être des anges), d’of­ficiers comme ce beau reître le général von Pannwitz, ar­mement et uniformes d’un autre temps, bref l’ouvrage sau­ve tout un monde de l’oubli. Il rappelle aussi l’abjecte fé­lo­nie des Britanniques qui livrent les Cosaques aux Rouges malgré leur promesse... mais, en vrais gentlemen, gardent les chevaux. Il est vrai que les Alliés ne font rêver personne au contraire des chevaleries vaincues."

Patrick Canavan

JesusFranco
ZENTROPA

Sainte Maria Goretti

 


Maria Goretti est née à Corinaldo, en Italie, d'une famille pauvre et pieuse. En 1899, le petit lopin de terre que sa famille cultive ne suffit plus à les nourrir. Ils déménagent donc à Ferriere di Conca dans le diocèse d'Albano (Italie). La famille vit dans un logement qu'elle partage avec une autre famille, les Serenelli. Maria perd son père, emporté par la malaria, à l'âge de dix ans. C'est elle qui s'occupe de ses frères et sœurs, de la cuisine, du ménage... Très sérieuse et extrêmement pieuse, elle est appréciée des gens du village qui se cotisent pour lui offrir une robe, une Bible et une couronne pour sa première communion. Sa mère et son frère Angelo (neuf ans) travaillent aux champs toute la journée. Le contrat de travail qu'ils ont signé sans le comprendre (ils ne savent pas lire) les désavantage.
A l'âge de onze ans, Maria Goretti est déjà très jolie. Elle fait aussi plus que son âge, d'où son surnom de « petite femme ». Alessandro Serenelli, dix-neuf ans, profitant du fait qu'elle est souvent seule, se met à la poursuivre de ses assiduités. La jeune fille se réfugie dans la prière, son seul recours, n'osant pas en parler à sa mère, mais elle prend garde à ne jamais rester seule avec le jeune homme. Le 5 juillet 1902, alors qu'elle reprise une chemise dans la maison (seule avec sa petite sœur qui fait la sieste; le reste de la famille étant aux champs), Alessandro arrive et entraîne la jeune fille dans la cuisine. Cette dernière se débat tellement qu'il en devient fou de rage. Vexé de ne pas parvenir à vaincre la résistance de Maria, il l'attaque et la poignarde à quatorze reprises.
L'enfant est transportée à l'hôpital où elle meurt le lendemain, après avoir reçu la Communion pour la dernière fois. Avant de lui donner l'hostie, le prêtre lui demanda si elle pardonnait à son agresseur. Elle répondit : « Oui, pour l'amour de Jésus, je pardonne. Je veux qu'il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi, je lui ai déjà pardonné ». Elle meurt le 6 juillet à trois heures de l'après-midi.
Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison pour son crime. Il refusa de se repentir pendant plusieurs années. Une nuit, en 1910, il rêva que Maria lui offrait quatorze lys. Ce rêve lui fit réaliser le mal qu'il avait fait et il se repentit. Après sa libération, qui intervint après vingt-sept années de détention, il alla voir la mère de Maria, Assunta, et la supplia de lui pardonner. Elle accepta et ils assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion l'un à côté de l'autre. Alessandro Serenelli devint alors un frère laïc capucin.  La loi de l'État de Pennsylvanie qui dispose qu'une victime de viol doit prouver s'être défendue physiquement pour que son agresseur soit poursuivi s'appelle officieusement « loi St. Maria Goretti ».

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27.10.2009

Ramura carpatină a Protolimbii boreale: indoieuropeana timpurie. Ştiaţi că centrul civilizaţiei indoeuropene este în Carpaţi?

Carpaţii - nucleul din care s-au revărsat toţi indoeuropenii

Carpaţii - nucleul din care s-au revărsat toţi indoeuropenii

Redescopăr în biblioteca mea o carte mai veche, apărută în 1986, sub egida Institutului de Lingvistică al Academiei de Ştiinţe a URSS (secţiunea din Leningrad), la editura „Nauka”, semnată de marele indoeuropenist rus Nikolai Dmitrievici Andreev şi intitulată Protolimba indoeuropeană timpurie (Ranne-indoevropeiski praiazâk). Volumul cuprinde un repertoriu complet al rădăcinilor cuvintelor indoeuropene, arborii lor semantici şi ilustrări ale acestora, precum şi o expunere a principiilor care au stat la baza analizei, o caracterizare a grupurilor semantice şi un studiu privind evoluţia tipologică a protolimbii indoeuropene. Reprezentând o contribuţie deosebită adusă indoeuropenisticii, această preţioasă lucrare nu a fost totuşi tradusă vreodată în limba română.

Parcurgând acum din nou toate sublinierile şi notele făcute de mine mai bine de două decenii în urmă, m-am gândit că ar fi potrivit să le propun cititorilor acestui blog traducerea unui pasaj care cu siguranţă i-ar putea interesa pe unii, cel puţin pe cei preocupaţi de indoeuropenistică. Afirmaţiile de mai jos ale lui N. D. Andreev îmi par la fel de importante ca şi cele făcute de cercetătoarea americană de origine lituaniană Marija Gimbutas cu referire la civilizaţia spaţiul carpatin, ca nucleu al lumii indoeuropene.

În partea de concluzii, subcapitolul „Protolimba indoeuropeană timpurie (IET) în timp şi în spaţiu” de la pagina 277, reputatul lingvist rus susţine:

Analiza sistemului de protoseme al Protolimbii Boreale (PB), la care am recurs în compartimentele anterioare ale acestui capitol, ne permite datarea epocii boreale cu sfârşitul pleistocenului superior pe scara geologică şi cu sfârşitul paleoliticului superior pe linia istorică a dezvoltării sociale. Respectiv, timpul apariţiei şi al începutului evoluţiei de sine stătătoare a protolimbii IET este determinat geologic ca secţiunea inferioară a holocenului, iar istorco-social – ca procesul de tranziţie de la paleoliticul superior către mezolitic şi perioada mezoliticului timpuriu.

În plan geografic arealul de răspândire a Protolimbii Boreale ni se prezintă ca întinzându-se de la Rin până în Altai; respectiv, acea parte a triburilor boreale care s-a individualizat ca purtătoare a ramurii altaice a PB practica nomadismul între Ural şi Altai; o altă parte, devenită mai târziu purtătoare a ramurii uraliene s-a distribuit între Ural şi Nipru.

Cât priveşte însă triburile a căror limbă a devenit cu timpul protolimba IET, acestea se aflau între Rin şi Nipru, având în centru o zonă latitudinală care cuprindea dinspre sud şi dinspre nord Carpaţii Occidentali (Apuseni) şi pe cei Orientali (Răsăriteni). Astfel încât pentru protolimba care a intrat în istoria ştiinţei cu numele de indoeuropeană, când ne referim la acea perioadă străveche a existenţei sale despre care am tratat aici, sunt la fel de potrivite nomenclatural două desemnări: pe de o parte, în plan diacronic, această protolimbă trebuie numită indoeuropeana timpurie; pe de altă parte, în plan lingvistico-spaţial, ea poate fi numită ramura carpatină a protolimbii boreale.

http://cubreacov.wordpress.com/2009/10/22/ramura-carpatin...

Eurasian Secret Services Daily Review 26.10.2009

Tzvetan Tzvetanov

REVIEW TOPICS:
Bulgaria’s Interior Minister blames former Prime Minister for what happens in State Agency for National Security
Bulgarian secret service’s report on destructive influence of persons on ministries and state administration reportedly disappeared
Bulgaria’s Prime Minister called for arrest of his predecessor over missing classified security service’s report
Planting agents in criminal circles will prevent new kidnappings: former Bulgaria’s security service director
Moldovan security services refused version of Transdniestria trace in Chisinau act of terrorism 
President of Belarus expanded on tasks of Presidential Security Service, people’s safety at mass events
Russian Federal Security Service continuing investigation of Altyn case: facts of illegal activity in Turkey revealed
Court hearings re-opened in Dubai on assassination of former Russian GRU Chechen battalion commander

Read more: http://www.axisglobe.com/article.asp?article=1933

Eurasian Secret Services Daily Report 19.10.2009

Gheorghe Mihai, new director of Moldovan SIS

REVIEW TOPICS:
Tbilisi considers former TV Imedi producer as lost agent of Russian security service – news agency
Who is the new chief of Moldovan intelligence agency?
Poland’s phone-tapping scandal puts more pressure on government
Latvian newspaper comes out with allegations about CIA secret facility in Daugavpils prison
Serbian security services intensifying hunt for war crimes fugitives
Kazakhstan National Security Committee vice-head speaks out on safety of Asian Games
Four Islamist militants killed in Tajikistan in security forces operation
Kyrgyzstan partially sealed state border with Tajikistan, security service involved in chasing insurgents

Tbilisi considers former TV Imedi producer as lost agent of Russian security service – news agency
The citizen of Georgia Badri Afanasyev applied for political asylum in Russia at the end of the last week, daily Nezavisimaya gazeta writes today. Having surrendered to the Russian

   
 
 

border guards at Yarag-Kazmalyar check point of the Azerbaijan side of state border, he presented himself as an employee of the Georgian broadcasting company Imedi and told that he had problems with secret services in Georgia because of contacts with opposition and also because of unwillingness to compromise the former owner of the Imedi, the late businessman Badri Patarkatsishvili.
The broadcasting company Imedi officially declared that Afanasyev had worked with the Imedi as a producer, but «had left several years ago». It appeared that he did not simply leave the company, as he had taken also the budget of a television serial.
News agency Georgia-Online, referring to sources (evidently in the security services of Georgia), confirmed that Afanasyev „did not work in the Imedi for the last five years, and a criminal case for plunder in especially large sizes had been brought against him". The news agency marked that according to available information, Afanasyev already for a long time was in Russia, and the information distributed by the Russian mass media only served as the next „black PR”.
Georgia-Online also noted that Afanasyev „had been seen in the country (Georgia) after he had run away with money allocated for shooting of the film". He reportedly used to come often to Georgia and easy moved around despite of the criminal case brought against him. The sources of the agency assume that probably the Russian Federal Security service (FSB) has deduced the agent who already was under the control of counterintelligence of Georgia as he often spoke in private conversations about his actions.

Who is the new chief of Moldovan intelligence agency?
The new Moldovan government is an arduously negotiated power-sharing arrangement among the four parties of the Alliance for European Integration (AEI) that also includes Marian Lupu's Democratic Party and Serafim Urecheanu's Our Moldova. This cabinet under Prime Minister Vlad Filat, opposed by the Communist Party of Moldova, took office on September 25.
With the composition of the new government Artur Reshetnikov was dismissed from the post of Director of the Information and Security Service (SIS, Serviciului de Informaþii ºi Securitate) and replaced by Colonel Gheorghe Mihai as the new security chief, news agency Infotag reports. The post of SIS head is held for five years.
Mihai, a 59-year-old former ISS officer, was sworn in immediately after appointment, and started fulfilling his duties. He had headed the Operative Division of the SIS in 2007.
Gheorghe Mihai graduated from Moldova Technical University and started his career as a motor

   
 
 

engineer at a Briceni town enterprise of the state fruit and vegetable processing corporation, online paper Moldova.org expands. He then served in the Soviet army, and back home was invited to work as chief of the industry, construction and transport department at the Briceni district committee of the Moldova Communist Party. Eventually Mihai became a KGB officer, and was sent for studying to the KGB high school in Minsk (Belarus), which he graduated from in 1979. Subsequently he was the KGB Chief of Moldova’s Hincesti district, and eventually grew up to the Head of the Operative Department at the Information and Security Service after the collapse of the USSR. In December 2007, he was dismissed from service and enlisted in the SIS reserve.
Mihai stated to journalists that Moldova's security services should be working in strict accordance with norms and standards of a law-governed state, and "we shall be ensuring security and interests of the Moldovan state according to the Constitution and laws". Moldova.org cites the parliamentary speaker Mihai Ghimpu who said in the parliament that the Republic of Moldova had long needed an SIS director who would spare citizens of fear, so that they could be sure nobody is persecuting them or tapping their phones. Ghimpu called Gheorghe Mihai a real professional, an intellectual who understands that freedom and human rights are the key issue.

Poland’s phone-tapping scandal puts more pressure on government
AIA already wrote last week about the scandal in Poland when it was revealed that the Internal Security Agency (ABW) had been wiretapping journalists.
Polish Radio reported today that resignations were being called for as a result of this revelation. Bogdan Rymanowski, a journalist of the commercial television TVN and one of the alleged victims of the wire tapping, stressed that his fundamental rights had been broken if his phone conversations had been listened to without proper court permission.
It is alleged that in July 2008, ABW tapped telephone conversations between journalists from TVN and Rzeczpospolita and another journalist, Wojciech Sumliñski, then working for the TVP state television channel - who was being investigated for trying to sell parts of a confidential report on the actions of the military secret services.
Daily Rzeczpospolita, which originally revealed the wiretapping in its report last weekend, says that, by law, the recordings and transcripts should have been destroyed if they found nothing illegal had occurred. This was not done. It is also being alleged that the deputy head of the Internal Security Agency, Jacek Maka, tried to use the information in the telephone calls in a private legal case against the newspaper.
On the pretext of examining irregularities regarding the liquidation of the Military Information Services (WSI), the tapped Cezar Gmyza, investigative journalist from the daily Rzeczpospolita, and Bogdan Rymanowski, journalist of the TV station TVN24. In an article published in Rzeczpospolita last year, Gmyza revealed a history behind the attempted suicide of an investigative journalist Wojciech Sumliñski.
In May 2008, the district court in Warsaw decided to allow the arrest of Sumliñski in connection with corruption charges. He was accused of selling the annex of the top secret report on the WSI’s liquidation. Sumliñski claimed he was innocent and attempted to commit suicide on July 30 in a church because he was afraid of being arrested. Before the unsuccessful suicidal attempt, he had sent a letter to newspapers, in which he accused Jacek Maka of taking revenge on him for gathering documents about Maka illegally obtaining an apartment.

Latvian newspaper comes out with allegations about CIA secret facility in Daugavpils prison
A secret United States CIA prison existed for a spell in the second largest urban centre of the Baltic state of Latvia, according to the version of newspaper Seichas, issued in Daugavpils.
It was a year ago, when combining the two prisons located in the city, Grivas and Daugavpils (known as the White Swan) prisons, it was revealed that 50 prisoners were registered in none of these prisons, journalist Igor Amelko marked in his article.
Between 2001and 2005 in the vicinity of the Lithuanian capital of Vilnius a secret CIA prison was allegedly arranged in abandoned Soviet army bunkers. Prisoners on terrorism charges who

   
 
 

were "hidden" there disappeared later. The paper has a simple answer, they were moved from Vilnius to the White Swan prison in Daugavpils.
Combining the prisons in Daugavpils, it was suddenly discovered the White Swan prison supply invoices showing that the prison has received all the required for 50 more prisoners than were housed there according to the official documents. The head of Daugavpils prison Valery Tverdov claims that there have been no "unlisted" prisoners in the prison.
The press in Daugavpils have different opinion, believing to the fact of the 50 unbooked persons. The journalists have been marking that the Minister of Justice of Latvia Gaidis Berzins was aware of those 50 prisoners and since their appearance in Daugavpils all the information about them is classified and is not allowed to "dope".
The daily Seichas marks that the 50 "secret" prisoners were kept separately from other prisoners. They all had separate cells and seven to eight metres stroll-yard, zoned off from the rest of the prison’s territory, the paper notes.

Serbian security services intensifying hunt for war crimes fugitives
The Serbian Military Security Agency and Security Intelligence Agency are using all available resources to locate and search for the two remaining Hague indictees – General Ratko Mladic and Goran Hadzic, representatives of those agencies stated at a seminar organized by the Association of European Journalists in Serbia, with the support of the Norwegian Embassy in Belgrad.
According to Serbian Radio, the Head of the Security Intelligence Agency Cabinet Jovan Stojic and official of the Military Agency Colonel Dejan Jankovic have underlined at the seminar on the reports from the intelligence and security sector that the goal of all military and civilian security agencies and state bodies is to resolve the problem of Hague fugitives. According to Jankovic, the location of Mladic and Hadzic is considered by the two agencies as one of their most important tasks.
Serbian security officials underline that their agencies have stepped up the search for Europe's most wanted war crimes fugitive, Ratko Mladic. Large search for him was recently carried out near Novi Sad, according to daily Blic.
Serbian Defense Minister Dragan Sutanovac has stated that the Military Security Agency, as a member of the Action Team for Cooperation with Hague Tribunal, is exerting maximum efforts in search for Ratko Mladic and Goran Hadzic. Sutanovac said that nobody from his ministry is in contact with the Hague fugitives. There are 55,000 military pensioners in Serbia and the ministry cannot guarantee that none of them is in contact with the indictees, Sutanovac stressed, but pointed out that the Ministry is not involved in protecting any of them, after the signing of an agreement on the further integration of civilian and military health protection.
Colonel Jankovic of the military intelligence service said that the state security "want this problem (the arrest of the fugitives) to be resolved as soon as possible."
Serbian government officials in charge of the hunt for Mladic and Hadzic have said they expect the two be arrested by the end of this year.
They said they were optimistic about what they said is newly established co-operation in the search between Serbia's civilian and military intelligence services.

Kazakhstan National Security Committee vice-head speaks out on safety of Asian Games
The Shanghai Organization of Countries Regional Antiterrorist Structure (RATS) will provide safety of Guanchzhou Asian Games in Shanghai and Winter Asian Games 2011 in Astana and Almaty, the First Vice Chairman of the Kazakhstan National Security Committee (KNB) Adil Shayahmetov told the 15th session of SCO RATS Council in Tashkent, Kazakhstan Today agency reports, citing official mass media of Kazakhstan.
"The summit participants, the leaders of the SCO member states, highly assessed the work of this structure and the held anti-terrorism exercises. The exercises Norak-Antiterror-2009 were held in Tajikistan this year," Shayahmetov expanded.
The KNB official noted that next year, the Executive Committee and SCO RATS Council would assist the Peoples Republic of China to carry out World Expo 2010 Exhibition and Guanchzhou Asian Games in Shanghai. He added that they would also assist Kazakhstan during Winter Asian Games 2011, according to Kazakhstan Today.

Four Islamist militants killed in Tajikistan in security forces operation
Four activists of the Islamic Movement of Uzbekistan (IDU) have been killed by security forces and another has been detained, news agency Interfax reports from Dushanbe, referring to Tajikistan's Deputy Interior Minister Tokhir Normatov.
The official said that a sweep operation had been carried out outside Isfara, a religiously conservative district 440 kilometers northwest of Dushanbe, on the border between Uzbekistan and Kyrgyzstan, in which four IDU militants were killed and another was detained, and a large amount of ammunition and arms was seized. The militants could have been those who had crossed into Kyrgyzstan recently, but not from Tajik territory, he also said.
Normatov added that among these militants supposedly was one of those who killed the head of the Isfara police department's criminal investigation group Lt. Col. Saidmurod Saidov on September 18.
The Kyrgyz border service reported on October 15 that unidentified gunmen had crossed into the village of Kocho-Karyn from Tajikistan and opened fire at Kyrgyz border guards and then fled. No one was injured in the fighting. Tajik border guards denied claims the gunmen had crossed into Kyrgyzstan from Tajikistan.
Isfara city prosecutor Orif Umarov told Radio Free Europe/Radio Liberty Tajik Service that the identities of the men would not be made public until an investigation is completed. Umarov said police and security forces had been hunting the men since 2006. Since early 2009, Tajik security forces have been conducting searches for more than 20 IDU members in Isfara.
Over the past few months, several clashes have been reported between security services and alleged IDU militants in impoverished Tajikistan, Kyrgyzstan and Uzbekistan, all ex-Soviet republics north of Afghanistan.
Intelligence officials in Pakistan and Washington last month said IDU leader Tahir Yuldash was believed to have been killed by a US missile strike in Pakistan's South Waziristan region in late August. The Taliban have denied the claim.

Kyrgyzstan partially sealed state border with Tajikistan, security service involved in chasing insurgents
Separate parts of Kyrgyz-Tajik border have been sealed, news agency 24.kg reported, referring to public relations department of the Kyrgyz Border Service.
Batken border unit tightened security on the state border following penetration of armed criminals from the territory of Tajikistan, 24.kg says. The Kyrgyz Border Service jointly with the National Security Committee, Interior and Defense Ministries, were carrying out sweep operation at the time. The criminals supposedly went into hiding in Tajik enclave of Vorukh, news agency notes.
Kyrgyz border guards are continuing their search for armed insurgents who entered Kyrgyz territory from neighboring Tajikistan, according to Radio Free Europe/Radio Liberty Kyrgyz Service. The group reportedly consists of some eight to fourteen armed people who opened fire on Kyrgyz border guards on October 14 and moved into the mountains along the border. They were reportedly being chased by Tajik security forces when they crossed into Kyrgyzstan, RFE/RL adds.
Earlier the Kyrgyz border guards revealed a grenade and four backpacks at the scene of a recent shoot-out in Kocho-Karyn village of Batken region, 24.kg expands. Kyrgyz border guards together with National Security Committee units have been continuing searching through the incident area.

http://www.axisglobe.com/article.asp?article=1928 

La Légion étrangère du Duce

Des Cosaques, des Croates et des Slovènes anticommunistes, mais aussi des Serbes, des Arabes et des Indiens ont combattu pour l’Axe. Qui étaient-ils ? Pourquoi le firent-ils ? C’est ce que nous relate Stefano Fabei.

Il y a déjà quelques mois qu’est en librairie La Legione straniera di Mussolini (La Légion étrangère de Mussolini) le dernier livre de Stefano Fabei publié chez Mursia. Livre qui constitue la première histoire des collaborations militaires étrangères dont l’Italie fasciste bénéficia pendant la deuxième guerre mondiale.

Ce furent des Cosaques, des Croates et des Slovènes qui luttaient contre le communisme, des Serbes orthodoxes qui devaient se défendre des Croates catholiques, des Dalmates et des Maltais qui voulaient écrire une autre page du Risorgimento italien. Ce furent aussi des Indiens qui espéraient obtenir l’indépendance, ainsi que des Arabes auxquels l’auteur a déjà consacré trois ouvrages approfondis publiés chez le même éditeur à partir de 2002. Une année avant que l’intellectuel néo-libéral Paul Berman, auteur de Terreur et libéralisme, dénonce la parenté liant l’extrémisme islamique, le fascisme et le national-socialisme, parut Il fascio, la svastica e la mezza luna (Le fascisme,la svastika et le croissant), un ouvrage dans lequel Fabei relatait les rapports que l’Italie de Mussolini et l’Allemagne d’Hitler eurent, dans les années 1930-1940, avec les mouvements de libération arabe et musulmans du tiers-monde. Il révéla ainsi au grand public, comment de nombreux nationalistes arabes se rangèrent au côté de l’Axe soit par sympathie idéologique, soit dans le but de recevoir une aide concrète, financière et militaire, dans la lutte de libération qu’ils menaient contre les colonialismes français et britanniques.

Après ce premier livre, traduit et diffusé en France (Le Faisceau, la croix gammée et le croissant, Akribeia Saint-Genis-Laval, 2006), Fabei publia Una vita per la Palestina, storia del Gran Mufti di Gerusalemme (Une vie pour la Palestine, histoire du Grand Mufti de Jérusalem, Mursia, 2003) et Mussolini e la resistenza palestinese, (Mussolini et la résistance palestinienne, Mursia, 2005), ouvrages qui furent respectivement préfacés par les deux historiens reconnus du colonialisme et de l’islam que sont Angelo Del Boca et le récemment disparu Sergio Noja Noseda.

Utilisant les archives de l’État italien, celles du ministère des Affaires étrangères et de l’état-major de l’Armée, ainsi que d’autres sources italiennes et étrangères, Stefano Fabei a acquis une solide réputation de spécialiste de l’histoire du Proche et Moyen-Orient. Sa trilogie a le mérite de nous offrir un cadre précis et détaillé, des « liaisons dangereuses » entre les régimes totalitaires et les milieux nationalistes et musulmans de la nation arabe, du Maroc jusqu’à l’Irak et à la Palestine, dont le principal metteur en scène fut le Grand Mufti de Jérusalem.

Dans son premier livre Stefano Fabei enquête sur la formation et sur l’idéologie des alliés arabes de l’Axe durant la seconde guerre mondiale, ainsi que sur leurs relations avec l’Italie et l’Allemagne ; il nous informe aussi sur la séduction que l’islam exerçait sur Hitler et Mussolini, sur le soutien de Rome et Berlin à la cause arabe, sur les milliers de volontaires mahométans des républiques musulmanes de l’Union soviétique et de la Yougoslavie qui s’enrôlèrent dans la Wehrmacht et dans les Waffen SS pour combattre les forces communistes aux ordres de Staline et de Tito. Une attention particulière est donnée, dans ce volume, en dehors du Grand Mufti de Jérusalem, à d’autres leaders arabes parmi lesquels l’irakien Rachid Ali al-Kaylani, le tunisien Habib Bourguiba, les égyptiens Abdel Nasser et Anwar Sadat, les syriens Shakib Arslan, Antun Saadeh et Michel Aflak.

Avec Una vita per la Palestina (Une vie pour la Palestine) Fabei nous propose un ouvrage sur le père fondateur du mouvement national palestinien, Amin al-Husayni, un homme à la forte personnalité et, précisément pour cela, sujet à des jugements historiques discordants, avant et après sa mort (Beyrouth, 4 juillet 1974). Dans cette biographie l’auteur reconstruit année après année - avec de nombreux détails – la vie et l’œuvre du Grand Mufti de Jérusalem : une existence dense en événements et en contacts diplomatiques à tous les niveaux. Leader presque incontesté des palestiniens avant l’émergence de Yasser Arafat, le Grand Mufti fut un homme aux multiples visages. Pragmatique et sans préjugés, il se fit, selon le moment, des alliés forts divers de Mussolini à Hitler, de Nasser au roi Hussein de Jordanie, de Malcom X à Chou en Lai. Stefano Fabei montre aussi combien fut grande l’influence du Mufti, et combien elle persiste jusqu’à nos jours, en affirmant : « Il n’y a presque rien dans la doctrine de l’Organisation pour la libération de la Palestine et dans la Charte du Conseil national palestinien qui n’a pas été préalablement conçu ou directement inspiré par lui »

Ce chef politique et religieux – par de nombreux aspects il occupait une position assez semblable à celles du cheik Ahmed Yacine et d’Hassan Nasrallah –est, avec le Duce, le personnage central du troisième volume de la trilogie, Mussolini e la resistenza palestinese (Mussolini et la résistance palestinienne). Dans ce livre, après avoir reconstitué la naissance et le développement du nationalisme arabe, du nationalisme palestinien et du sionisme, Stefano Fabei nous relate comment, entre 1936 et 1938, l’Italie versa au Mufti, leader de la révolte contre la Grande Bretagne et les sionistes, plus de 138000 livres sterling (soit en valeur actuelle près de 10 millions d’euros). Il nous apprend que cette contribution fut décidée par le Duce non seulement en soutien du nationalisme arabe et en fonction d’arguments anti-britanniques, mais aussi en souvenir de l’anti-colonialisme du jeune Mussolini socialiste-révolutionnaire et du premier fascisme et pour ne pas se faire dépasser par Hitler dans la solidarité avec les arabes ! Nous découvrons en outre, à la lecture de ce livre, que le ministre des Affaires étrangères italien décida aussi de l’envoi d’armes et de munitions aux mujâhidîn de la première grande intifâda. Fabei remet en pleine lumière un aspect souvent intentionnellement ignorée de la politique moyen-orientale italienne des années trente, quand « l’Italie fut le premier État européen à soutenir d’une manière concrète la lutte de libération du peuple palestinien contre le mandat britannique et contre le projet sioniste en Terre sainte. » L’appui fasciste à la grande révolte palestinienne étant offert en vue d’un objectif géopolitique global qui était de recourir à tous les moyens pour exercer des pressions sur l’Angleterre et parvenir avec elle à un accord général.

L’ouvrage de Fabei – doté d’un appareil critique précis, d’un glossaire des termes arabes et d’une copieuse bibliothèque de référence - est utile non seulement pour découvrir un aspect particulier du fascisme, du national-socialisme et de leurs politiques étrangères, mais aussi pour comprendre l’actualité du Moyen-Orient et les racines du combat actuel entre une partie de l’Islam et l’Occident.

Revenant à La Legione straniere de Mussolini, nous en proposons ci-dessous des extraits de son introduction dans laquelle l’auteur résume d’une manière synthétique l’ouvrage :

« Pendant la deuxième guerre mondiale, comme d’autres puissances belligérantes, à commencer par l’Allemagne, l’Italie disposa aussi de sa “Légion étrangère”, c’est-à-dire d’un certain nombre d’hommes de diverses nationalités qui choisirent de s’engager dans ses forces armées. Les circonstances et les objectifs qui amenèrent ceux-ci à combattre avec, pour et à côté des Italiens furent diverses.

Pour certains il s’agissait de passer de la triste condition de prisonniers de guerre à celle de membres du premier noyau de l’armée de libération de son pays, tel fut le cas des volontaires arabes et indiens rassemblés dans le Raggrupzmento centri militari qui espéraient être l’avant-garde de leurs peuples, conduisant les forces de l’Axe à la libération du monde arabe et du sous-continent indien.

Pour d’autres, comme ce fut le cas des Serbes orthodoxes, se ranger aux côtés de l’armée royale fut un choix imposé par la nouvelle réalité issue du démembrement de la Yougoslavie et par la nécessité de se défendre face aux persécutions organisées par les croates catholiques. Il y eut aussi chez eux des raisons idéologiques comme la lutte contre le communisme et la défense de l’orthodoxie et de l’idée d’une grande Serbie.

L’opposition aux partisans de Tito fut l’élément décisif qui amena les Dalmates, les Slovènes et les Croates à s’engager dans les rangs italiens. Dans quelque cas ce qui fut déterminant fut l’adhésion aux idéaux du fascisme, un fascisme décliné localement selon des exigences nationales spécifiques et, par conséquent, porté souvent à se confronter avec les autres nationalismes de la zone balkanique où, pour les forces d’occupations italiennes, la situation se présenta, dès les premiers mois de 1942, de manière plutôt difficile et où la nécessité de s’opposer à la résistance les porta à chercher la collaboration des mouvements anticommunistes, soit pour combattre les partisans, soit pour créer un consensus populaire favorable à l’occupation.

Dans un contexte complètement différent, l’idéal seul fut la raison qui poussa quelques dizaines de Maltais à s’enrôler sous le drapeau d’une Italie qu’il considéraient être leur patrie et a laquelle ils espéraient que Malte serait unie une fois les Anglais chassé ».

Un chercheur de la Nasa arrêté pour tentative d'espionnage pour Israël

Un scientifique américain qui a travaillé à la Nasa, au Pentagone et à la Maison Blanche, a été arrêté lundi aux Etats-Unis pour tentative d'espionnage, alors qu'il envisageait de travailler pour le compte d'Israël, a annoncé le ministère de la Justice dans un communiqué.

Selon le ministère, ce scientifique de 52 ans a été contacté par un policier du FBI se faisant passer pour un agent du renseignement israélien et a accepté de lui fournir des informations classées secret défense en échange d'argent.

Titulaire d'un doctorat en astronomie au MIT, prestigieuse université technologique du Massachusetts (nord-est), l'homme a travaillé à la Maison Blanche en 1989 et 1990, puis au ministère de l'Energie entre 1990 et 1999, où il disposait d'une autorisation spéciale lui donnant accès à des documents top secret, notamment concernant les armes nucléaires.

Il a ensuite créé une association à but non lucratif au travers de laquelle il a participé entre 2000 et 2006 à "plusieurs accords de développement de technologies avancées pour le gouvernement américain".

"Entre 1989 et 2006, il avait accès à des informations classées top secret et, régulièrement, à des documents classés en lien avec la défense américaine", a résumé le ministère.

Plus proche de l'Europe que la Croatie...

Selon l'agence de presse Guysen.International.News, le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana aurait déclaré, mercredi 21 octobre, à Jérusalem devant un parterre de personnalités des milieux politiques et d'affaires : ''Israël est plus proche de l'Union européenne que ne l'est la Croatie (...) Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions".

21.10.2009

священник Георгий Джиоев о геополитике Алании /Le père Georgii Djioev parle de la géopolitique de l'Alanie et des Alains

Выступление о.Георгия на заседании ЦКИ 5 сентября 2009: Преемственность осетинских обычаев и православного богослужения. Мистические корни грузинской атаки на Цхинвал. Аланы как спецназ византийского православия.

видео: http://www.evrazia.tv/content/svyashchennik-georgiy-dzhio...  

Джульетто Кьеза: «современный мир – это эпоха кретинов» / Giulietto Chiesa: le monde contemporain, c'est l'époque des crétins

Выступление перед студентами социологического факультета МГУ 17 сентября 2009 о террористических актах 11 сентября, глобальном кризисе и настоящей демократии.

видео: http://www.evrazia.tv/content/dzhuletto-keza-sovremennyy-...

20.10.2009

Des Juifs américains contre la droite israélienne

Est-il possible de contrer le lobby le plus bruyant ?

Des Juifs américains contre la droite israélienne

Les efforts du président Barack Obama pour relancer le processus de paix au Proche-Orient se heurtent au refus du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou d’arrêter la colonisation. Pourtant, résoudre le conflit israélo-palestinien reste au centre de la stratégie de l’administration américaine dans la région. Son succès pourrait dépendre, en partie, de l’influence d’un nouveau lobby juif opposé à la politique de la droite israélienne dont la première convention s’ouvre le 25 octobre.

Par Eric Alterman

Quand le président américain Barack Obama a reçu seize dirigeants d’organisations juives, à la Maison Blanche, en juillet 2009, la liste des invités comprenait des habitués — les présidents et présidentes de vieilles structures conservatrices telles que la Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations, l’Anti-Defamation League (ADL), l’American Jewish Committee et, bien sûr, l’âme du lobby pro-israélien, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Mais on comptait aussi un nouveau venu : M. Jeremy Ben-Ami, directeur exécutif du nouveau lobby juif pacifiste J Street .

Cette présence n’était certainement pas du goût de tout le monde. Dans les publications favorables au courant dominant et néoconservateur des organisations juives, J Street suscite aussi peu de sympathie que le Hamas. Ainsi, dans les colonnes de Commentary, Noah Pollak a jugé l’association « méprisable », « malhonnête » et « anti-israélienne » ; James Kirchick, du New Republic, l’a qualifiée de « lobby de la capitulation » (surrender lobby) ; Michael Goldfarb, du Weekly Standard, l’a accusée d’être « hostile » à Israël et de « lécher les bottes » des terroristes. Ce langage trahit la panique régnant chez ceux qui craignent que l’apparition de J Street, concomitante à l’élection de M. Obama, puisse signifier le commencement de la fin de ce qui fut autrefois leur quasi-mainmise sur la formulation de la politique américaine au Proche-Orient.

S’agissant du conflit israélo-arabe, une question s’impose d’emblée : pourquoi la politique américaine diffère-t-elle tant de celle des autres nations, et particulièrement de ses alliés européens ? La relation stratégique des Etats-Unis avec Israël est plus onéreuse qu’aucune autre pour la nation américaine, autant sur le plan humain que financier. Non seulement elle coûte aux contribuables trois milliards de dollars par an en aide, mais elle attise la haine dans la plupart des pays musulmans et nourrit la violence antiaméricaine à travers le monde. Aucune autre capitale, excepté Tel-Aviv bien sûr, ne perçoit le (...)


Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosques.

Eric Alterman

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/10/ALTERMAN/18195

19.10.2009

Terrorisme: un leader d'Al-Qaïda éliminé en Algérie (médias)

 

LE CAIRE, 19 octobre - RIA Novosti. Les forces de sécurité algériennes ont éliminé un des leaders de l'organisation terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique, annonce lundi les médias arabes.

Selon les sources dans les forces de l'ordre, l'extrémiste tué, Mourad Louzaï, était chargé de la coordination de l'activité et des contacts entre le centre et les commandants. Il militait depuis 1994 et était recherché depuis plus de 20 ans.

Parmi ses derniers crimes - l'attaque d'un convoi militaire le 17 juin dernier qui a fait 18 morts.

Mourad Louzai a été éliminé par hasard pendant une opération antiterroriste dans la région d'Al-Baiad (centre de l'Algérie). Son chauffeur a été aussi tué.

Les forces de l'ordre algériennes effectuent régulièrement des opérations contre les groupes terroristes opérant dans la région. L'Organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique est la plus dangereuse. Elle compte à son actif une série d'attentats, dont l'assassinat de quatre touristes français en Mauritanie.

http://fr.rian.ru/world/20091019/123572686.html

Attentat en Iran: les Pasdarans accusent Londres et Washington (médias)

 

MOSCOU, 19 octobre - RIA Novosti. Le commandant des forces terrestres du Corps des Gardiens de la révolution islamique (Pasdarans), le général Mohammad Pakpour estime que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont entraîné les terroristes ayant perpétré dimanche un attentat dans le sud-est de l'Iran, rapportent lundi les médias européens.

L'attentat suicide, qui a fait 49 morts, a été commis à Sarbaz (province de Sistan-Balouchistan) au moment où les tribus chiites et sunnites de la région s�apprêtaient à sceller la réconciliation interreligieuse, les deux communautés étant en conflit ouvert depuis des années. Un terroriste kamikaze a actionné un engin explosif aux portes d'une salle de conférence près d'une voiture qui abritait le chef adjoint des forces terrestres du Corps des Gardiens. Parmi les victimes, plusieurs officiers du Corps, ainsi que des passants et des chefs de tribus.

"Les terroristes ont été entraînés dans un pays voisin par les Américains et les Britanniques. Les ennemis de l'Iran ne peuvent pas tolérer l'unité du pays", a affirmé M.Pakpour sur une des chaînes publiques iraniennes.

Le président du parlement iranien Ali Larijani avait antérieurement déclaré qu'il croyait les Etats-Unis impliqués dans l'attentat. Selon les médias locaux, les Pasdarans estiment également que l'explosion a été perpétrée par des "forces étrangères liées à Washington".

Le porte-parole du département d'Etat américain Ian Kelly a fait savoir que les Etats-Unis niaient toute participation à l'attentat de Sarbaz et le condamnaient. A son tour, la télévision publique iranienne a diffusé les propos d'une source informée qui en rejetait la responsabilité sur la Grande-Bretagne.

http://fr.rian.ru/world/20091019/123569422.html

Iran: le groupe sunnite Joundallah revendique l'attentat de dimanche

 

DUBAI - Le groupe extrémiste sunnite Joundallah a revendiqué lundi l'attentat commis la veille dans le sud-est de l'Iran contre les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime, a indiqué SITE, un centre américain de surveillance des sites islamistes.

"Le mouvement de résistance du peuple (Joundallah) déclare qu'un de ses membres courageux du Balouchistan (...) est parvenu dimanche (...) à tuer des dizaines de chefs et de membres des Gardiens de la révolution, de miliciens bassidjis (ndlr: milices islamistes) et des responsables des services secrets iraniens", déclare le groupe dans un communiqué posté, selon SITE, sur des forums jihadistes lundi.

L'authenticité de ce texte n'a pu être vérifiée à ce stade.

Le pouvoir iranien avait accusé dès dimanche Joundallah d'être derrière l'attentat suicide survenu dimanche dans la province du Sistan-Balouchistan et qui a fait au moins 41 morts, selon des responsables iraniens cités par les médias, dont des commandants des Gardiens de la révolution.

Téhéran a en outre accusé les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Pakistan d'aider ces rebelles sunnites, ce que Londres et Washington ont réfuté.

L'Iran est un pays majoritairement chiite mais la province du Sistan-Balouchistan, frontalière du Pakistan, dispose d'une minorité sunnite sur laquelle s'appuie Joundallah.

(©AFP / 19 octobre 2009 17h28)

14.10.2009

La Patrie selon C.F. Ramuz

“Sans doute défend-on d’abord une patrie, mais le mot lui-même comporte plusieurs sens ; lequel choisir ? La patrie, c’est d’abord simplement un coin de terre : c’est ma maison, mon champ, mon village, ma famille, les miens, c’est ce que le regard embrasse quand il fait le tour de l’horizon, un certain climat, certaines habitudes que j’ai en commun avec mes voisins, certaines cultures : voilà bien une patrie et qui peut être menacée : alors je la défends contre l’invasion qui ruinerait la terre, incendierait les maisons, coûterait peut-être la vie à ma femme et à mes enfants ; le sens est clair. Et il y a une autre patrie, dont le sens n’est pas moins clair : la patrie historique, la patrie qui résulte d’une langue commune, d’événements vécus en commun à travers les siècles, de tout un ensemble de traditions qu’ont eu en commun les petites patries locales qui sont devenues ainsi une nation. Il faut pousser encore plus loin et, par-delà les croyances particulières et les lois particulières, descendre jusqu’à un principe plus universel encore : un certain sens du sacré, qui est ce que l’Occident a connu de plus précieux.”

Charles Ferdinand RAMUZ (1878-1947)

 

 

Jeunesses Identitaires de Genève

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Maquisards, les résistants identitaires du Dauphiné

Originaires de Grenoble ou de Valence, des plaines du nord Dauphiné ou des montagnes les plus reculées, nous, jeunes identitaires dauphinois, avons décidé de prendre le chemin de nos pères maquisards.

Nous avons fait le choix d’entrer en Résistance face à ceux qui veulent tuer ce que nous sommes : des Hommes porteurs d’une culture et d’une tradition plusieurs fois millénaires. Nous refusons d’être les collabos ou les attentistes du 21ème siècle, nous ne pouvons rester sans agir face à l’occupation dont notre pays est de nouveau victime. Une occupation aux effets différents de la précédente nécessitant des moyens d’actions adaptés.

Face à ceux qui menacent nos sœurs, nos petits frères ou nos anciens nous montrons la force de notre clan.

Face à l’atomisation de notre peuple nous opposons notre esprit d’entraide, d’échange et de solidarité.

Face à l’abrutissement et l’amollissement de la jeunesse européenne nous incarnons une autre jeunesse, formée physiquement et intellectuellement pour répondre aux défis de la victoire.

Profondément ancrés dans le réel, nous appartenons à une jeunesse qui veut changer le monde plutôt que le subir. Les films retraçant les vies de héros européens tels Léonidas, Michaël Collins ou William Wallace ne nous font pas rêver, ils nous inspirent ! Nous avons soif de résistance !

Que tous ceux qui veulent agir pour ne plus subir en Dauphiné nous rejoignent ! Que tous ceux qui ont vibré à l’écoute des récits des grands résistants tel Valette d’Osia ou Tom Morel tentent humblement de suivre leurs pas à nos côtés. Ce choix n’est pas celui de la facilité, mais celui de la vie dans la liberté.

Le vent de la révolte souffle à nouveau dans nos vallées, de l’Oisans au Vercors, de Grenoble à Valence, il murmure à celui qui veut bien l’entendre que le combat pour notre terre et notre identité ne fait que commencer. Rejoins le maquis !

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Ce qui se cache derrière les privatisations

« Le marché, parce que sa dynamique est tellement contraire à celle de la nature, de l’homme et de la vie sociale, ne peut s’imposer à des citoyens rétifs qu’au prix d’incalculables dislocations et souffrances : faute d’être retenue par l’intervention régulière de l’Etat, la "main invisible" inventée par Adam Smith eût partout abouti à la démolition de la société qu’on observa en Russie pendant l’ère Elstine. […]

 

 

Même si ses partisans enflammés le prétendent aussi naturel que la liberté, même si ses adversaires découragés l’imaginent aussi irrésistible que la géométrie euclidienne, le laisser-faire oblige à ne jamais cesser de faire. Pour parachever la construction de la cathédrale libérale, pour consolider l’ordre marchand, il faut toujours un traité de plus, une protection constitutionnelle de moins, une nouvelle étape dans la foulée de la précédente : en Europe, la convergence des politiques monétaristes a facilité la libération des capitaux, qui a préparé le terrain au traité de Maastricht, qui a imposé l’indépendance des banques centrales, qui a garanti le maintien de politiques sacrifiant l’emploi.

 

Cet étouffement programmé du secteur public s’inscrit bien sûr dans cette perspective. Les entreprises nationalisées ont eu pour vocation de suppléer aux insuffisances du marché, d’être le fer de lance d’une politique économique démocratique, d’assurer des missions de service public, de favoriser l’égalité des citoyens, de jouer un rôle d’aiguillon social. Or aucun de ces objectifs ne constitue plus la priorité des gouvernants, une partie de l’opinion s’est mise à douter qu’ils restaient accessibles, et la vente des entreprises nationales a semblé constituer un gisement financier facilement exploitable. Pourtant, privatiser, c’est oublier ce que soixante ans au moins d’histoire économique ont enseigné.

 

Et d’abord les défaillances de l’entrepreneur privé. Des activités à haut risque, à forte exigence de capital et à cycle long (espoir de profit plus éloigné que l’horizon des marchés financiers) réclament l’intervention de la puissance publique, qui en est souvent le seul ou principal client (nucléaire, spatial, armement), faute de quoi devraient se constituer des monopoles industriels tellement puissants qu’ils deviendraient vite, comme le craignait Charles de Gaulle, "en mesure de faire pression sur l’Etat".

 

La volonté collective d’orienter l’économie, ensuite. Tantôt frileux, tantôt aveuglé par le tropisme du dividende, le capitalisme n’accouche naturellement ni d’une politique industrielle, ni d’une stratégie d’aménagement du territoire, ni d’un équilibre de plein emploi. Sans l’intervention de l’Etat, le Japon se fût enfermé dans des activités à faible valeur ajoutée, la désertification et l’enclavement de régions entières seraient devenues inexorables parce que cumulatives, la neutralité de la dépense publique n’eût pas permis de combattre l’insuffisance de la demande globale. […]

 

Toute avancée du marché exige un travail minutieux de préparation idéologique. Cela est d’autant plus facile que les principaux moyens d’information, eux-mêmes propriété de grands groupes privés (Bouygues, Lagardère, LVMH, etc.) opèrent comme autant de relais de presse sur le patronat : dans ce rôle, les éditorialistes économiques de TF1 ou d’Europe 1 sont seulement plus caricaturaux que les autres. Toutefois, la contrainte financière qui pèse sur un Etat de plus en plus privé de recettes fiscales joue également son rôle : reprenant à son compte une idée maîtresse du reaganisme, Alain Minc n’avait-il pas expliqué : "Le système public ne reculera que pris en tenaille entre des déficits devenus insupportables et des ressources en voie de rétraction" ? Créer une contrainte pour ensuite s’y prétendre soumis est la démarche habituelle qui précède tous les reculs sociaux. »

 

Serge Halimi, "Déréguler à tout prix", Manière de Voir n°102, décembre 2008-janvier 2009

 

La  Menace  Libre-Echangiste  (I)   La  Menace  Libre-Echangiste  (II)

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L'antiracisme, la gauche et le "juif imaginaire"

« Nous vivons une situation d’abdication généralisée devant l’argent, devant le show-business, devant la mode, devant l’économie. Et notamment de la part de la gauche. L’antiracisme est son dernier supplément d’âme. L’antiracisme fait de nous des gens de gauche et des gens de bien en dépit de toutes nos capitulations. Nous avons besoin sans cesse de l’antiracisme pour redonner à notre identité du lustre, pour nous prouver à nous-mêmes que nous restons fidèles à nos principes au moment même où nous les laissons tomber. Cela me paraît très dangereux parce que cela tend à substituer à l’antiracisme de combat une sorte d’antiracisme identitaire.

 

Il ne faudrait quand même pas que les antiracistes riches, qui énervent prodigieusement ceux qui sont dans des situations difficiles, donnent sans cesse des leçons de morale aux pauvres ! Les pauvres en ont marre d’être sans cesse accusés de racisme… Nous avons perdu contact avec la réalité. Je crois qu’il faut prendre les problèmes avec humilité. Nous retrouverons le sens de la réalité le jour où la nécessité s’imposera de vraiment combattre le racisme au lieu d’y voir le moyen, pour la gauche la plus compromise dans la modernité médiatique, de préserver son identité et de s’embellir à ses propres yeux. […]

 

Beaucoup de ceux qui réagissent aujourd’hui en tant que "juifs imaginaires" n’ont pas souffert de l’antisémitisme. Ca donne à leur vie une sorte de supplément épique. Ils sont à l’affût des manifestations d’antisémitisme et s’en réjouissent quelquefois plutôt que de s’en désoler. Que dit le "juif imaginaire" ? "J’ai hérité d’une souffrance que je ne subissais pas, du persécuté je gardais le personnage mais je n’endurais plus l’oppression, je pouvais jouir en toute quiétude d’un destin exceptionnel". Le "juif imaginaire" actuel a reçu du renfort de toute une gauche imaginaire, venue se greffer sur l’antiracisme alors qu’elle a cessé d’être de gauche vis-à-vis de l’éducation, de l’économie, de l’argent, de l’industrie culturelle. Le "juif imaginaire" a été comme absorbé dans cette grande gauche imaginaire qui entonne l’air de l’antiracisme… »

 

 

Alain Finkielkraut, interviewé par Serge Moati & Jean-Claude Raspiengeas, La Haine Antisémite, Flammarion, 1991, p.214-215, 218

 

 

L’Holocauste  Instrumentalisé  par  la  Cause  Sioniste    Contre  le  Communautarisme   L’Anti-Racisme :  le  Communisme  du  XXIe  Siècle ?

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Jouir sans entrave : une vaste entreprise publicitaire

« Mai 68 n’a pas été une révolution sexuelle, mais une révolution sentimentale dissimulée sous le masque du désir tout-puissant. Passée l’effervescence, le sentiment a d’ailleurs vite repris ses droits et les histoires d’amour ont continué dans la chanson, la littérature ou le cinéma, en incorporant simplement la dimension physique qui était tue auparavant. La sexualité est devenue explicite mais, contrairement à ce que disait alors Roland Barthes, le sentiment n’est pas devenu obscène pour autant. […]

On assiste au déchaînement d’une véritable hystérie sexuelle, notamment à travers les magazines qui incitent à booster le désir par tous les moyens, du triolisme au bondage. […] "Jouir sans entrave" : ce slogan de Mai 68 n’était pas libertaire mais publicitaire. On n’a pas vu, à l’époque, que c’était la société de consommation qui s’installait petit à petit à travers le prisme de la sexualité et de l’amour libres. La jouissance sans entrave, c’est celle du supermarché mondial où le désir est sollicité 24 heures sur 24. Le temps amoureux, lui, est discontinu : il comporte des pauses, des arrêts, des attentes. Nulle part, même chez les plus débridés, on ne vit sans temps mort et sans entrave. L’entrave ne bloque d’ailleurs pas le désir ; elle est au contraire génératrice de jouissance. […]

Mai 68 a laissé croire qu’on allait en finir avec le mariage et le couple, tout cela devant être balayé par des individus maîtres de leurs appétits. Le nombre de mariages a décru, c’est vrai, mais son imaginaire reste très fort, y compris dans le concubinage. […] Aujourd’hui, tout le monde réclame le droit au mariage et veut fonder une famille. Un copain homo me disait que le dernier accessoire en vogue dans le quartier gay du Marais n’est plus le godemiché mais la poussette ! »

 

Pascal Bruckner, interviewé à l’occasion de son dernier livre Le Paradoxe Amoureux (Grasset, 2009) par L’Hebdo, 8 octobre 2009

La  Sexualité  Est-elle  Soluble  dans  le  Libéralisme ?   L’Âge  de  la  Pornophagie   Pendant  ce  Temps-là  en  Angleterre…

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Le paradoxe de l'Etat libéral

« De nombreuses guerres et divers massacres de masse ont ensanglanté le XXe siècle. Les libéraux ont beau jeu d’accuser les monarchies finissantes ou les régimes totalitaires d’avoir causé ces horreurs pour imposer le bonheur collectif  d’un empire, d’une race ou de l’humanité. C’est oublier que ces idéologies prétendaient résister au processus de décomposition initié par le libéralisme, dont la logique de l’illimité commençait à produire ses conséquences, sans que ses penseurs, Adam Smith, John Locke ou Montesquieu, personnes fort raisonnables, l’aient vraiment prévu. […]

Comme le libéralisme ignore par principe la notion de bien commun et que la liberté consiste pour lui dans la simple liquidation des tabous et des frontières, les désirs individuels ne trouvent plus aucun frein. Chacun est absolument libre de faire ce qu’il veut du moment qu’il ne nuit pas à autrui. Mais que veut dire "ne pas nuire à autrui" ? Comment définir la "non-nuisance" puisqu’aucune conception du bien ne vaut plus qu’une autre ? Comment les tribunaux dans lesquels les libéraux placent leur confiance trancheront-ils ? Dans le doute, s’alignant sur ce que le lobby le plus puissant du moment aura fait passer pour l’"évolution naturelle des mœurs", ils donneront raison au plus fort, jusqu’à ce que, sous la pression d’un autre lobby plus efficace, les lois aient changé. […]

La loi du plus fort chassée par la porte revient par la fenêtre. Les comportements chicaniers et procéduriers pullulent. Les diverses "communautés" au sens moderne du mot, alliances provisoires d’individus vaguement semblables, se déchirent devant les tribunaux afin de faire valoir leurs droits et d’exhiber leur "fierté" à la face du monde. La nécessité de satisfaire ses désirs et d’établir une concurrence "libre et non faussée" pour assurer la croissance oblige le libéralisme à dissoudre les communautés intermédiaires réputées conservatrices, parce qu’elles empêchent le mouvement perpétuel. L’Etat libéral, par un incroyable paradoxe, se renforce sans cesse au détriment des familles, des communes et du sentiment national. Il s’efforce de rendre les personnes conformes à l’idéologie en les transformant en consommateurs avides ou en producteurs sans cesse aiguillonnés par la concurrence. Les individus n’ont qu’un seul obstacle sur leur route : la liberté d’autrui. Cela signifie que les droits d’un homme quelconque s’étendent dans la mesure où la puissance qu’il amasse lui permet de l’emporter sur autrui. Le déploiement des libertés aboutit à la lutte de tous contre tous. Toute stabilité disparaît ; ce qu’il y a de plus sacré menace sans cesse de s’effondrer sous les coups de tel ou tel groupe de pression. »

 

 

Jacques Perrin, La Nation, 11 septembre 2009

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Le point sur la domination des banquiers au coeur des États

Article rédigé le 13 oct 2009, par Régis Mex

La crise économique qui s’est déclenchée en 2008 était prévue depuis longtemps par de nombreux économistes, notamment à cause de la bulle financière liée à la spéculation. Mais concernant les dérives de l’économie capitaliste, la responsabilité des banques, de la dette et des paradis fiscaux est à la fois plus profonde et plus ancienne qu’on ne l’évoque généralement. Au cœur de l’Etat et de la gouvernance économique et politique, domine le pouvoir financier de manière légale, mais aussi parfois sous des formes illégales et souvent peu démocratiques.

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Dans le cadre de cet article nous allons exposer différents mécanismes centraux du pouvoir des banquiers sur le monde. Les banques et les paradis fiscaux, sont des accélérateurs de la gouvernance néolibérale. Cette dérégulation vient alors renforcer les délits politico-financiers, du fait de la carence et de la dissolution des règles de contrôle. La dette, en particulier celles des PED, est un instrument de domination des pays riches sur les PED. Tandis que la privatisation du pouvoir de création monétaire par les banques privées, conduit à un vol l’égal d’un bien public.

 

1-LES BANQUES DES PARADIS FISCAUX, ACCELERATEURS DE LA GOUVERNANCE NEOLIBERALE ET DES DELITS POLITICO-FINANCIERS

Les banques et les propriétaires des grandes banques (Rockefeller, Rothschild, Morgan, City Group, Goldman Sachs…) représentent un des pivots du pouvoir mondial. D’une part parce que ces propriétaires disposent de sommes énormes. Le magazine Forbes décomptait 1125 milliardaires en 2008 (Kroll, 2008). Au classement Forbes de 2005, Bill Gates était l’homme le plus riche du monde avec 46,5 Mds $ et Warren Buffet 44 Mds $. La fortune des plus grandes banques dépassent largement celles des plus riches individus, puisque la fortune de City Group était de 10 fois supérieure à celle de Bill Gates et celle de la Bank of America l’était de 16 fois. On trouvait au classement Forbes 2005, cinq banques, dont Citigroup (484,10 Mds $ d’actifs), Bank of America (776,42 Mds $ d’actifs), puis HSBC, ING Group et UBS. Ceci leur permet d’acheter potentiellement absolument, tout ce qui peut servir leur objectif de puissance: entreprises, médias, biens divers et ce jusqu’à corrompre si besoin est les dirigeants politiques, qui sont susceptibles de se laisser soudoyer.

Les flux financiers illégaux et massifs dans les paradis fiscaux

Les paradis fiscaux et les chambres de compensation (Clearstream) sont un instrument majeur de la corruption politique et de la spoliation économique des citoyens. Les estimations concernant l’importance des capitaux licites ou illicites drainés par les paradis fiscaux sont assez difficiles à établir. On estimait, en 2000, que les capitaux, détenus hors frontières, s’élevaient à plus de 5000 milliards de dollars, soit 54% des capitaux mondiaux (EAEF, 2001). De son côté, le FMI estimait, en 2003, que 50% des flux de capitaux passent dans les places off-shore, que circule dans le monde entre 600 et 1500 milliards/an d’argents sales, que le blanchiment représente 5% du PIB mondial. Selon l’office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, en 1999; 50% des 4800 Mds de francs annuels dégagés par l’ensemble des activités criminelles du monde (trafics de drogue, prostitution, fausse monnaie…) seraient blanchis dans les paradis fiscaux (ODCCP, 2000).

Pour la France, le conseil scientifique d’Attac France mentionnait qu’en 1999, 350 milliards de dollars étaient blanchis pour être réinvestis dans l’économie légale. Il évaluait ainsi un manque à gagner pour les caisses des Etats de plus de 300 milliards d’euros auxquels s’ajoutent la fraude et l’évasion fiscale. Ces dernières représentaient, en 2003, environ 50 milliards d’euros pour la France, c’est-à-dire 17% du budget de l’Etat soit l’équivalent du déficit budgétaire (Attac, 2004). Pour les PED, l’évasion fiscale conduit à un manque à gagner dans les recettes fiscales de 50 milliards de dollars. L’équivalent de l’APD annuelle de l’ensemble des pays de l’OCDE. La quasi‑totalité des grandes banques et entreprises européennes ou américaines a ouvert des succursales dans des paradis fiscaux. C’est par exemple le cas de la BNP Pari­bas, présente aux Bahamas et aux îles Caïman, idem pour le Crédit Agricole, la CIC, le Crédit Lyonnais, Natexis Ban­que Populaire, la Société Générale, etc. Total réalise la plus grande partie de ses bénéfices dans des filiales enregistrées aux îles Bermudes et autres terri­toires off shore. (Foutoyet, 2005).

Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système» à la marge de la machine économique : ils en sont l’un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. Les paradis fiscaux facilitent donc:

- l’évasion fiscale, la limitation du système fiscal,

- le blanchiment de l’argent sale,

- les opérations occultes,

- le secret bancaire,

- l’immunité judiciaire, l’absence de coopération judiciaire internationale sous la responsabilité et l’accord du G8,

- C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution, à la fabrication de fausse monnaie, au racket…).

Les sociétés-écrans sont des instruments utilisés contre la transparence démocratique. Une société-écran est une pseudo-entreprise qui cache son véritable propriétaire par l’utilisation de prête-noms. Elle est très uti­lisée, la fraude fiscale. Selon l’office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, les paradis fiscaux abri­teraient quelque 3 millions de sociétés-écrans. (ODCCP, 2000).

Les détournements et le blanchiment par les banques grâce aux paradis fiscaux

En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux. Enregistrée au Luxembourg, la BCCI recueillait pêle‑mêle les comptes d’Abou Nidal, de Saddam Hussein, du général Noriega, des services de la CIA et des sociétés liées au trafic international de la drogue, du marchand Kashoggi, entre mille autres places de même nature. Des connexions apparaissent entre Ben Laden (héritier multimillionnaire d’une grande famille saoudienne) et la BCCI. Ces pratiques litigieuses ont creusé un passif de 13 milliards de dollars (Verschave, 2003).

 

Les banques sont au cœur du pouvoir financier, ce sont les lieux de dépôt de l’argent et le lieu de transit des flux financiers qui sont l’énergie, le sang du système. Le blanchiment d’argent sale passait autrefois par les banques des pays développés notamment: à présent cet argent transite plutôt préalablement par les banques des paradis fiscaux (Andorre, Caïmans, Luxembourg, Jersey…) ou encore au sein de Clearstream (la banque des banques), comme le soutient Denis Robert (2001). De plus, quasiment toutes les grandes banques disposent de comptes dans les paradis fiscaux (Foutoyet, 2005). Ainsi, certaines, telle la FIBA d’Elf ont blanchi de l’argent, ou participé à l’évasion fiscale (Verschave, 2001 : 73). Mais, au cœur même de Londres, la City qui accueille les plus grandes banques britanniques a des pratiques analogues, aux banques des paradis fiscaux.

Les banques suisses, luxembourgeoises, notamment, avec les paradis fiscaux, renforcent les dérives du capitalisme illégal et la corruption, en blanchissant de l’argent sale, notamment grâce à la culture du secret, au refus de faire la transparence sur l’ensemble des comptes présents et des virements qui s’y déroulent.

Denis Robert (2001), a mis à jour une des techniques de blanchiment, dans son ouvrage Révélation, en analysant le fonctionnement des banques Clearstream et Euroclear. Or, concernant, les médias se limitent à évoquer « l’affaire Clearstream », c’est-à-dire l’intrigue Villepin-Sarkozy, en n’évoquant quasiment jamais, le véritable dossier Clearstream. Cette dernière, grâce à un « mécanisme de compensation », fait ainsi disparaître certaines transactions douteuses. Denis Robert, estime que les chambres de compensation, parce qu’elles sont au cœur de la finance mondiale, blanchissent des sommes largement plus importantes que ne le font les paradis fiscaux. Par conséquent, elles sont encore plus puissantes et dangereuses pour le maintien de l’Etat de droit dans l’économie mondiale. Par exemple, Denis, Robert, affirme que la BGPI, filiale du Crédit Agricole Indosuez, possède elle aussi un compte S0418, chez Clearstream (Robert, 2007).

Le rôle des banques et des intermédiaires mafieux dans le Kremlingate

L’Angola – à travers les contrats de l’entreprise publique Simportex (anciennement Ematec), qui impliquent le sommet de ses structures gouvernementales, financières et militaires – a payé à l’entrepreneur franco-russe Arkadi Gaydamak 135 millions de dollars en plus de ce qu’il devait recevoir pour une livraison de matériel militaire, fin 1996. L’affaire a été bouclée par un ensemble d’institutions bancaires presque toutes européennes (France, Suisse, Allemagne, Autriche…) sous le leadership de la banque Paribas – une des banques que Luanda a utilisées de façon de plus en plus fréquente pour ses transactions et emprunts ces dernières années. La Banque of New York sert aussi beaucoup pour ces transactions (Verschave, 2001 : 129-132). Deux dirigeants de la Banque Paribas ont été inculpés en France, pour ces transactions illégales durant le procès de l’Angolagate en 2008.

Le paiement des 135 millions de dollars à Gaidamak a été effectué à travers un compte ouvert par la Sonangol à la Bank of New York – institution suspectée de relation avec le blanchiment d’argent qui attire l’attention de l’enquête internationale sur le scandale du “Kremlingate”» (Mendes, 2000).

Il s’avère que tous les comptes concernés par le scandale du Kremlingate ont été ouverts dans cinq banques new-yorkaises. Les enquêteurs pensent que la Menatep fut le “point d’origine principal de l’argent blanchi » (Rousselot, 31/08/1999). « Menatep aurait continué à fonctionner en sous-main en 1998 et transféré des fonds suspects [...] vers des compagnies offshore basées sur des territoires aussi lointains que les îles Vierges » (Rousselot, 31/08/1999). Alors que Menatep est officiellement en faillite depuis 1998, Ernest Backes a trouvé dans le répertoire 2000 de la société internationale de compensation Clearstream un compte non publié n° 81738 au nom de Menatep, client « non référencé ». Sa partenaire en blanchiment (15 milliards de dollars dans la seule année 1998), la Bank of New York, possède de nombreux comptes non publiés dans la nébuleuse société de compensation financière Clearstream (Robert, 2001 : 216).

La banque Russe Menatep, la Bank of New York et la société Glencore (Kremlingate)

En août 1999 éclate le “Kremlingate”. Il s’avère que tous les comptes concernés par ce scandale ont été ouverts dans cinq banques new-yorkaises. Les enquêteurs pensent que la Menatep fut le “point d’origine principal de l’argent blanchi” (Rousselot, 31/08/1999)». « Arcadi Gaydamac a des liens étroits avec cette banque » Menatep (Smith, 13/01/2001)».

Après la chute du mur de Berlin, la société Glencore a gagné des milliards de francs suisses sur le pétrole de l’ex-URSS, en association avec Menatep, la banque russe au cœur du “Kremlingate”

« Plusieurs grands groupes angolais ont leurs comptes à la Bank of New York qui est accusée par le FBI d’avoir “recyclé” 10 milliards $ d’argent russe. [...] Des sociétés liées à Menatep ont aussi opéré dans les circuits de financement du pétrole angolais (LDC, 30/09/1999).

En Russie, la mafia captait l’essentiel des prêts du FMI, elle a “recyclé” 10 milliards de dollars d’aide internationale, elle s’est même permise, avec cet argent, de circonvenir l’une des plus vieilles banques américaines, la Bank of New York (Verschave, 2001 : 140). Le FMI est généralement conscient des détournements de l’aide public au développement et il laisse faire, explique Stiglitz, qui a travaillé à la Banque Mondiale (Stiglitz, 2002).

Selon le quotidien américain USA Today du 26 août 1999, citant des responsables américains, britanniques et russes, le Kremlingate représente un total de 15 milliards de dollars qui auraient été détournés lors d’opérations complexes impliquant des proches de Boris Eltsine et une série de membres de ses gouvernements successifs (une douzaine).

Depuis lors ont été publiés, par Le Parisien du 23 mars 2001, des documents de la DGSE – une autre bête noire de Gaydamak – décrivant une chaîne d’« opérations de blanchiment ». Le pétrole angolais est fourni en compensation des achats d’armes russes, par l’entremise de Paribas et serait « revendu sous l’étiquette brut russe par Brenco », avec l’assistance de Glencore (Verschave, 2001 : 142). Glencore a gagné des milliards sur le pétrole russe, de concert avec les héritiers de la nomenklatura soviétique. L’immense bradage des hydrocarbures est l’une des causes de la faillite de la Russie. Le même groupe d’héritiers sans scrupules a aussi dilapidé l’arsenal de l’Armée rouge, les énormes stocks d’aluminium, d’engrais , etc. avec des profits astronomiques, mais aussi les créances du pays et les milliards de dollars du FMI (Gattegno, 2000).

Une part de ces flux ( pétrole, armes, dettes) a pu être brassée entre la Bank of New York et les recettes du pétrole angolais, grâce à la gestion parfaitement occulte du régime de Luanda. Pierre Falcone est constamment en affaires avec Glencore et Paribas – entre lesquels Jean-Didier Maille a fait la navette. Arkadi Gaidamak et son associé français Pierre Falcone ont assuré, depuis 1993, la fourniture d’armements (ou “matériel létal”) aux Forces armées angolaises. Ainsi, 84 % des créances russes ont disparu ! L’Angola a commencé à payer le solde, par tranches de 40 millions de dollars : déjà 1 milliard de dollars (7 milliards FF). Or cet argent s’est lui aussi volatilisé ! (Mendes,2000).

La société suisse Glencore et la banque française Paribas (chef de file d’un pool d’une dizaine de banques dont la BNP, Worms, la Banque populaire… ) (LDC, 14/12/2000) sont quant à eux, au cœur du système de prêts gagés sur le pétrole futur de l’Angola à des taux extrêmement élevés. Au printemps 2000, Glencore a encore levé 3 milliards de dollars de prêts gagés à l’Angola, avec des banques comme Paribas, la Société générale, la Dresdner Bank Luxembourg, etc. (Verschave, 2001 : 140-142).

La responsabilité du FMI et de la Banque Mondiale dans les détournements de fonds

Dans son livre « La grande désillusion », Joseph Stiglitz (2002) dénonce la responsabilité du FMI et du Trésor américain qui ont soutenu, conseillé et orienté les bureaucrates russes convertis au capitalisme, notamment le président Boris Eltsine. « Quand la crise frappa, le FMI prit la direction des opérations et il demanda à la Banque mondiale de contribuer au sauvetage » pour 22,6 milliards de dollars. La Banque mondiale subissait une pression politique énorme de l’administration Clinton qui voulait absolument qu’elle prête à la Russie.

Si l’on s’en tient aux chiffres de Rosa Mendès, 84 % du remboursement de la dette de l’Angola envers la Russie se sont évaporés ! Ainsi le milliard de dollars déjà remboursé ne se retrouve pas, pour la plus grande part, dans les caisses de l’Etat Russe. (Verschave, 2001 : 170- 171). Cette est donc venu enrichir les poches des vendeurs d’armes, des intermédiaires et des politiques en Angola, en France (Pasqua) et sans doute en Russie.

Or, Joseph Stiglitz ajoute que la direction de la Banque mondiale lui a interdit de rencontrer l’inspecteur général de la Douma en visite à Washington qui dénonçait déjà à l’époque l’ampleur de la corruption. “A la Banque mondiale, on m’avait donné l’instruction de ne pas le rencontrer : on avait peur que nous soyons convaincus par ses propos.” (Stiglitz, 2002).

Stiglitz, prix nobel d’économie en 2001 et ex-président économique de la Banque Mondiale, affirme qu’au FMI, lors de la signature d’un prêt, officiellement, la « cérémonie  » était la signature d’une lettre d’accord -, or, ses termes sont dictés par le FMI mais, par artifice, on fait comme si la  » lettre d’intention  » venait du gouvernement concerné !  » (Stiglitz, 2002, 71). Il explique que la première étape du plan de prêt au PED, relève de la « subordination » selon ses propres mots. Cela consiste à faire pression sur les gouvernements des PED afin qu’ils privatisent leurs entreprises publiques en les vendant à des prix ridiculement bas. En échange, ils ont la possibilité de recevoir une commission de 10% sur un compte en suisse, versé par l’entreprise du Nord qui rachètera celle du Sud. Stiglitz reprend à nouveau pour exemple de ce mécanisme de subordination illégal, la liquidation du patrimoine de l’Etat russe en 1995 (Stiglitz, 2003). Ainsi, on observe une collusion entre la Banque Mondiale, ses Etats membres les plus influents, les dirigeants des PED, les banques et les entreprises privées du Nord, au détriment des peuples des PED. Si la Banque Mondiale et le FMI, n’accomplissent pas d’action illégale, ils en sont complices car ils connaissent le mécanisme de corruption et poussent dans cette direction, en forçant la main aux gouvernements du Sud.

Selon Laura Ramos, « on estime que la corruption augmente en moyenne, de 20 à 30 % le coût des marchandises acquises », or «on estime qu’une commission légitime ne surpasse pas la valeur de 2 à 3 % du coût total du projet ». (Ramos, 2008, 92 et 94) Tandis que les communautés internationales exigent des PED l’éradication de la pauvreté comme condition de nouveaux prêts, les banques du Nord et les organisations internationales dirigées par les pays du G8, tels le FMI et la Banque Mondiale sont au cœur de ces pratiques illégales.

La responsabilité des banques (privées, FMI et BM) et des entreprises dans les dettes de corruption

« Ces dettes également qualifiées d’illégitimes s’accumulent en conséquence d’actes de corruption, parce que les fonds empruntés par les Etats sont directement déviés vers les comptes personnels de gouvernement » (Ramos, 2008, 87), ou en échange de services divers rendus par exemple à des intermédiaires au service d’une entreprise transnationale et qui viennent augmenter la dette extérieure des pays endettés.

« Souvent les banques qui reçoivent les prêts illégaux sont complices de ces manœuvres parce qu’en général ce sont elles qui financent la corruption » (…) et « qui octroient le prêt à l’origine de l’acte de corruption et qui gonflent la dette extérieure que paieront le peuple du Sud concerné » (Ramos, 2008, 89).

Fin 2002, une enquête du département du trésor des Etats-Unis, sur le dictateur chilien, Augusto Pinochet, révéla qu’au moins pendant huit années, la Banque Riggs, aux États-Unis avait caché l’existence de comptes bancaires à son nom avec des dépôts de 4 à 8 millions de $. Et aussi qu’elle avait participé à la création de deux entreprises fantômes, appartenant au dictateur, dans le paradis fiscal des Bahamas, pour cacher des comptes ouverts dans des banques de Washington notamment. Cet argent a sans doute été détourné par Pinochet et a accru la dette extérieure du pays qui a quintuplé durant sa période au pouvoir (Ramos, 2008, 90-91).

Les dettes d’élites : le coût de la mauvaise gestion et des intérêts de classe

« Dette illégitime qui s’accumule suite aux emprunts de l’Etat pour le bénéfice d’une minorité de la population et de groupes économiques locaux ou étrangers » telle l’entreprise Texaco en Equateur (Ramos, 2008, 101). La socialisation des dettes privées participe de cette dette des élites. Ferdinant Marcos a vendu des entreprises d’Etat aux Philippines à ses amis, puis ses entreprises revinrent ensuite dans le giron de l’Etat avec une dette très importante. Marcos se retira ensuite en Autriche et laissa les banques publiques du pays rembourser cette dette (Adams, 1993, in Ramos, 2008, 107)

L’appui des banques à la répression des populations et le soutien aux dictateurs

Bien que dès 1973, les Nations Unis aient qualifié l’apartheid de crime contre l’humanité, la communauté financière a continué à concéder des prêts au gouvernement sud-africain. C’est majoritairement les fonds publics, mais par l’aide bilatérale qui ont financé l’Afrique du Sud: en 1993, l’Afrique du Sud devait 90% de ses aides extérieures à long terme à quatre pays : Etats-Unis, la France, l’Allemagne et la Suisse. « Durant toute la période d’apartheid, au moins 30 grandes banques et 230 de moindre envergure furent engagées pour financement du régime » (Ramos, 2008, 82-83). Cette aide financière était réalisée en parallèle au soutien des Etats-Unis, via la France, à la création de la bombe nucléaire sud-africaine.

L’appui des banques fit l’objet de plaintes, notamment à New York, par les victimes de ce régime d’apartheid, en 2002, par l’apartheid Kumlumani Support Group. La plainte portait contre 21 banques et entreprises étrangères. Parmi ces banques on compte Barclay National Bank, Crédit Suisse, Deutsche Bank AG, Ford, J.P Morgan Chase (Bank) et parmi les entreprises BP, Chevron Texaco, Shell, et Total Fina-Elf pour la France. Une autre plainte avait été déposée pour le même motif, dès 1992, par d’autres victimes (Ramos, 2008, 84).

Le soutien des banques, des marchands d’armes à la guerre et la dette de guerre

« Les dettes de guerre considérées comme illégitimes dérivent de prêts qui ont financé des plans belliqueux à des fins impérialistes (étendre la domination d’un pays sur un autre par la force) » à des fins d’annexion ou de conquête d’un pays, par le moyens d’opération de guerre (Ramos, 2008, 86).

L’invasion du Timor Oriental par le dictateur indonésien Suharto (1965-1998) fit 60 000 morts en 1976, puis 200 000 morts en 1979,près du tiers de la population du Timor Oriental (Le monde diplomatique, 2008). Cette invasion a été soutenue financièrement par les Etats-Unis et leurs alliés (Australie, Grande Bretagne…) et la Banque Mondiale. Les Etats–Unis quadruplèrent son aide économique durant cette période (Toussaint, déc. 2004).

2-LE POUVOIR DES BANQUES DANS LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE ET POLITIQUE

A-LE POUVOIR DE CREATION MONETAIRE PRIVE : UN VOL LEGAL D’UN BIEN PUBLIC

Actuellement, nous n’utilisons presque plus d’argent « fiduciaire », c’est-à-dire des billets et les pièces frappées par les Etats, mais de la monnaie scripturale matérialisée par les chèques et la monétique créée par les banques elles-mêmes. Maurice Allais, prix Nobel d’Économie, explique que « fondamentalement, le mécanisme du crédit aboutit à une création de moyens de paiements ex nihilo [(à partir de rien] (…). À chaque opération de crédit, il y a ainsi duplication monétaire. Au total, le mécanisme de crédit aboutit à une création de monnaie ex nihilo par de simples jeux d’écritures» Maurice (Allais, 1999 : 63). Ainsi, les banquiers s’enrichissent avec de l’argent qu’ils n’ont pas entièrement, mais l’emprunteur privé ou public (l’Etat), doit néanmoins rembourser. Pour être plus précis, les banques privées ne peuvent en fait créer qu’environ 8 à 9 fois plus d’argent qu’elles n’en disposent réellement. Ainsi, si une banque privée reçoit 1 million d’euros de la banque centrale, elle détient le droit de créer 9 millions d’euros en les proposant en crédit.

Maurice Allais déclare que « dans son essence la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique (…) à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents » (Allais, 1999 :110). C’est pourquoi l’industriel Henri Ford déclara, « si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ».

Si le président Pompidou n’avait pas supprimé en 1973 le droit régalien de l’Etat français d’émettre la monnaie, les contribuables français n’auraient pas à rembourser 40 à 50 milliards d’euros d’impôts chaque année et la dette publique française serait totalement remboursée depuis 2006 ! estime Holbecq. Cette argent vient donc enrichir les banquiers et autres créanciers privés, alors que si le gouvernement français était en droit d’emprunter sans intérêt via sa Banque centrale publique, la dette publique aurait disparu en 2008 (Holbecq, 2008).

Magrit Kennedy a ainsi calculé que les prix payés par les consommateurs sont constitués entre 40-45 % du seul poids des intérêts. Par conséquent, le pouvoir des financiers privés ne s’exerce pas seulement par la plus value sur les salaires, mais aussi très largement sur la consommation (Kennedy, 1996).

C’est pourquoi, à la suite de la déclaration de Thomas Jefferson, M. Phillip A. Benson, Président de l’association American Bankers’ Association, déclarait le 8 juin 1939, qu’ « il n’existe pas de moyens plus efficaces pour prendre le contrôle d’une nation que de diriger son système de crédit (monétaire)». William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada renchérissait : « jusqu’à ce que le contrôle de l’émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile… Une fois qu’une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n’importe plus qui fait ses lois…L’usure, une fois aux commandes, coule n’importe quelle nation».

Aux Etats-Unis, de manière relativement analogue, de 1861 à 1913, l’Etat américain disposait du contrôle de l’émission et de la circulation d’une monnaie sans intérêts. Mais le président du pays, Woodrow Wilson, signa l’acte de la Réserve fédérale du 23 décembre 1913, le transformant en loi. Ainsi, la propriété et le pouvoir de décision et la capacité de création monétaire de la réserve fédérale (la banque centrale) passait du Congrès des Etats-Unis, composés des élus du peuple, aux plus puissantes banques privées américaines. Woodrow Wilson, président des Etats-Unis de 1913 à 1921, déclarait avant d’être assassiné : « Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé, un des plus contrôlés et dominés, non pas par la conviction et le vote de la majorité, mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants», c’est-à-dire les banquiers privés. Selon Eric Samuelson, depuis novembre 1997, la Banque new-yorkaise de la Réserve fédérale détient la majorité des actions. Cette dernière est sous la propriété majoritaire de la Chase Manhattan Bank appartenant aux Rockefeller avec 32,35% des actions et de la Citibank à 20,51%. Ces deux banques privées contrôlent donc à elles seules la FED, qui est censée être un bien public aux Etats-Unis (Carmack, 2007).

Contre ce type de dérive, Maurice Allais estime que « la création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits» résultant actuellement de la création de monnaie bancaire (Allais, 1999 : 95). Selon A.-J. Holbecq : “ Toute la monnaie nécessaire au développement de l’économie doit être produite par la Banque centrale européenne (BCE) (…) et tous les intérêts de toute la monnaie créée dans le passé par les banques commerciales et par la BCE doit revenir aux États de la zone euro et donc à la population… » C’est certainement plus de 350 milliards d’euros par an à l’échelon européen (Holbecq, 2008).

B-LE POUVOIR HISTORIQUE DES BANQUES SUR L’ETAT FRANCAIS

Les banquiers financent le coup d’Etat de Napoléon en échange de la création monétaire privée

En Europe, on estime l’origine de la Banque moderne au 17e siècle avec la création des premières banques centrales. Sans doute après avoir reçu de l’argent des banquiers, Napoléon Bonaparte (1769-1821) confessait que : « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain ». Celui-ci savait ce qu’il disait, car ce sont un ou des banquiers qui avaient financé le coup d’état de Napoléon contre l’acceptation des statuts d’une nouvelle banque qui progressivement se verrait octroyer le monopole de l’émission de la monnaie. Jean-Pierre Collot (1764-1853) est un financier qui « aurait prêté 800 000 francs-or pour financer le coup d’Etat de brumaire », et qui deviendra ensuite « directeur de fabrication de la Monnaie de Paris sous la Restauration » (Monnaie de Paris, 2004).

« Fondée le 13 février 1800, quelques semaines seulement après le coup d’Etat, la Banque de France devient une société privée par actions dirigée par des régents ». Elle reçoit alors le monopole de l’émission de la monnaie de papier en 1803 (Marseille). Les 200 membres de son Assemblée générale avaient ainsi le pouvoir de désigner 15 membres du Conseil de régence de la Banque de France (Wolff, 1995).

Amchel Mayer Rothschild (1743-1812), dont la famille siégeait parmi les régents de la Banque de France et prospérait déjà depuis des dizaines d’années grâce à ses banques privées affirmait ainsi : « donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois ». Thomas Jefferson, le 3e président des Etats-Unis, déclara aussi à ce propos : “Je crois sincèrement que des institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos privilèges que des armées institutionnelles. Déjà ils ont élevé au sommet une riche aristocratie qui a défié le Gouvernement. Le pouvoir d’émission devrait être pris aux banques et redonné au peuple à qui il appartient” (Jefferson, 1802).

Les banquiers privés placent leurs hommes au cœur des Etats et privatisent à nouveau la création monétaire

George Pompidou, avant d’être président de la République, était un banquier. De 1945 à son élection comme président de la République en 1969, Pompidou exercera des fonctions au sein du gouvernement français tout en continuant durant plusieurs périodes à travailler au service de la banque Rotschild de 1954 à 1958 et de 1959 à 1962. Le 8 janvier 1959, il devient Directeur général de la Banque Rothschild. Pourtant, il sera néanmoins nommé en mars 1959 au Conseil constitutionnel où il siégera jusqu’en 1962. On observe donc à nouveau un grave manque d’indépendance entre les intérêts de l’Etat français et ceux des intérêts privés des banques. La banque de France avait été nationalisée en 1945 par le Général de Gaule, donc durant cette période l’Etat retrouve le contrôle sur le crédit et sur la monnaie. Mais le président Pompidou, l’homme des banquiers de l’époque, ne l’a pas entendu de cette oreille. L’article 25 de la loi du 3 janvier 1973, de Pompidou et Giscard d’Estaing, « interdit au Trésor public d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». L’Etat français bascule donc à nouveau sous l’emprise financière directe des banquiers privés.

Quand les 200 familles les plus riches tenaient les finances de la France

Revenons, à présent, un peu en arrière, pendant l’Entre-deux-guerres, afin de comprendre comment l’emprise des industriels et des banquiers s’exerçait déjà sur l’Etat français. A cette époque, le terme les « deux cents familles » désignait les deux cents plus gros actionnaires (sur près de 40.000) de la Banque de France. Édouard Daladier, président du Conseil, lors du Congrès radical de Nantes en 1934, déclarait que « deux cents familles sont maîtresses de l’économie française et, en fait, de la politique française (…) Les deux cents familles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse» (Daladier, 1934).

Dans les années 1920-1930, ce sont alors « les 200 familles » qui gouvernaient dans les faits, qui mettaient une politique extérieure au service d’une politique intérieure consacrée à la guerre des salaires. Parmi les plus riches, on comptait déjà la famille Seillière (32 millions). C’est le «comité des forges (acier) et des houillères qui disposait de la plus grande influence avec la Famille De Wendel en premier lieu, mais aussi les Schneider, les Rothschild, les Wendel… (Ernest Antoine Seilières et Françoise de Panafieu sont descendants des « De Wendel ») (Sédillot, 1989). Le comité des forges est l’ancêtre de l’UIMM (Union des métiers et industries de la métallurgie), qui est actuellement un des organes patronaux les plus puissants.

Le rôle des banquiers dans la création de l’Etat fasciste de Vichy

L’action de la Banque Worms (membre du réseau de la synarchie) pendant la guerre de 1940 est assez analogue aux rôles des autres banques dans les gouvernements, notamment dans les Etats fascistes de l’époque. Le groupe Worms, un géant du transport international, des compagnies minières et des sociétés financières et immobilières, tenait sous sa coupe directe plus de la moitié de l’industrie française avant le 2e guerre mondiale. L’historienne Annie Lacroix Riz, profitant de l’ouverture des archives officielles, a découvert qu’en France, la quasi-totalité des hommes qui arrivent au pouvoir avec le maréchal Pétain avaient appartenu à l’équipe Worms, l’un des éléments clés de cette organisation des financiers en France (Lacroix-Riz, 2006). Les services de renseignements britanniques durant la 2e guerre mondiale avaient déjà repéré le rôle du groupe Worms sur le gouvernement de Vichy.

Ensuite, la synarchie se repose sur la Cagoule, une sorte de regroupement de membres des anciennes ligues. Cette dernière était une organisation secrète fondée par Eugène Deloncle et financée par le patron de l’Oréal, Eugène Schuller. La synarchie mise sur le duo Pétain-Laval jusqu’en 1941-1942, quand le vent commence à tourner avec l’entrée en guerre des Etats-Unis. Après cela, la synarchie se rabat sur Darlan, qui devient le n°2 du gouvernement de Vichy, successeur attendu de Pétain, avant d’être – fort opportunément – assassiné en décembre 1942. Pendant son passage à Vichy, il a fait rentrer toute une part de la banque Worms dans le gouvernement (Lacroix-Riz, 2006).

Dans le gouvernement du Front populaire de 1936, et malgré le fait que Léon Blum prônait une alliance avec Roosevelt, la synarchie s’était infiltrée dans le ministère de l’Economie nationale (…). L’une des premières tâches sera la mise en coupe réglée de l’économie en faveur des financiers. C’est ici qu’entre en scène le groupe Worms, dont trois membres participent à la rédaction du texte de la loi du 16 août 1940 : René Belin, Jacques Barnaud, Bichellone. Elle instaure une véritable dictature étatiste de l’économie, avec des comités d’organisations pour chaque branche de l’industrie, dirigés par un seul chef et qui fait l’intermédiaire entre l’Etat et les entreprises. Cette loi du 16 août donne tout pouvoir à l’Etat sur le patronat. Avec la loi du 16 août 1940, « la synarchie bancaire se voit attribuer la totalité du pouvoir économique aux dépens de ceux qui en tenaient jusqu’alors les principaux leviers, c’est-à-dire le patronat industriel et ses organisations professionnelles. Tout se passe comme si, le 16 août 1940, à la faveur de la défaite, le patronat était passé entièrement sous la coupe des mafias bancaires » explique Lacroix-Riz (2006).

On retrouve encore la Banque Worms à présent. La société suisse Glencore et la banque française Paribas (chef de file d’un pool d’une dizaine de banques, dont la BNP, Worms, la Banque populaire… ) sont au coeur du système de prêts gagés sur le pétrole futur de l’Angola (Verschave, 2001). Certains des membres et des représentants de ces différentes entreprises ont été inculpés dans le cadre du procès de l’Angolagate qui a débuté en 2008.

C-LE POUVOIR POLITIQUE ET IDEOLOGIQUE DES BANQUIERS

Le groupe Bilderberg fut créé en 1954, grâce à un cofinancement de Unilever et de la CIA . Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de ce forum sert de base à l’évolution des politiques internationales. Bilderberg “compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, le Forum économique mondial à Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (…). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès” (Armstrong, 1998).

Le banquier, David Rockefeller fut le fondateur du Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale. « Ces deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale” selon M. R. Jennar (2005). D. Rockefeller a déclaré à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire” (Rockefeller, 1999). “Ce même personnage avait déclaré huit ans plus tôt devant la Commission Trilatérale: « la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” (Jennar, 2005 : 17). En effet, ces derniers sont considérés par certaines élites, tels les certains experts de la gouvernance européenne, comme “ignorants, émotifs et versatiles, comme nous le rapporte Hermet (2003 : 16). C’est donc pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à l’intérêt du peuple lui-même que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.

La banque Mondiale est souvent dirigée par d’anciens membres, issus des plus grandes banques privées des Etats-Unis, ou de grandes transnationales. Par conséquent, les intérêts capitalistes des banquiers et des élites économiques ont leurs gardiens et cheminent au cœur des pouvoirs publics internationaux. Robert Strange McNamara fut président de la Banque Mondiale d’avril 1968 à juin 1981. Les années précédant sa nomination, McNamara était considéré comme l’un des plus importants hommes d’affaires des Etats-Unis et devient, à l’âge de 44 ans, président de la Ford Motor Company. Depuis le 1er juillet 2007, Robert Zoellick est le 10e président de la Banque Mondiale. En 1997, il a été conseiller aux affaires internationales de la banque Goldman Sachs. Paul Wolfowitz fut le neuvième président de la Banque mondiale. Auparavant, il a été homme d’affaires et a mené une carrière de banquier. Puis a été poussé à la démission pour népotisme en 2007.

A la Banque Mondiale, l’idéologie néo-libérale est hégémonique, c’est donc dans le cadre de cette politique qu’elle entend exercer ce qu’elle nomme une “bonne gouvernance”. La « bonne gouvernance », pour la Banque mondiale est aussi synonyme de bonne gestion du développement” (World Bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie “d’outil idéologique pour une politique de l’Etat minimum” (1998). Cependant, si cette politique se limite aux fonctions régaliennes, cela ne signifie pas un État faible. Il s’agit en réalité d’un “État gendarme” visant théoriquement à faire respecter les règles d’un marché concurrentiel et les libertés individuelles.

Les institutions de Breton Woods exercent un pouvoir politique et culturel. Le rôle financier et économique n’est que la partie émergée de l’iceberg. La partie immergée relève donc de la foi, de la croyance, de la doctrine, du leadership intellectuel. Comme le dirait Pierre Bourdieu, la Banque est puissante parce qu’elle est capable d’échanger constamment du capital économique contre du capital symbolique et vice versa.

Susan George décrit la Banque comme « la main invisible du « programme » planétaire mis en oeuvre par le capitalisme libéral ». Dans son livre Crédits Sans Frontières, elle attribue donc au Fonds monétaire international et à la Banque des attributs un fonctionnement quasi religieux. La doctrine remplace alors l’argumentation: malgré le discours qui se veut scientifique, c’est bien d’idéologie qu’il s’agit.

Un autre instrument de l’hégémonie idéologique des néo-libéraux est leur aptitude à la récupération et à la manipulation conceptuelle, qui est relativement proche de la novlangue. La Banque utilise « des mots solennels et des formules magiques pour transformer la réalité (George, 1994 : 207). Face aux défenseurs de l’environnement qui risquaient de mettre un terme à la philosophie de la croissance illimitée, la Banque a utilisé la notion de développement durable en décrétant « la croissance durable ». Celle-ci n’était dès lors plus menaçante, l’idée de durabilité neutralisant le danger de destruction. « Le mouvement de défense de l’environnement qui craint pour son avenir s’est vu ainsi privé de ses armes conceptuelles » (George, 94 :208).

Derrière la politique de “bonne gouvernance”, la Banque Mondiale cherche aussi à contraindre les pays à bas salaires à mener une bonne gestion, c’est-à-dire à appliquer les plans d’ajustements structurels (privatisations, restrictions des budgets sociaux…), basés sur une politique économique néo-libérale. Ainsi, du fait du principe de conditionnalité auquel sont soumis les États pour recevoir des prêts de la Banque Mondiale, ceux-ci perdent la souveraineté sur leur politique nationale (George, 1994 : 184). Cette entorse à la souveraineté du peuple est “camouflée par les qualificatifs “d’empowerement” (la participation) et de “consensus » avec la société civile (Hidouci, 2003 : 6).

La corruption limite la démocratisation des États. Pourtant, les institutions financières internationales (IFI) agissent peu contre la corruption des dirigeants (lorsque les prêts qu’elles octroient sont détournés) (Gueye 2003 : 38). La Banque Mondiale ne remet pas ou peu en cause sa politique économique néo-libérale, si ce n’est dans le discours. Elle se contente par exemple de rajouter à la marge quelques “filets de sécurité” pour les plus démunis. Ainsi a-t-elle développé une approche plus politique, la « bonne gouvernance ».

Les directeurs de la Banque Mondiale ont quant à eux aussi interrompu les prêts à différents pays lorsqu’ils se heurtaient aux intérêts des Etats Unis (même si officiellement c’était pour d’autres motifs) précise Eric Toussaint.. Dans le même ordre d’idée, la Banque Mondiale a systématiquement tenté de mettre en échec les régimes considérés comme des menaces pour les intérêts américains. Ce fut le cas contre le gouvernement du Guatemala de Jacobo Arbenz en 1954. A l’inverse, la Banque Mondiale soutiendra ensuite la junte militaire qui renversera Jacobo Arbenz (Toussaint, Millet, 2007). Parmi d’autres exemples les plus connus en Afrique, citons la dictature de Mobutu au Zaire, celle de Idi Amin Dada en Ouganda, d’Habyarimana au Rwanda à partir de 1973, d’Idris Déby au Tchad (Toussaint, 2006).

Rôle du Franc-CFA dans la domination africaine

La politique monétaire permet de jouer sur les importations et exportations. C’est un outil fondamental de la souveraineté, comme l’est l’indépendance militaire par exemple. Or, les Etats africains n’ont pas cette liberté d’action et donc cette indépendance économique et politique. La Banque de France et maintenant la Banque centrale européenne avec l’euro ont décidé des dévaluations et du moment où elles ont eu lieu. Un gouverneur de la Banque de France dispose du droit de veto sur les politiques de la Banque Centrale africaine francophone en matière monétaire. L’Afrique francophone est donc ainsi dépossédée de se souveraineté monétaire et donc économique.

3-LA DETTE: INSTRUMENT DE DOMINATION DES PAYS RICHES

La dette publique : une opportunité pour les rentiers

L’accroissement de la dette publique en France bénéficie aussi aux actionnaires, aux rentiers (que Keynes qualifiait de parasites) parce qu’ils s’enrichissent grâce à la production concrète des autres acteurs (industrie, agriculture, ouvriers…) et cela simplement parce qu’ils disposent de biens financiers.

La dette des PED: un instrument d’enrichissement des pays industrialisés

Contrairement à ce que l’opinion publique pense généralement, les flux financiers les plus importants vont donc du Sud vers le Nord. Ce sont finalement les plus pauvres qui aident les plus riches. En 2002, les flux (transfert des ressources (dons et prêts) du Sud vers les Nord représentaient 200 milliards $ en 2002. En 2004, tandis que l’aide publique au développement de l’OCDE pour les PED s’élevait à 78 milliards $, le service de la dette extérieure des PED représentait 374 milliards $: par conséquent, les flux financiers allant du Sud vers le Nord étaient 4,7 fois supérieurs aux flux allant du Nord vers le Sud (Banque Mondiale, 2005). En 2003, l’APD l’élevait à 54 Mds $ et le remboursement à 436 Mds, soit 8 fois plus (Ziegler, 2005).

La dette gérée par la Banque mondiale est parfois illégale

« Au moment de l’indépendance du Gabon en 1960, la Banque Mondiale a transféré à ce pays les dettes précédemment contractées par la France pour la colonisation du Gabon, ce qui est en violation complète des règles du droit international. Depuis, la mainmise des dirigeants français sur l’économie gabonaise ne s’est jamais démentie : Omar Bongo en est avant tout le garant. Une dette constituée dans ces conditions est illégitime et n’a pas à être remboursée » (Toussaint, 2006).

Les narcodollars au service de la dette

Enfin, de nombreux pays considérés comme les bons élèves du FMI et de la Banque Mondiale n’ont vraisemblablement réussi à équilibrer leur économie que grâce à la production et à la vente de la drogue. Concernant la Bolivie par exemple, selon Patrick PIRO «aucun économiste n’est dupe de ce miracle, c’est bien grâce à la coca et à la cocaïne que le pays n’a pas volé en éclat. Le trafic de la drogue a donné au pays des devises nécessaires au paiement de la dette. Il a aussi permis d’éviter une explosion sociale, en offrant des emplois à des dizaines de milliers de chômeurs » (Piro, 1994 : 8  )

Les dirigeants des pays de l’OCDE sont informés de cette réalité. Mais le service de la dette reste apparemment prioritaire pour eux, par rapport à la mise en oeuvre de leur déclaration visant à lutter contre le développement du marché de la drogue et à son blanchiment dans des paradis fiscaux.

Une aide aux pays industrialisés (APD), plutôt qu’aux PED

Boisgallais évalue entre 1 à 5% l’aide publique bilatérale qui parvient réellement à la population, le reste partant en direction de construction d’infrastructures destinées à servir nos intérêts. Moins de 1% de l’APD bilatérale est consacrée aux ONG (Boisgallais, 1994).

Selon Politis, le reste de l’aide bilatérale française se répartit globalement ainsi:

- 30 à 40% environ, pour les opérations de rééchelonnement de la dette ou révision des taux d’intérêts et parfois annulation partielle de dette.

- 20 à 25 % pour le salaire des coopérants pour des projets techniques, scientifiques, ou culturels, avec un salaire moyen de 4500 à 23 000 euros par mois. On comptait 3250 coopérants en 2001.

- 15 à 25 % pour la promotion de la francophonie.

- 5 à 10 % pour l’aide financière aux projets pour l’étude et la réalisation d’équipements, d’infrastructures des transnationales françaises.

- 3 % destiné à l’armée, avec l’envoi de professionnels français pour former l’armée locale, la gendarmerie…

- 1 % pour l’aide budgétaire, c’est à dire, les dons versés directement à un Etat, mais le parlement français n’en n’ est jamais informé.

- 1 % pour le soutien au PAS (les plans d’ajustement structurels) de la Banque Mondiale et du FMI ( Politis, 1998).

La COFACE assure les risques des entreprises françaises investissant à l’étranger. Elle permet une privatisation des gains et la mutualisation des pertes. Or, l’Etat français qui engage chaque année 9,2 milliards d’euros d’argent public au travers de la COFACE (dont une grande partie de l’APD), a ainsi payé plus de 15 milliards d’euros en 20 ans pour couvrir les déficits de cette agence, sans que personne n’ait vérifié l’efficacité des contrats passés » (Brun, Politis, 1998).

Les dettes de développement : le coût des « éléphants blancs »

« Ce sont des dettes contractées pour réaliser des projets de développement qui ont échoué ou dont les conséquences humaines ou environnementales se sont révélées néfastes à cause d’un manque d’études préalables » (Ramos, 2008 : 108). C’est-à-dire ce que l’on qualifie parfois « d’éléphant blanc », de grand projets qui bénéficient au gouvernement et à l’entreprise privée, mais pas aux populations. Par exemple, les hopitaux high tech, où l’Etat n’a pas prévu le financement des salaires et de la maintenance et qui sont laissés à l’abandon.

C’est aussi le cas d’Africa ONE, un projet de 2 milliards de dollars mis en place dans le cadre d’un partenariat AT&T – UIT – opérateurs privés et États africains, qui a complètement échoué, engloutissant des dizaines de millions de dollars. De même, WorldCom, véritable effigie néolibérale devenue premier opérateur mondial en capitalisation boursière et grand prédateur des opérateurs de télécommunications et qui a causé la plus grande faillite de l’histoire des USA et le plus grand détournement financier jamais enregistré, plus de 11 milliards de dollars (Fullsack, février 2005).

Délits d’initiés au service d’opération spéculative sur la dette publique

Dans les années 90, la Fiba, la banque d’Elf (fermée suite au procès Elf) a racheté au rabais les créances du Congo détenues par les banques étrangères, afin de se les faire rembourser par la Caisse congolaise d’amortissement. Après avoir récupéré ces dettes gagées sur pétrole, elle empoche le rabais, une décote de 90, à 95% ! (LDC, 2.10.1997). Grâce à ses appuis au sein de l’Etat Congolais et à « la complicité de toutes les parties prenantes, sur le dos des finances publiques », Elf savait qu’elle pourrait se faire rembourser (Verschave, 2001 : 43).

Les ETN aux commandes des Etats grâce à la gestion de la dette publique

L’été 1994, Lissouba, le président du Congo-B confie à Elf la responsabilité de gérer la dette pétrolière du pays. On observe un total manque d’indépendance de l’Etat. En effet, Elf devient ainsi à la fois client de l’Etat et gestionnaire de son budget. (Verschave, 2001 : 44). Une entreprise capitaliste privée a ainsi fait main mise sur un Etat.

L’association Survie (2006) a ainsi proposé plusieurs propositions pour démocratiser la coopération française, tel que réaliser un audit sur l’aide publique au développement, contrôler et rendre plus transparente la coopération française et intégrer la société civile dans les politiques bilatérales de coopération.

Conclusion

Ce sont autant le pouvoir et les causes politico-idéologiques que le pouvoir et les causes économiques qui peuvent expliquer les inégalités actuelles mondiales. En particulier, c’est le pouvoir politique des propriétaires des biens économiques (finance et moyens de production, les capitalistes), qui domine largement le pouvoir politique des dirigeants des pouvoirs publics. Il s’agit de la gouvernance économique, financière, idéologique et de la gouvernance par les pouvoirs publics (nationaux et internationaux).

Le second niveau du pouvoir ou de la gouvernance regroupe la gouvernance par la violence (policière, militaire…), le pouvoir relationnel (les réseaux) et la gouvernance nationaliste (impérialiste).

La dimension illégale vient donc renforcer les carences de la gouvernance non-démocratique, mais reste finalement secondaire au plan quantitatif, même si elle semble largement sous-estimée. De plus, un délit, même petit et rare, commis par un élu du peuple devrait faire réagir les citoyens et les médias. Or, en particulier en France, c’est souvent passé sous silence.

Enfin, si le capitalisme économique et politique peut expliquer la situation mondiale actuelle d’inégalité extrême, le libéralisme (avec sa dérégulation) ne vient que le renforcer, en accentuant encore les tendances vers le non respect des règles de certains des élites (la corruption).

Source: Mondialisation.ca

http://www.mecanopolis.org/?p=9948&type=1

L'Affaire Farewell

 

Qui était Farewell ? On présente généralement Vladimir Ippolitovitch Vetrov comme un étudiant doué, fréquentant assidûment les salles de sport et en outre père de famille attentionné. Toutes ces qualités le firent remarquer par les sergents recruteurs du KGB qui écumaient régulièrement les campus moscovites à la recherche de nouveaux talents. Ayant intégré les rangs de la principale centrale d'espionnage soviétique, sa carrière le vit tout d'abord opérer en France où il se montra à son avantage. Il séjourna ensuite au Canada avant de se voir attribuer un poste d'analyste à Moscou, affectation qu'il ressentit comme un désaveu. Il en conçut une certaine rancœur qui déborda tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle : naguère officier de renseignement émérite, il finit par douter de tout, y compris de lui-même. La suite fut ainsi résumée par Serguei Kostine : Vladimir Ippolitovitch Vetrov se décide à faire le saut : au printemps 1980, il contacte le contre-espionnage français, la DST. L'aventure commence. Vetrov devint Farewell. Il semble que, dès le départ, le Soviétique entendait agir dans la durée, il se préoccupait donc en priorité de sa sécurité personnelle et tenant les services occidentaux d'espionnage extérieur comme tous pénétrés par le KGB, il les évita soigneusement. Ayant en outre résidé dans la capitale française, il connaissait bien les méthodes de la DST. Enfin Vetrov avait été en relation avec un Français répondant au nom de Jacques Prévost qui assurait le suivi des contrats signés par Thomson-CSF en Union soviétique notamment dans le domaine des télécommunications. Contredisant les propos tenus par Marcel Chalet, la DST s'avéra tétanisée par la crainte des opérations de manipulation dans la mise en œuvre desquelles les Soviétiques étaient passés maîtres. Cependant, et sur l'insistance de l'officier du KGB, le service français demanda à un cadre commercial d'une grande entreprise d'accepter de jouer au cheval de Troie. Ce que livra Vladimir Ippolitovitch Vetrov à l'espion de rencontre acheva de convaincre les fins limiers du contre-espionnage : c'était des informations de tout premier ordre. Au point, quelques mois plus tard , d'avoir inspiré à Ronald Reagan ce jugement aussi dithyrambique que lapidaire : « c'est l'une des plus grandes affaires d'espionnage du XXe siècle ».

Effectivement le bilan apparaît exceptionnel : selon Marcel Chalet, Vladimir Ippolitovitch Vetrov dit Farewell a remis exactement 2997 pages de documents émanant pour la plupart du KGB, la majeure partie de ses documents est frappée du cachet indiquant le niveau de classification maximal, Farewell a aussi donné à la DST la liste d'environ 250 noms de membres de ligne X du KGB, c'est-à-dire les officiers de renseignement chargés de recueillir les renseignements scientifiques et techniques à travers le monde, et de 170 agents du KGB appartenant à d'autres directions du KGB et du GRU. Le 5 avril 1983, la France demanda à 47 Soviétiques de quitter le territoire, sur ce total 40 étaient investis de fonctions diplomatiques, deux exerçaient le métier de journaliste et cinq officiaient dans différents organismes commerciaux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_de_la_surveillance...

Catching up with 'terrorists'

Image2009-10-03 As authorities in Bosnia arrest another terrorism suspect believed to be trafficking weapons for radical Muslim groups, sources close to the investigation tell ISA Executive Director Anes Alic that they are hoping, finally, to catch up with ‘known’ terrorists before it’s too late.

By Anes Alic for ISN Security Watch 

Bosnian border police last week arrested a Bosnian citizen with Austrian residency based on a warrant for illegal trafficking in weapons and military equipment allegedly destined for radical Muslim groups. The suspect’s brother, arrested last year on terrorism charges but released due to lack of evidence, was one of the intended recipients, according to police.

Muhamed Rustempasic was arrested on 24 September while attempting to leave Bosnia at the Bosanska Gradiska border and return to Austria where he lives with his family on a temporary residency permit. The Bosnian Prosecutor’s Office issued a warrant for Rustempasic’s arrest after he ignored a summons.

Rustempasic arrived in his home town of Bugojno in central Bosnia in early September during the Muslim Ramadan holidays. He had been summoned for questioning by the prosecution on 22 September, and border police had been ordered to arrest him if he attempted to leave the country.

A source from inside the Bosnian Prosecutor’s Office told ISN Security Watch on condition of anonymity that the warrant was issued after it was learned that it would later be difficult to request Rustempasic’s extradition to Bosnia for questioning: His wife has German citizenship and he has Austrian residency.

Rustempasic’s lawyer, Binasa Abaspahic, told ISN Security Watch that her client had not attempted to ‘escape,’ rather was simply hoping to return to Austria and his children, one of which is allegedly ill – an argument the Bosnian prosecution has rejected, saying the suspect’s children could seek medical care in Bosnia.

The anti-terror unit of the Bosnian Federation police began investigating Rustempasic, who has prior convictions for manslaughter and robbery, soon after the March 2008 arrest of a group of radical Muslims. The alleged group leader was Rijad Rustempasic, Muhamed Rustempasic’s brother.

All of those arrested in March, including Muhamed Rustempasic, are the members of the Wahhabi movement - a Saudi-based and financed order following a strict interpretation of Islam.

Rijad Rustempasic and the three members of his group - Muhamed Meco, Abdulah Handzic and Edis Velic - were arrested last year after Federal anti-terror police and the Bosnian State Intelligence Agency (OSA) discovered the group was plotting attacks on Catholic churches and international forces in Bosnia during the Christian Easter holidays.

Analyzing intercepted communiqués, police concluded that the group was specifically planning to target the Sarajevo central cathedral and the Franciscan monastery in central Bosnian city of Fojnica. Aside from Catholic institutions, police also have reason to believe that the group was planning to sabotage electricity supply stations and launch attacks against European Forces (EUFOR) Liaison and Observation Team (LOT) here.

In the house in Sarajevo rented by Rijad Rustempasic and his parents’ house in Bugojno, police last year seized anti-tank mines, laser sights, electronic equipment, topographic maps and bomb-making manuals. In Rijad Rustempasic's apartment, police seized a hand-made explosive device hidden in a book, set to explode when opened. Several days after the arrest, police raided two abandoned summer cottages in Barice, just outside Sarajevo, finding more explosives and munitions.

However, after three months spent in custody, the Prosecutor’s Office failed to win a terrorism indictment against them due to lack of evidence, and all members of the alleged group were released.

Link in the chain

Federal police and OSA continued the investigation, focusing particularly on the group's contacts in Germany and Austria, in an attempt to nail down the supply and financing chain. And that is where Muhamed Rustempasic fits in, according to ISN Security Watch’s source from the Prosecutor’s Office. 

The source said that investigators suspect that Muhamed Rustempasic supplied his brother Rijad with most of the military equipment confiscated in the Sarajevo and Bugojno raids. The Prosecutor’s Office has reliable information that Muhamed sent 10 laser sights in March 2008, through his contact Edis Strojil, who is also wanted by the authorities but whose whereabouts are currently unknown.

“Strojil got the laser sights in Germany and sent them to the Muhamed Rustempasic in Austria. Rustempasic repacked them in a duffle bag and gave it to Sead Medic, a driver for Centrotrans [Bosnian state-owned bus company], who in turn gave it to Rijad Rustempasic upon his arrival in Sarajevo,” the source said. He added that Rijad had moved the laser sights to his parents’ house in Bugojno, where they were found in the police raid.

Another source from the OSA told ISN Security Watch last year that in late 2007 and early 2008, Rijad Rustempasic had contacted acquaintances in Germany and Austria, requesting that they secure for him night vision optics and scopes, which he claimed were for a hunting expedition.

"But what got our attention was that person he spoke with said he could find those 'silent' ones. We realized that they were talking about gun silencers. The information we have is that some of the ordered military equipment came to Bosnia and Herzegovina from Austria. We don't know how much of it arrived at its destination [but we know] that it was shipped by buses in ordinary duffle bags," an OSA source told ISN Security Watch.

ISN Security Watch's Federation police source confirmed that during the raid on Rustempasic's house they confiscated a sniper shotgun equipped with night vision optics and other technology that made investigators doubt that it would be used for hunting. The OSA source said that Rustempasic ordered from Germany and Austria another 11 sniper shotguns, but it remains unclear whether those were ever delivered, and if they were, where the equipment is now.  

Following the trail

Some members of the Rijad Rustempasic’s group were already well known to the police for their radical activities. The group had been under surveillance for several months by the Federation Anti-Terror Unit and the State Prosecutor's Office.

Since the end of the war in Bosnia and Herzegovina in December 1995, Rustempasic's name has appeared in connection with several investigations related to terrorism and radical Islam.

During the Bosnian 1992-1995 war, Rustempasic was a member of the El-Mujahid unit, headquartered in central Bosnia. The unit was under the official jurisdiction of the Bosnian army during the war, though it operated autonomously and was comprised of foreign fighters from Islamic countries. It was during this time that Rustempasic developed his bomb-making skills, officials say.

Federal police suspect that Rustempasic was responsible for mining the tower of the Catholic church in the village of Humci, near Bugojno, in July 1996. No suspects were ever arrested in connection with the attack. Police also suspect that Rustempasic was behind numerous threats against Bosnian Croat returnees to Bugojno and other central Bosnian cities where there is a Bosniak majority.

According to the Prosecutor’s Office and the OSA, in 2001 Rustempasic spent time in Jordan and Saudi Arabia, but the reasons for his travel are not known. Also, the OSA registered that in 2000 he attempted to go to Chechnya as a volunteer, but failed.

In 2004, Rustempasic was arrested by NATO-led Stabilization Force (SFOR) troops in Bosnia for illegal possession of weapons and suspicion of terrorist-related activities. SFOR had found nearly five kilograms of explosives in his possession. For that crime, the court in Bugojno sentenced him to five months parole, during which time he relocated to Sarajevo.

Another member of the arrested group, Edis Velic, also has a criminal past. According to the police source, Velic spent some time fighting in Chechnya several years ago. 

This time around, the Prosecutor’s Office is hoping that following Muhamed Rustempasic’s arrest last week, it will be able to prove, once and for all, that he and his brother’s group are leaders of a well-organized terrorist cell plotting attacks on Bosnian territory, rather than the avid hunters their lawyer claims they are. 

More likely, however, are charges of illegal weapons possession, rather than terrorism. As usual, the evidence is lacking and there is likely to be yet more back and forth, and more arrests and releases.

Anes Alic is a senior writer for ISN Security Watch, based in Sarajevo. He is also the co-founder and executive director of ISA Consulting, based in Sarajevo and Tel Aviv. This article was originally published by ISN Security Watch. To view the original, please click
here.

Image2009-10-03 As authorities in Bosnia arrest another terrorism suspect believed to be trafficking weapons for radical Muslim groups, sources close to the investigation tell ISA Executive Director Anes Alic that they are hoping, finally, to catch up with ‘known’ terrorists before it’s too late.

By Anes Alic for ISN Security Watch 

Bosnian border police last week arrested a Bosnian citizen with Austrian residency based on a warrant for illegal trafficking in weapons and military equipment allegedly destined for radical Muslim groups. The suspect’s brother, arrested last year on terrorism charges but released due to lack of evidence, was one of the intended recipients, according to police.

Muhamed Rustempasic was arrested on 24 September while attempting to leave Bosnia at the Bosanska Gradiska border and return to Austria where he lives with his family on a temporary residency permit. The Bosnian Prosecutor’s Office issued a warrant for Rustempasic’s arrest after he ignored a summons.

Rustempasic arrived in his home town of Bugojno in central Bosnia in early September during the Muslim Ramadan holidays. He had been summoned for questioning by the prosecution on 22 September, and border police had been ordered to arrest him if he attempted to leave the country.

A source from inside the Bosnian Prosecutor’s Office told ISN Security Watch on condition of anonymity that the warrant was issued after it was learned that it would later be difficult to request Rustempasic’s extradition to Bosnia for questioning: His wife has German citizenship and he has Austrian residency.

Rustempasic’s lawyer, Binasa Abaspahic, told ISN Security Watch that her client had not attempted to ‘escape,’ rather was simply hoping to return to Austria and his children, one of which is allegedly ill – an argument the Bosnian prosecution has rejected, saying the suspect’s children could seek medical care in Bosnia.

The anti-terror unit of the Bosnian Federation police began investigating Rustempasic, who has prior convictions for manslaughter and robbery, soon after the March 2008 arrest of a group of radical Muslims. The alleged group leader was Rijad Rustempasic, Muhamed Rustempasic’s brother.

All of those arrested in March, including Muhamed Rustempasic, are the members of the Wahhabi movement - a Saudi-based and financed order following a strict interpretation of Islam.

Rijad Rustempasic and the three members of his group - Muhamed Meco, Abdulah Handzic and Edis Velic - were arrested last year after Federal anti-terror police and the Bosnian State Intelligence Agency (OSA) discovered the group was plotting attacks on Catholic churches and international forces in Bosnia during the Christian Easter holidays.

Analyzing intercepted communiqués, police concluded that the group was specifically planning to target the Sarajevo central cathedral and the Franciscan monastery in central Bosnian city of Fojnica. Aside from Catholic institutions, police also have reason to believe that the group was planning to sabotage electricity supply stations and launch attacks against European Forces (EUFOR) Liaison and Observation Team (LOT) here.

In the house in Sarajevo rented by Rijad Rustempasic and his parents’ house in Bugojno, police last year seized anti-tank mines, laser sights, electronic equipment, topographic maps and bomb-making manuals. In Rijad Rustempasic's apartment, police seized a hand-made explosive device hidden in a book, set to explode when opened. Several days after the arrest, police raided two abandoned summer cottages in Barice, just outside Sarajevo, finding more explosives and munitions.

However, after three months spent in custody, the Prosecutor’s Office failed to win a terrorism indictment against them due to lack of evidence, and all members of the alleged group were released.

Link in the chain

Federal police and OSA continued the investigation, focusing particularly on the group's contacts in Germany and Austria, in an attempt to nail down the supply and financing chain. And that is where Muhamed Rustempasic fits in, according to ISN Security Watch’s source from the Prosecutor’s Office. 

The source said that investigators suspect that Muhamed Rustempasic supplied his brother Rijad with most of the military equipment confiscated in the Sarajevo and Bugojno raids. The Prosecutor’s Office has reliable information that Muhamed sent 10 laser sights in March 2008, through his contact Edis Strojil, who is also wanted by the authorities but whose whereabouts are currently unknown.

“Strojil got the laser sights in Germany and sent them to the Muhamed Rustempasic in Austria. Rustempasic repacked them in a duffle bag and gave it to Sead Medic, a driver for Centrotrans [Bosnian state-owned bus company], who in turn gave it to Rijad Rustempasic upon his arrival in Sarajevo,” the source said. He added that Rijad had moved the laser sights to his parents’ house in Bugojno, where they were found in the police raid.

Another source from the OSA told ISN Security Watch last year that in late 2007 and early 2008, Rijad Rustempasic had contacted acquaintances in Germany and Austria, requesting that they secure for him night vision optics and scopes, which he claimed were for a hunting expedition.

"But what got our attention was that person he spoke with said he could find those 'silent' ones. We realized that they were talking about gun silencers. The information we have is that some of the ordered military equipment came to Bosnia and Herzegovina from Austria. We don't know how much of it arrived at its destination [but we know] that it was shipped by buses in ordinary duffle bags," an OSA source told ISN Security Watch.

ISN Security Watch's Federation police source confirmed that during the raid on Rustempasic's house they confiscated a sniper shotgun equipped with night vision optics and other technology that made investigators doubt that it would be used for hunting. The OSA source said that Rustempasic ordered from Germany and Austria another 11 sniper shotguns, but it remains unclear whether those were ever delivered, and if they were, where the equipment is now.  

Following the trail

Some members of the Rijad Rustempasic’s group were already well known to the police for their radical activities. The group had been under surveillance for several months by the Federation Anti-Terror Unit and the State Prosecutor's Office.

Since the end of the war in Bosnia and Herzegovina in December 1995, Rustempasic's name has appeared in connection with several investigations related to terrorism and radical Islam.

During the Bosnian 1992-1995 war, Rustempasic was a member of the El-Mujahid unit, headquartered in central Bosnia. The unit was under the official jurisdiction of the Bosnian army during the war, though it operated autonomously and was comprised of foreign fighters from Islamic countries. It was during this time that Rustempasic developed his bomb-making skills, officials say.

Federal police suspect that Rustempasic was responsible for mining the tower of the Catholic church in the village of Humci, near Bugojno, in July 1996. No suspects were ever arrested in connection with the attack. Police also suspect that Rustempasic was behind numerous threats against Bosnian Croat returnees to Bugojno and other central Bosnian cities where there is a Bosniak majority.

According to the Prosecutor’s Office and the OSA, in 2001 Rustempasic spent time in Jordan and Saudi Arabia, but the reasons for his travel are not known. Also, the OSA registered that in 2000 he attempted to go to Chechnya as a volunteer, but failed.

In 2004, Rustempasic was arrested by NATO-led Stabilization Force (SFOR) troops in Bosnia for illegal possession of weapons and suspicion of terrorist-related activities. SFOR had found nearly five kilograms of explosives in his possession. For that crime, the court in Bugojno sentenced him to five months parole, during which time he relocated to Sarajevo.

Another member of the arrested group, Edis Velic, also has a criminal past. According to the police source, Velic spent some time fighting in Chechnya several years ago. 

This time around, the Prosecutor’s Office is hoping that following Muhamed Rustempasic’s arrest last week, it will be able to prove, once and for all, that he and his brother’s group are leaders of a well-organized terrorist cell plotting attacks on Bosnian territory, rather than the avid hunters their lawyer claims they are. 

More likely, however, are charges of illegal weapons possession, rather than terrorism. As usual, the evidence is lacking and there is likely to be yet more back and forth, and more arrests and releases.

Anes Alic is a senior writer for ISN Security Watch, based in Sarajevo. He is also the co-founder and executive director of ISA Consulting, based in Sarajevo and Tel Aviv. This article was originally published by ISN Security Watch. To view the original, please click
here.

Image2009-10-03 As authorities in Bosnia arrest another terrorism suspect believed to be trafficking weapons for radical Muslim groups, sources close to the investigation tell ISA Executive Director Anes Alic that they are hoping, finally, to catch up with ‘known’ terrorists before it’s too late.

By Anes Alic for ISN Security Watch 

Bosnian border police last week arrested a Bosnian citizen with Austrian residency based on a warrant for illegal trafficking in weapons and military equipment allegedly destined for radical Muslim groups. The suspect’s brother, arrested last year on terrorism charges but released due to lack of evidence, was one of the intended recipients, according to police.

Muhamed Rustempasic was arrested on 24 September while attempting to leave Bosnia at the Bosanska Gradiska border and return to Austria where he lives with his family on a temporary residency permit. The Bosnian Prosecutor’s Office issued a warrant for Rustempasic’s arrest after he ignored a summons.

Rustempasic arrived in his home town of Bugojno in central Bosnia in early September during the Muslim Ramadan holidays. He had been summoned for questioning by the prosecution on 22 September, and border police had been ordered to arrest him if he attempted to leave the country.

A source from inside the Bosnian Prosecutor’s Office told ISN Security Watch on condition of anonymity that the warrant was issued after it was learned that it would later be difficult to request Rustempasic’s extradition to Bosnia for questioning: His wife has German citizenship and he has Austrian residency.

Rustempasic’s lawyer, Binasa Abaspahic, told ISN Security Watch that her client had not attempted to ‘escape,’ rather was simply hoping to return to Austria and his children, one of which is allegedly ill – an argument the Bosnian prosecution has rejected, saying the suspect’s children could seek medical care in Bosnia.

The anti-terror unit of the Bosnian Federation police began investigating Rustempasic, who has prior convictions for manslaughter and robbery, soon after the March 2008 arrest of a group of radical Muslims. The alleged group leader was Rijad Rustempasic, Muhamed Rustempasic’s brother.

All of those arrested in March, including Muhamed Rustempasic, are the members of the Wahhabi movement - a Saudi-based and financed order following a strict interpretation of Islam.

Rijad Rustempasic and the three members of his group - Muhamed Meco, Abdulah Handzic and Edis Velic - were arrested last year after Federal anti-terror police and the Bosnian State Intelligence Agency (OSA) discovered the group was plotting attacks on Catholic churches and international forces in Bosnia during the Christian Easter holidays.

Analyzing intercepted communiqués, police concluded that the group was specifically planning to target the Sarajevo central cathedral and the Franciscan monastery in central Bosnian city of Fojnica. Aside from Catholic institutions, police also have reason to believe that the group was planning to sabotage electricity supply stations and launch attacks against European Forces (EUFOR) Liaison and Observation Team (LOT) here.

In the house in Sarajevo rented by Rijad Rustempasic and his parents’ house in Bugojno, police last year seized anti-tank mines, laser sights, electronic equipment, topographic maps and bomb-making manuals. In Rijad Rustempasic's apartment, police seized a hand-made explosive device hidden in a book, set to explode when opened. Several days after the arrest, police raided two abandoned summer cottages in Barice, just outside Sarajevo, finding more explosives and munitions.

However, after three months spent in custody, the Prosecutor’s Office failed to win a terrorism indictment against them due to lack of evidence, and all members of the alleged group were released.

Link in the chain

Federal police and OSA continued the investigation, focusing particularly on the group's contacts in Germany and Austria, in an attempt to nail down the supply and financing chain. And that is where Muhamed Rustempasic fits in, according to ISN Security Watch’s source from the Prosecutor’s Office. 

The source said that investigators suspect that Muhamed Rustempasic supplied his brother Rijad with most of the military equipment confiscated in the Sarajevo and Bugojno raids. The Prosecutor’s Office has reliable information that Muhamed sent 10 laser sights in March 2008, through his contact Edis Strojil, who is also wanted by the authorities but whose whereabouts are currently unknown.

“Strojil got the laser sights in Germany and sent them to the Muhamed Rustempasic in Austria. Rustempasic repacked them in a duffle bag and gave it to Sead Medic, a driver for Centrotrans [Bosnian state-owned bus company], who in turn gave it to Rijad Rustempasic upon his arrival in Sarajevo,” the source said. He added that Rijad had moved the laser sights to his parents’ house in Bugojno, where they were found in the police raid.

Another source from the OSA told ISN Security Watch last year that in late 2007 and early 2008, Rijad Rustempasic had contacted acquaintances in Germany and Austria, requesting that they secure for him night vision optics and scopes, which he claimed were for a hunting expedition.

"But what got our attention was that person he spoke with said he could find those 'silent' ones. We realized that they were talking about gun silencers. The information we have is that some of the ordered military equipment came to Bosnia and Herzegovina from Austria. We don't know how much of it arrived at its destination [but we know] that it was shipped by buses in ordinary duffle bags," an OSA source told ISN Security Watch.

ISN Security Watch's Federation police source confirmed that during the raid on Rustempasic's house they confiscated a sniper shotgun equipped with night vision optics and other technology that made investigators doubt that it would be used for hunting. The OSA source said that Rustempasic ordered from Germany and Austria another 11 sniper shotguns, but it remains unclear whether those were ever delivered, and if they were, where the equipment is now.  

Following the trail

Some members of the Rijad Rustempasic’s group were already well known to the police for their radical activities. The group had been under surveillance for several months by the Federation Anti-Terror Unit and the State Prosecutor's Office.

Since the end of the war in Bosnia and Herzegovina in December 1995, Rustempasic's name has appeared in connection with several investigations related to terrorism and radical Islam.

During the Bosnian 1992-1995 war, Rustempasic was a member of the El-Mujahid unit, headquartered in central Bosnia. The unit was under the official jurisdiction of the Bosnian army during the war, though it operated autonomously and was comprised of foreign fighters from Islamic countries. It was during this time that Rustempasic developed his bomb-making skills, officials say.

Federal police suspect that Rustempasic was responsible for mining the tower of the Catholic church in the village of Humci, near Bugojno, in July 1996. No suspects were ever arrested in connection with the attack. Police also suspect that Rustempasic was behind numerous threats against Bosnian Croat returnees to Bugojno and other central Bosnian cities where there is a Bosniak majority.

According to the Prosecutor’s Office and the OSA, in 2001 Rustempasic spent time in Jordan and Saudi Arabia, but the reasons for his travel are not known. Also, the OSA registered that in 2000 he attempted to go to Chechnya as a volunteer, but failed.

In 2004, Rustempasic was arrested by NATO-led Stabilization Force (SFOR) troops in Bosnia for illegal possession of weapons and suspicion of terrorist-related activities. SFOR had found nearly five kilograms of explosives in his possession. For that crime, the court in Bugojno sentenced him to five months parole, during which time he relocated to Sarajevo.

Another member of the arrested group, Edis Velic, also has a criminal past. According to the police source, Velic spent some time fighting in Chechnya several years ago. 

This time around, the Prosecutor’s Office is hoping that following Muhamed Rustempasic’s arrest last week, it will be able to prove, once and for all, that he and his brother’s group are leaders of a well-organized terrorist cell plotting attacks on Bosnian territory, rather than the avid hunters their lawyer claims they are. 

More likely, however, are charges of illegal weapons possession, rather than terrorism. As usual, the evidence is lacking and there is likely to be yet more back and forth, and more arrests and releases.

Anes Alic is a senior writer for ISN Security Watch, based in Sarajevo. He is also the co-founder and executive director of ISA Consulting, based in Sarajevo and Tel Aviv. This article was originally published by ISN Security Watch. To view the original, please click
here.

2009-10-03 As authorities in Bosnia arrest another terrorism suspect believed to be trafficking weapons for radical Muslim groups, sources close to the investigation tell ISA Executive Director Anes Alic that they are hoping, finally, to catch up with ‘known’ terrorists before it’s too late.

By Anes Alic for ISN Security Watch 

Bosnian border police last week arrested a Bosnian citizen with Austrian residency based on a warrant for illegal trafficking in weapons and military equipment allegedly destined for radical Muslim groups. The suspect’s brother, arrested last year on terrorism charges but released due to lack of evidence, was one of the intended recipients, according to police.

Muhamed Rustempasic was arrested on 24 September while attempting to leave Bosnia at the Bosanska Gradiska border and return to Austria where he lives with his family on a temporary residency permit. The Bosnian Prosecutor’s Office issued a warrant for Rustempasic’s arrest after he ignored a summons.

Rustempasic arrived in his home town of Bugojno in central Bosnia in early September during the Muslim Ramadan holidays. He had been summoned for questioning by the prosecution on 22 September, and border police had been ordered to arrest him if he attempted to leave the country.

A source from inside the Bosnian Prosecutor’s Office told ISN Security Watch on condition of anonymity that the warrant was issued after it was learned that it would later be difficult to request Rustempasic’s extradition to Bosnia for questioning: His wife has German citizenship and he has Austrian residency.

Rustempasic’s lawyer, Binasa Abaspahic, told ISN Security Watch that her client had not attempted to ‘escape,’ rather was simply hoping to return to Austria and his children, one of which is allegedly ill – an argument the Bosnian prosecution has rejected, saying the suspect’s children could seek medical care in Bosnia.

The anti-terror unit of the Bosnian Federation police began investigating Rustempasic, who has prior convictions for manslaughter and robbery, soon after the March 2008 arrest of a group of radical Muslims. The alleged group leader was Rijad Rustempasic, Muhamed Rustempasic’s brother.

All of those arrested in March, including Muhamed Rustempasic, are the members of the Wahhabi movement - a Saudi-based and financed order following a strict interpretation of Islam.

Rijad Rustempasic and the three members of his group - Muhamed Meco, Abdulah Handzic and Edis Velic - were arrested last year after Federal anti-terror police and the Bosnian State Intelligence Agency (OSA) discovered the group was plotting attacks on Catholic churches and international forces in Bosnia during the Christian Easter holidays.

Analyzing intercepted communiqués, police concluded that the group was specifically planning to target the Sarajevo central cathedral and the Franciscan monastery in central Bosnian city of Fojnica. Aside from Catholic institutions, police also have reason to believe that the group was planning to sabotage electricity supply stations and launch attacks against European Forces (EUFOR) Liaison and Observation Team (LOT) here.

In the house in Sarajevo rented by Rijad Rustempasic and his parents’ house in Bugojno, police last year seized anti-tank mines, laser sights, electronic equipment, topographic maps and bomb-making manuals. In Rijad Rustempasic's apartment, police seized a hand-made explosive device hidden in a book, set to explode when opened. Several days after the arrest, police raided two abandoned summer cottages in Barice, just outside Sarajevo, finding more explosives and munitions.

However, after three months spent in custody, the Prosecutor’s Office failed to win a terrorism indictment against them due to lack of evidence, and all members of the alleged group were released.

Link in the chain

Federal police and OSA continued the investigation, focusing particularly on the group's contacts in Germany and Austria, in an attempt to nail down the supply and financing chain. And that is where Muhamed Rustempasic fits in, according to ISN Security Watch’s source from the Prosecutor’s Office. 

The source said that investigators suspect that Muhamed Rustempasic supplied his brother Rijad with most of the military equipment confiscated in the Sarajevo and Bugojno raids. The Prosecutor’s Office has reliable information that Muhamed sent 10 laser sights in March 2008, through his contact Edis Strojil, who is also wanted by the authorities but whose whereabouts are currently unknown.

“Strojil got the laser sights in Germany and sent them to the Muhamed Rustempasic in Austria. Rustempasic repacked them in a duffle bag and gave it to Sead Medic, a driver for Centrotrans [Bosnian state-owned bus company], who in turn gave it to Rijad Rustempasic upon his arrival in Sarajevo,” the source said. He added that Rijad had moved the laser sights to his parents’ house in Bugojno, where they were found in the police raid.

Another source from the OSA told ISN Security Watch last year that in late 2007 and early 2008, Rijad Rustempasic had contacted acquaintances in Germany and Austria, requesting that they secure for him night vision optics and scopes, which he claimed were for a hunting expedition.

"But what got our attention was that person he spoke with said he could find those 'silent' ones. We realized that they were talking about gun silencers. The information we have is that some of the ordered military equipment came to Bosnia and Herzegovina from Austria. We don't know how much of it arrived at its destination [but we know] that it was shipped by buses in ordinary duffle bags," an OSA source told ISN Security Watch.

ISN Security Watch's Federation police source confirmed that during the raid on Rustempasic's house they confiscated a sniper shotgun equipped with night vision optics and other technology that made investigators doubt that it would be used for hunting. The OSA source said that Rustempasic ordered from Germany and Austria another 11 sniper shotguns, but it remains unclear whether those were ever delivered, and if they were, where the equipment is now.  

Following the trail

Some members of the Rijad Rustempasic’s group were already well known to the police for their radical activities. The group had been under surveillance for several months by the Federation Anti-Terror Unit and the State Prosecutor's Office.

Since the end of the war in Bosnia and Herzegovina in December 1995, Rustempasic's name has appeared in connection with several investigations related to terrorism and radical Islam.

During the Bosnian 1992-1995 war, Rustempasic was a member of the El-Mujahid unit, headquartered in central Bosnia. The unit was under the official jurisdiction of the Bosnian army during the war, though it operated autonomously and was comprised of foreign fighters from Islamic countries. It was during this time that Rustempasic developed his bomb-making skills, officials say.

Federal police suspect that Rustempasic was responsible for mining the tower of the Catholic church in the village of Humci, near Bugojno, in July 1996. No suspects were ever arrested in connection with the attack. Police also suspect that Rustempasic was behind numerous threats against Bosnian Croat returnees to Bugojno and other central Bosnian cities where there is a Bosniak majority.

According to the Prosecutor’s Office and the OSA, in 2001 Rustempasic spent time in Jordan and Saudi Arabia, but the reasons for his travel are not known. Also, the OSA registered that in 2000 he attempted to go to Chechnya as a volunteer, but failed.

In 2004, Rustempasic was arrested by NATO-led Stabilization Force (SFOR) troops in Bosnia for illegal possession of weapons and suspicion of terrorist-related activities. SFOR had found nearly five kilograms of explosives in his possession. For that crime, the court in Bugojno sentenced him to five months parole, during which time he relocated to Sarajevo.

Another member of the arrested group, Edis Velic, also has a criminal past. According to the police source, Velic spent some time fighting in Chechnya several years ago. 

This time around, the Prosecutor’s Office is hoping that following Muhamed Rustempasic’s arrest last week, it will be able to prove, once and for all, that he and his brother’s group are leaders of a well-organized terrorist cell plotting attacks on Bosnian territory, rather than the avid hunters their lawyer claims they are. 

More likely, however, are charges of illegal weapons possession, rather than terrorism. As usual, the evidence is lacking and there is likely to be yet more back and forth, and more arrests and releases.

Anes Alic is a senior writer for ISN Security Watch, based in Sarajevo. He is also the co-founder and executive director of ISA Consulting, based in Sarajevo and Tel Aviv. This article was originally published by ISN Security Watch. To view the original, please click here.

http://www.isaintel.com/site/index.php?option=com_content...

Eurasian Secret Services Daily Report: from 11/10/2009 to 14/10/2009

14.10.2009

Read More: http://www.axisglobe.com/article.asp?article=1925 

13.10.2009

Aleksandr Bortnikov

REVIEW TOPICS:
Russian FSB head says security services prevented suicide bomb attacks on Moscow
Director of Russian Federal Security Service alleges that secret services of Georgia are involved in transfer of terrorists to Chechen Republic
Kremlin cedes control of anti-terrorism operation in Chechen Republic to Kadyrov instead of Federal Security Service - analyst
Russian Federal Security Service detained ecological activists in area of preparations for Olympic Games
US shooting victim fears crime linked to Russian secret services - newspaper
Activity of Kazakhstan-based religious sect Farkhat-Ata stopped by KGB in Belarus
Conflict between Financial Police and National Security Committee of Kazakhstan breaks out in Almaty
Sheinkman’s case should be considered in accordance to legislation – Israel’s Foreign Minister 
 

Read more: http://www.axisglobe.com/article.asp?article=1924  

12.10.2009

Aleksandr Lebedev, former Soviet spy and British media tycoon

REVIEW TOPICS:
Former Soviet spy – British media tycoon - takes an unexpected step in a popular newspaper that he owns 
Moscow court authorized Federal Security Service to carry out new arrests in Altyn jewelry company case
Russia’s Federal Security Service to start to pay citizens for contribution in struggle against terrorism
Former Russian Federal Security Service local department head re-elected city mayor of Bratsk, Irkutsk area
Romanian politicians possessing intelligence information striving to use it for own purposes
Former Bulgarian State Agency for National Security head investigated over notorious Galeriya spying operation
Modernization plan of Bulgaria’s security services depends first and foremost on financial resources - official
Canadian chapter in famous Soviet spy's British career 
Czech security services want to isolate far-right radicals from funds

Read More: http://www.axisglobe.com/article.asp?article=1923

11.10.2009

John Stonehouse, former deputy minister and spy

REVIEW TOPICS:
British book: two MPs were spying for the Czechoslovak intelligence
Russian security forces arrested Dagestani suspects in Moscow
Russian securuty service detained director of Kazakh company
Ukrainian intelligence barred the Cossac leader from entering the country
Ukrainian intelligence renews its automobiles despite crisis   

Read more: http://www.axisglobe.com/article.asp?article=1922  


REVIEW TOPICS:
President of Ukraine dismissed deputy chairman of Security Service
Kharkov police officials had supplied city with drugs, Security Service of Ukraine concluded
Ukraine’s Security Service says decision ban to Don Cossacks leader from entering Ukraine was legitimate
Russian FSB head says organizers of assassination attempt on Ingush President killed
Security services of Bulgaria and United States exchanged views on cooperation against organized crime
Bulgaria’s former Prime Minister claims he never used DANS as political police
Albania’s secret service detained imam charged with inciting Jihad

Prisons, la honte de la République

Laibach / NSK: Predictions of Fire (1/8)

Made in Slovenia by American documentary filmmaker Michael Benson, this documentary offers a thought-provoking look at the history of the recently formed Republic of Slovenia and how it relates to the earlier formation of the controversial NSK (the New Slovenian Arts collective). The NSK came together in the '80s just before the fall of the Communist party, Yugoslavia broke into several war-torn nations. It was begun by Laibach, a popular industrial rock band and later joined by the Red Pilot theater group and by Irwin, a band of painters. As collective artists, they used their arts to look back into European history and show the destruction wrought when ideology overshadows humanity. Art plays a subtle but key role in ideological domination. With history as their basis, NSK predicted the eruption of hatred and war that would tear Yugoslavia apart in the '90s.

 

Terrorisme: la Géorgie aide Al-Qaïda à infiltrer des bandits en Tchétchénie (FSB)

 

MOSCOU, 13 octobre - RIA Novosti. Les services secrets géorgiens aident les émissaires d'Al-Qaïda à infiltrer des terroristes en Tchétchénie et au Daghestan, a annoncé mardi lors d'une réunion du Comité antiterroriste national son président Alexandre Bortnikov, directeur du Service fédéral de sécurité (FSB).

"Des comptes rendus audio découverts sur les bandits prouvent qu'ils ont établi conjointement avec les émissaires d'Al-Qaïda des contacts avec les représentants des services secrets géorgiens qui participent à l'entraînement et au transfert de terroristes en Tchétchénie", a indiqué le responsable.

"D'autre part, ces services entreprennent les tentatives d'acheminer au Daghestan des armes, des explosifs et des ressources financières en vue de commettre des actes de subversion sur les installations à hauts risques. Il s'agit en premier lieu des conduites de gaz et de pétrole", a ajouté le directeur du FSB.

http://fr.rian.ru/russia/20091013/123473324.html

Mafia russe: le centre de force consolidé par la mort du "Petit Japonais" (police)

 

MOSCOU, 12 octobre - RIA Novosti. La mort de Viatcheslav Ivankov, dit le "Petit Japonais", figure mythique de la mafia russe, pourrait consolider les positions du clan du "Grand-père Khassan", l'homme fort de la mafia russe, selon une source au sein de la police criminelle de Moscou.

Partisan fidèle du gang d'Aslan Oussoïan (Grand-père Khassan), M.Ivankov est décédé vendredi dernier dans un hôpital moscovite. Il a succombé à des blessures au ventre, suite à un attentat survenu le 28 juillet dernier. Le caïd avait été visé par des tirs lorsqu'il sortait d'un café à Moscou.

"Ivankov, fidèle au Grand-père Khassan, veillait au respect des traditions criminelles, et son élimination avait sans doute pour objectif de produire un choc au sein du milieu", a estimé lundi la source dans un entretien avec RIA Novosti.

"On n'a pas tué le Petit Japonais pour lui retirer des sphères d'influence, et il est, par conséquent, peu probable que sa mort provoque une redistribution des sphères d'influence dans le monde criminel. Le rapport des forces restera sans doute le même", a supposé l'interlocuteur de l'agence.

Accusé du meurtre de deux citoyens turcs à Moscou, Viatcheslav Ivankov a été jugé en Russie en 2005, mais reconnu non coupable et libéré. Ce procès a eu lieu après l'extradition de M.Ivankov des Etats-Unis, pays où il avait purgé neuf ans de prison pour extorsion de fonds.

Arrivé à New York en 1992 sous une fausse identité, il s'y était installé illégalement pour régner sur le quartier russe de Brooklyn, appelé Little Odessa. Les services secrets américains le soupçonnaient d'avoir voulu y fédérer toutes les branches de la mafia russe en Amérique.

http://fr.rian.ru/society/20091012/123468349.html

Mafia russe: le Grand-père Khassan a dirigé les obsèques du Petit Japonais

 

MOSCOU, 13 octobre - RIA Novosti. Aslan Oussoïan, mieux connu comme Grand-père Khassan, a dirigé mardi au cimetière Vagankovskoïe de Moscou les obsèques de Viatcheslav Ivankov, dit le "Petit Japonais", figure mythique de la mafia russe, a appris à RIA Novosti une source au sein de la police de la capitale.

"Le Grand-père Khassan se trouvait au cimetière Vagankovskoïe et dirigeait personnellement la cérémonie funèbre aux obsèques du Petit Japonais. Des policiers faisant partie du dispositif de sécurité l'ont vu", a indiqué l'interlocuteur de l'agence, rappelant que le Grand-père Khassan était considéré comme l'homme fort de la mafia russe.

Le parrain a été accompagné vers sa dernière demeure au milieu d'un impressionnant dispositif de sécurité en raison de craintes de règlements de comptes entre représentants du grand banditisme.

Viatcheslav Ivankov, appelé le "Petit japonais" en raison de ses yeux bridés et de sa passion pour le jujitsu, est décédé vendredi 9 octobre dans un hôpital de Moscou des suites de ses blessures, après avoir été la cible d'un attentat survenu le 28 juillet dernier. Le caïd avait été visé par des tirs lorsqu'il sortait d'un café moscovite.

Touché dans la région de l'estomac, il a subi une ablation d'une partie de l'intestin mais n'a pu être sauvé en dépit de plusieurs interventions chirurgicales.

Le mafieux a passé la moitié de sa vie derrière les barreaux pour des activités marquées par une extrême violence, notamment des vols à main armée et des extorsions de fonds.

Selon l'interlocuteur de l'agence, Ivankov, fidèle au Grand-père Khassan, veillait au respect des traditions criminelles, et son élimination avait sans doute pour objectif de produire une onde de choc au sein du milieu.

"On n'a pas tué le Petit Japonais pour lui retirer des sphères d'influence, et il est, par conséquent, peu probable que sa mort provoque une redistribution des domaines d'influence au sein de la pègre. Le rapport des forces restera sans doute le même", a-t-il supposé.

Accusé du meurtre de deux citoyens turcs à Moscou, Viatcheslav Ivankov avait été jugé en Russie en 2005, mais reconnu non coupable et libéré. Ce procès s'était déroulé après l'extradition de M.Ivankov des Etats-Unis, où il avait purgé neuf ans de prison pour extorsion de fonds.

Arrivé à New York en 1992 sous une fausse identité, il s'y était installé illégalement pour régner sur le quartier russe de Brooklyn, appelé Little Odessa. Les services secrets américains le soupçonnaient d'avoir voulu y fédérer toutes les branches de la mafia russe en Amérique.

http://fr.rian.ru/society/20091013/123486134.html

Hongrie: il y a vingt ans, un premier trou dans le rideau de fer

 

Par Dmitri Babitch, RIA Novosti

Il y a vingt ans, l'exode de la population des pays du bloc soviétique vers l'Occident a pris de grandes proportions. Les Juifs soviétiques se sont précipités en Israël, les marchands polonais faisant la navette ont inondé l'Europe occidentale, des personnes parlant le hongrois ont été embauchées dans les magasins des régions orientales de l'Autriche, car les acheteurs venant de l'Est y étaient nombreux.

Mais l'exode le plus dangereux pour la "communauté socialiste" a été celui des Allemands de RDA. Après le 10 septembre 1989, lorsque les autorités hongroises ont commencé à laisser passer en Autriche les Allemands de l'Est qui se sont retrouvés sur le territoire de la Hongrie, environ 50000 citoyens de la RDA ont profité de ce trou ouvert dans le rideau de fer.

Le gouvernement de l'Allemagne de l'Est s'est indigné et accusé la République Populaire de Hongrie (RPH) qui restait officiellement dans le giron des communistes, d'avoir trahi les "idéaux du socialisme" et de ne pas avoir respecté l'accord conclu en 1969 concernant  les voyages touristiques entre la RPH et la RDA  et dans lequel les deux pays s'étaient engagés à empêcher le départ de citoyens pour les pays tiers. Mais les autorités hongroises ont également mis le cap sur l'Ouest et avaient l'intention de rebaptiser peu après la RPH en République Hongroise. Le démantèlement des barbelés à la frontière avec l'Autriche a commencé dès mai 1989 et l'accord sur les voyages touristiques conclu avec la RDA a été temporairement suspendu à la fin de l'été.

Par conséquent, la Hongrie a été le deuxième pays du bloc soviétique, après la Pologne, à avoir opté de façon non ambiguë pour la voie de développement occidentale.

On peut entendre aujourd'hui aussi bien de la part de la vieille génération que des jeunes les propos suivants: si Gorbatchev avait alors frappé du pied, tout cela se serait arrêté instantanément! Mais il ne l'a pas fait. Et pour toute réponse à une requête prudente venant de ses camarades hongrois, face au  problème surgissant, Moscou a gardé le silence. A Budapest, ce silence a été interprété comme signe de consentement.

Mais des faits de la réalité hongroise montrent que, même si Gorbatchev avait frappé du pied exprimant ainsi son indignation, cela n'aurait fait que retarder de quelques mois l'écroulement du bloc soviétique.

En effet, en 1987, la dette de la Hongrie envers les créditeurs occidentaux a atteint 17,8 milliards de dollars et ce chiffre s'est élevé à 21 milliards vers 1990. Si l'on compare la côte du dollar à cette époque-là et celle en vigueur aujourd'hui, on voit que le tableau était apocalyptique. La RDA était sur le point de se trouver en défaut de paiement de ses dettes ... envers  son créancier hostile, l'Allemagne de l'Ouest (RFA) . La Pologne était déjà en défaut de paiement des dettes et cela malgré un puissant secours apporté par l'Union Soviétique grâce aux produits énergétiques bon marché, mais lequel  finalement n'a pas pu être un remède.

Dans les années 1980, la dette extérieure énorme des pays socialistes s'expliquait par la non-compétitivité des produits "socialistes" qui obligeait les gens à acheter à n'importe quel  prix des articles importés. Les roubles "transférables" utilisés dans les paiements entre les pays membres du Conseil d'Assistance économique (COMECON) permettaient d'acheter des chameaux en Mongolie, mais il était impossible de payer en ces mêmes  roubles les livraisons convoitées en provenance des pays occidentaux. En fin de compte, la pyramide de la dette ne cessait de s'élever .

Les dettes extérieures de l'Union Soviétique augmentaient aussi à cette époque-là. En général, les processus qui se sont produits dans les années 1989-1990 en URSS et chez ses alliées est-européens frappent par leur similitude. Les différences apparaîtront plus tard et elles ne seront pas en notre faveur. Pour l'instant, signalons certains traits semblables.

Premièrement : le changement de régime relativement calme. En Hongrie, le changement de pouvoir s'est produit même sans événement analogue  à notre putsch de 1991 qui n'a presque pas provoqué d'effusion de sang, sans insurrections, sans heurts et sans diffamation. Un rôle immense y a été joué par la politique libérale appliquée de longues années durant par le Parti socialiste ouvrier hongrois (PSOH), analogue du PCUS soviétique.

Deuxièmement : l'apparition rapide et la popularité extraordinaire de toutes sortes de "fronts populaires" et d'associations sociales informelles entrant facilement en concurrence avec le parti communiste lors des premières élections libres. L'activité des partis non communistes a été autorisée en Hongrie déjà au début de 1989, mais personne ne s'attendait à ce que les jeunes formations remportent la victoire si vite  aux élections d'avril 1990 sur le Parti socialiste hongrois (héritière du PSOH) qui n'a recueilli que 9% des voix.

Troisièmement : le retour rapide des anciens "spécialistes" des partis aux positions de commandement dans l'économie et à l'administration de l'Etat. Les maîtres d'école et les ingénieurs invités au parlement par le Forum démocratique hongrois (FDH) qui a remporté les élections de 1990 se sont avérés incapables de diriger les structures de l'Etat. Déjà lors des élections de 1994, le Parti socialiste dirigé par les anciens "apparatchiks" a obtenu la majorité absolue au parlement. Mais les postcommunistes hongrois n'ont pas profité du pouvoir retrouvé pour faire taire leurs opposants politiques.

Ce dernier point constitue probablement la principale différence des résultats des réformes russes et est-européennes. Agissant selon le principe "le vainqueur reçoit tout", l'élite russe n'a pu mettre au point un mécanisme de succession des équipes au pouvoir. Il n'en reste pas moins que la succession des partis au pouvoir aide la Hongrie à atténuer les conflits qui secouent le pays. Ces conflits sont nombreux. Les radicaux de droite et de gauche ont renforcé leurs positons ces dernières années, le monde entier a vu des images des émeutes des jeunes en 2006 à Budapest. L'ancienne dissidente Agnes Heller qui a quitté la Hongrie en 1977 et qui enseigne actuellement dans son pays reconnaît : "Lorsque nous prononçons le mot "capitalisme", les jeunes l'assimilent  a  la privatisation, la perte de travail et le capital étranger".

Comme on le voit, tout cela nous est familier. Mais il y a aussi des différences. Pendant les émeutes des jeunes,  le premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany qui a créé un système à deux partis en Hongrie avec Viktor Orban, le leader du parti Fides, concurrent du parti socialiste, a employé la force contre les hooligans qui saccageaient les magasins et les voitures. Mais le recours à la force contre les manifestations pacifiques de l'opposition, même la plus radicale, aurait été pour lui un suicide politique.

On ne  comprend pas encore très bien cela en Russie, sinon, on n'aurait pas reproché à Gorbatchev l'"abandon" de l'Europe de l'Est. N'importe quelle tentative de Gorbatchev d'arrêter l'"exode" des alliés en Occident n'aurait fait qu'ajourner ce processus, sans l'arrêter.

D'ailleurs, si cet ajournement avait traîné en longueur ou fait des victimes, même insignifiantes, les conséquences en auraient été bien pires pour les rapports de l'Union Soviétique, ensuite, de la Russie avec l'Europe de l'Est. Par conséquent, en ce qui concerne notre pays, il peut commémorer  le 20e anniversaire de sa "sage inaction".

Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.

http://fr.rian.ru/analysis/20090923/123223312.html

13.10.2009

Ukrainian president’s poisoning was falsified?

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The evidence of the 2004 poisoning of the Ukrainian President was falsified by high-ranking officials and Viktor Yushchenko’s family members, a representative of Ukraine’s Prosecutor General’s Office has said.

Larisa Cherednichenko, the head of the department for supervision of investigations into criminal cases of the Ukrainian Prosecutor General’s Office, was working for the parliamentary commission looking into the circumstances surrounding the alleged poisoning.

The findings add yet another twist to the mysterious story that’s been puzzling many for five years.

Read moreUkraine’s newspaper “Segodnya” (“Today”) wrote that in her report to the Prosecutor General Cherednichenko accused some officials from the presidential secretariat, led by the Ukrainian leader’s wife Kateryna, of being involved in the case. She said they tried to conceal the “artificiality” of the poisoning.

It all began during the presidential campaign of 2004 when Viktor Yushchenko suffered a serious decline in his heath. He was taken to a private clinic in Austria where doctors found dioxin – a poisonous chemical – in his body. A criminal investigation into the case was then launched.


By the time Yushchenko left hospital, his looks had changed dramatically. Pockmarks had appeared on his face and the upper part of his body. Yushchenko insisted he was poisoned during a dinner with top officers from the Ukrainian security services near the capital Kiev on September 5, 2004. The Deputy Head of the Ukrainian Secret Services, whose residence was the venue for the meeting, fled the country soon afterwards. Nevertheless, he denied all allegations of poisoning the presidential candidate.

The presidential candidate’s associates at the time accused Moscow of the attempt on his life. An investigation into the matter was started immediately, and quickly became one of Ukraine’s biggest cases.

During the five years of the Yushchenko poisoning investigation, dozens of high-profile witnesses have been questioned at the Ukraine Prosecutor General’s office, their list including the country’s top businessmen and even international footballer Andrey Shevchenko.

Kiev’s official line has been that Yushchenko was deliberately poisoned.

“Americans poisoned Yushchenko’s blood”

Cherednichenko, citing the evidence of MP David Zhvania, who was at the dinner, said in her report:

“The victim had blood samples taken by an Austrian doctor in September-October 2004. However, the samples were not studied in Ukraine or any other European country.”

“The samples were secretly taken to the US, where they we